Conférences chez les Karavaniers

26 août, 2015 par Karavaniers
Publié dans Conférences

Voyager en images est dangereux. Bien souvent, nous avons l’idée de partir dans tel ou tel pays mais, malgré toute l’information que l’on peut lire sur le sujet, les incertitudes demeurent. Est-ce que ce voyage correspondra à mes attentes ? Est-ce qu’il est peu ou trop difficile pour moi ? À quoi ressemble l’itinéraire ?

Alors, si l’idée d’une destination vous chicotte ou simplement le goût de vous évader se fait sentir, venez profiter de nos nombreuses conférences. Venez donc rêver avec nous:

Si un de nos voyages vous intéresse, n’hésitez pas à nous contacter à expeditions@karavaniers.com.

À MONTRÉAL :
À noter que les soirs de conférences, les spécialistes des destinations concernées seront disponibles de 18h00 à 19h00 pour les questions générales avant la conférence.

Prochaines conférences à venir cet automne. Entre-temps, contactez-nous pour un rendez-vous personnalisé!

Les conférences de Montréal auront lieu à notre bureau:
4035 St-Ambroise, bureau 220N
Montréal, QC H4C 2E1

Les conférences sont gratuites mais un don pour la Fondation Babu Chiri est grandement apprécié! Depuis 15 ans maintenant nous aidons la Fondation Babu Chiri…discrètement. Nous avons financé en grande partie la construction d’une école en pays sherpa et depuis nous payons les salaires des 2 enseignants.

10$, (soit la contribution que nous vous suggérons) permet de payer 2 jours de salaire et l’hébergement pour un enseignant. Merci de nous aider.

Prière de réserver vos places en téléphonant au 514-281-0799 ou au 1-877-477-0799 ou par courriel à expeditions@karavaniers.com.

Conférence Rajasthan, histoire, culture et balades

11 août, 2015 par Christine Harvey
Publié dans Conférences

Présentation mardi le 25 août à 18h30 par Maria Couturier représentante de l’équipe locale à Montréal assisté par Christine Harvey.

Rajasthan

Situé dans le nord-ouest de l’Inde, le Rajasthan est l’une des régions les plus touristiques du pays. Dans la région, les différences ethniques, religieuses, linguistiques et culturelles sont à leur comble et pourtant cohabitent. Terre des mille temples, le Rajasthan est constitué de petits royaumes établis par les seigneurs Rajput, où le temps semble s’être arrêté. Paysages, vêtements traditionnels : l’Etat du Rajasthan est renommé pour la richesse et la variété de ses couleurs. Il faut traverser Jodhpur la bleue, la cité rose de Jaipur et son « palais des vents », Jaisalmer et ses teintes ocres, Udaipur et ses palais blancs pour s’imprégner de l’atmosphère si particulière du Rajasthan et découvrir le très riche passé historique et culturel de la région.

Découvrez ce voyage : Rajasthan, histoire, culture et balades

Date du voyage : 23/10 au 13/11/2015

Basse Californie : kayak en eau chaude

6 août, 2015 par Mariana Ledesma
Publié dans Actualités

Découvrez notre nos voyages kayak au Mexique :

Baja California – 12 jours

Basse Californie : Les îles de Loreto – 10 jours.

Tu t’inscrits avant le 20 août 2015 (dépôt laissé) pour un de ces beaux voyages ?

Tu gagnes une heure de cours d’espagnol gratuite en septembre! De quoi profiter à fond de son futur voyage!! Prochain départ en octobre, une bonne dose de soleil avant d’entamer l’hiver!

Karavaniers se met à la politique !

6 août, 2015 par Richard Rémy
Publié dans Culture et confiture

Est-ce le rôle d’une agence de voyage de s’impliquer en politique? Une agence normale peut-être que non, mais Karavaniers n’est pas une agence normale. En fait Karavaniers s’implique dans plusieurs causes environnementales et sociales depuis toujours. Mais depuis 10 ans maintenant, j’ai honte de voyager avec un passeport canadien. Alors oui, pour nous la beauté du monde et la justice sociale sont des valeurs supérieures à l’argent et le pouvoir. Nous n’avons pas le choix de prendre position contre le gouvernement Harper.

Richard Rémy, président

Commençons par cet article publié le 03 août 2015 dans Huffington Post écrit par Pascal Henrard

Cher premier ministre,

Je n’ai pas besoin de 78 jours pour savoir pour qui voter. Je n’ai pas besoin de deux mois et demi pour savoir que, depuis 9 ans, vous êtes au pouvoir et que le pays n’a jamais été aussi mal en point. Je n’ai pas besoin que vous dépensiez les millions (au fait, d’où viennent-ils?) qui dorment dans vos caisses pour me faire croire que vous me voulez du bien.

Vous déclenchez des élections en plein cœur de l’été pour mieux endormir l’électeur, avilir vos adversaires et mettre le pays à votre botte. Vous riez de nous?

Depuis que vous avez pris la tête du Canada, vous n’avez cessé de détruire ce qui faisait de ce beau grand pays l’admiration du monde. Nous n’avons pas besoin de 78 jours pour nous souvenir que, depuis que vous dirigez le pays sans concession, les journalistes ne peuvent plus vous parler, les citoyens ont de moins en moins de liberté, l’environnement n’est plus qu’un détail, la culture est devenue un sous-produit et la population vit dans l’ignorance et la peur.

Vous façonnez l’Histoire pour qu’elle s’accorde avec votre vision du monde, n’hésitant pas à la tordre et la déformer quand ça vous arrange. Vous muselez les scientifiques pour qu’ils ne puissent plus contredire vos croyances. Vous supprimez le registre des armes à feu contre l’avis des experts et des pacifistes. Vous multipliez les déficits. Vous faites reculer la cause des femmes. Vous ne vous souciez pas des jeunes. Vous vous acharnez à empêcher les travailleurs de s’exprimer. Vous tournez le dos au reste du monde. Vous nous faites honte sur la scène internationale. Vous ressemblez à ces énergies polluantes que vous encouragez: vous êtes un fossile gluant qui nous collera encore longtemps à la peau.

Et vous pensez qu’en 78 jours, je vais changer d’avis?

Vous prenez les Canadiens pour des cons? Vous leur envoyez un chèque la veille de déclencher les élections, sans leur dire qu’ils finiront un jour ou l’autre par le rembourser à travers les impôts.

Vous leur imposez la plus longue et la plus chère campagne électorale de l’histoire, en espérant que vos adversaires vont se planter et en souhaitant secrètement qu’ils fassent faillite. (Une fois encore, je me demande d’où viennent tous ces millions qui traînent dans les caisses de votre parti). Vous démontez Radio-Canada pièce par pièce pour mieux fermer le diffuseur public qui est (était?) un fleuron de la créativité, de l’information et de la culture.

Je n’ai pas besoin de 78 jours pour savoir que votre philosophie conservatrice n’est pas la mienne, que votre vision d’un monde ultra-ordonné et hyper surveillé ne ressemble pas à celui que je souhaite pour mes enfants, et que votre Canada fermé sur lui-même n’est pas celui, ouvert et créatif, dont je rêve.

Donnez-moi tout de suite un bulletin de vote. Je sais pour qui je vais voter.

Et je vais profiter des 78 jours qui restent pour aller me promener à la campagne, loin de votre face et de vos discours creux.

Un trek à roulettes

5 août, 2015 par Julie Betelu
Publié dans Blog des guides

Col Raul, Lobo, Manu y Dennis

J’étais jusqu’à il y a quelques jours au Pérou, toujours dans la région de Cusco. J’ai eu la chance, l’honneur, le privilège de guider un groupe un peu spécial : sur 12 participants qui se connaissaient tous, 4 sont atteints de l’ataxie de Freidreich et 3 de ceux-ci sont en fauteuil roulant. On peut dire que cette maladie est vraiment moche (mais en existe-t-il vraiment des jolies?). Le principe est simple: maladie neurodégénérative génétique récessive, elle se déclare en début d’adolescence par la perte de la coordination, puisque les nerfs sont les premiers à se dégrader. Et, réfléchissez-bien, chaque mouvement, pas et repas, est un ensemble de contractions musculaires qu’il faut coordonner. Ça se traduit donc par la perte de l’équilibre, des difficultés motrices, des problèmes d’élocution, de déglutition, parfois de surdité ou de vue, c’est selon… Avant la majorité, le jeune circule en fauteuil roulant, et la perte d’autonomie continue en se dégradant. (Plus d’infos : lacaf.org)

Et puis, il y a environ 1 an et demi, j’ai rencontré au travail Samuel, 22 ans, atteint de cette ataxie, qui rêvait de faire un trek au Machu Picchu. Il en rêvait tellement fort, que quand on en a parlé, ses yeux ont brillé incroyablement, et que je me suis dit que ce serait vraiment chouette d’arriver à réaliser ce projet. Un trek à roulettes!

Samuel, sa mère et ses futurs compagnons de voyage ont cherché leurs destriers, des fauteuils spécialement adaptés à la montagne. Un français appelé Joël en développe depuis un moment déjà, un exemplaire se trouvait au Québec, tandis que 2 modèles proches venaient de Vancouver. Un siège juché sur une roue unique, tiré et poussé par des bras avant et arrière, donc un minimum de 2 personnes pour mouvoir la joëlette. Un frein -très pratique pour les descentes- complète l’attirail.

joelette montagne

Vico, mon bras droit à Cusco, le chef de notre équipe sur place, s’occupait de coordonner les équipes locales : les arrieros, qui habituellement s’occupent de charger/décharger/conduire les mules, monter le campement etc., les cuisiniers et assistants qui font des miracles sur un tabouret et 2 réchauds, et pour ce groupe exceptionnellement 1 coordinateur général qui a beaucoup coordonné ses bras et ses jambes à la montée comme à la descente (précieux muscles qui ont beaucoup travaillé), 1 cameraman qui a lui aussi fait sa grosse part d’efforts, 1 assistante guide.

À nous deux, on avait essayé de penser à tout, avec l’aide précieuse de ceux qui connaissent le mieux leur mode de fonctionnement, les voyageurs. Parce que même si je me doutais bien qu’il fallait un siège pour s’asseoir pour nos toilettes de camping ou une chaise en plastique pour les douches à l’hôtel (et pas de baignoire svp pour pouvoir faire entrer les-dites chaises en plastique), même si nous avions choisi l’hôtel en fonction de l’ascenseur, de la largeur des portes des salles de bain dans les chambres, du type de trottoir pour rejoindre le centre-ville, même si nous avions un paquet de 250 pailles pour les thés du matins et soupes du soir, je n’aurais pas pu prévoir que sur des pavés, les pieds sautent des cale-pieds des fauteuils roulants et que des sangles ou scratchs sont nécessaires pour les tenir. Rien ne remplace l’expérience. Et puis, il ne faudrait pas oublier que l’accessibilité au Pérou n’est pas chose commune, et même pour un hôtel adapté, on retrouve toujours deux ou trois marches taquines par ici, un passage trop étroit par là. C’était ça aussi le défi de ce voyage : notre adaptabilité à nous, les participants, les accompagnants, les encadrants et les « travaillants ».

Bien sûr, le paysage était magnifique. Nous avons été gâtés par la météo, soleil omniprésent, quelques nuages pour de jolis contrastes sur les photos, les étoiles dans la fraîcheur du soir… forte fraîcheur! Les montagnes protectrices, les quelques lagunes qui ponctuent le parcours, les sommets enneigés qui nous surveillaient, les villages que l’on traversait. Et pas un touriste, à part la matinée aux bains thermaux de Lares, mais nous étions trop occupés à nous baigner sans noyer personne pour y prêter attention… les montagnes juste pour nous et pour ses habitants, les lamas et alpagas toujours snobs et cotonneux, des moutons bêlants, les chiens qui attendent les miettes, les enfants curieux, les villageoises qui viennent proposer leur artisanat. Le Machu Picchu qui se cachait derrière la brume matinale à notre arrivée, puis les nuages qui se sont dissipés petit à petit, alors que les premiers rayons de soleil dépassaient de derrières les montagnes – jamais je n’avais vu le Machu Picchu aussi magique, à croire que les dieux et Apus nous faisaient un clin d’œil bienveillant.

Sam à cheval

Mais la vraie beauté de ce voyage a été humaine. Je parlais de l’adaptabilité de chacun. Il faut ajouter la solidarité. Tous pour un, un pour tous. De Chantal, Stéphanie et Bianca, qui sont devenues les mamans de tous les jeunes, à Dennis le cameraman, qui lâchait son appareil pour courir aider les arrieros dans un passage délicat. D’Alain qui a une si belle relation avec son fils Antoine, à Raul cuisinier émérite qui a poussé fort fort fort, soulevé quand il le fallait, pour que le même Antoine passe ce col, puis le suivant. De Jean-Pierre et Jean-François, qui étaient les muscles, les porteurs québécois de la vie quotidienne, à tous les arrieros qui ne pesaient pas la moitié de nos costauds mais qui ont tracté, poussé, tracté, glissé, porté, couru même, tracté toujours, poussé encore dans les montées, stabilisé dans les descentes puis dressé les tentes, aidé à la cuisine, mis le couvert, lavé la vaisselle, vidé les toilettes, empaqueté tout ce qui avait été dépaqueté la veille, chargé les mules, et recommencer à pousser, tirer, porter, forcer…

Raul, Antoine et...

Laissez-moi vous parler aussi de la connivence de Marie-Ève et Emmanuelle, avec leur grande patience à toutes les deux et leur abnégation, de l’une pour aider l’autre, de l’autre pour faciliter la tâche à la première et à toute l’équipe. Des coordinateurs qui ont fait leur part d’efforts physiques et ont été aux petits soins avec tout le monde, comme le fort Eugenio, dit Le beau Lobo, qui a même porté sur son dos lors des marches du Machu Picchu (les Incas maîtrisaient l’art des escaliers mais pas des rampes pour chaise roulante) ou Mariela, qui m’arrive sous le menton mais a mis toute son énergie et son cœur pour ce groupe.. De la force tranquille de Cassandra, la petite du groupe, 12 ans et le pas léger malgré l’altitude, et toujours un regard pour son frère. Des dents serrées d’Antoine, Samuel, Raphaël et Emmanuelle, accrochés dans leurs joëlettes, qui parfois se balançaient au-dessus du vide, les arrieros pédalant dans les éboulis de petites roches, peinant à rétablir l’équilibre, du courage de ces jeunes qui remettaient littéralement leur vie dans les mains des Péruviens. De la compréhension de Raphaël et Samuel, qui ont alterné entre la mule, la joëlette et la marche pour Raph, selon la nature du terrain, la fatigue de la mule, pour que tout se passe au mieux. De la respectabilité et de l’honneur de Vico, qui a été la clef du succès de ce défi, car si son équipe lui est si dévouée (et donc si généreuse avec nous), c’est parce qu’il les respecte grandement, qu’il leur offre des conditions de travail humaines, qu’il a de la bienveillance. Vico, c’est le type qui pourrait se mettre à la politique parce qu’il veut faire évoluer les choses, parce qu’il croit aux droits des humains, mais qui en ressort à peine un orteil trempé dedans, épouvanté par la corruption qui y règne, déçu de voir que les mesures sont prises en fonction de ce qu’elles rapporteraient à ceux qui les prennent et non pour la population. Vico, c’est celui qui se met à pleurer en premier (ou presque) quand on fait les présentations et que la maman de Samuel explique ce que ce projet représente pour elle. Vico, c’est aussi des « on arrive dans 15 minutes » et 1h30 plus tard, on arrive toujours dans 15 minutes, on est péruvien ou on ne l’est pas, mais qui aura prévu les futurs départs en trek de 5 autres groupes pendant qu’on sera dans les montagnes, perdu 5 kilos à transpirer pendant cette randonnée, aura rendu possible ce projet fou, alors 15 minutes de plus ou de moins…

urubamba

Voilà, on était deux belles équipes, les Québécois et les Péruviens, Vico, Mariella et moi le lien entre les deux, et ce qu’on a réussi à faire, c’est une seule équipe dans laquelle tout le monde travaille fort, main dans la main, pour qu’ensemble, on fasse de ce rêve, de ce projet fou, une réalité très humaine, un exemple pour ceux qui n’osent pas. Rien que la visite du Machu Picchu le prouve : un visiteur péruvien s’est approché de nous et nous a demandé la permission de nous photographier, pour prouver à sa fille à mobilité réduite, qu’elle peut y aller. Voilà ce qu’on peut en retenir, une citation rappelée par Vico, un peu clichée mais tellement adaptée : « vis tes rêves au lieu de rêver ta vie ».

Manu, Lobo et...

On peut aussi dire deux mots de la journée type. Habituellement, pour un départ à 8h le matin, on réveille les groupes vers 6h30, au lever du soleil. Nous prévoyions de secouer les tentes à 5h30 pour respecter le même horaire. Et certains réglaient leur alarme encore plus tôt car ils devaient réveiller, sortir du sac de couchage, habiller leur compagnon de tente ou celui de la tente voisine, faire la même chose pour eux, sortir et installer sur sa chaise roulante le compagnon, aller aux toilettes, l’y installer, le relever, le rhabiller, le couvrir et le faire patienter au milieu du campement ou sous la tente-repas. Puis aller soi-même au petit coin, rouler les tapis de sol, ranger les sacs de couchage, replier les affaires, préparer les sacs pour la journée et ceux qui seront transportés sur les mules, pour deux, aller laver les 4 mains, s’installer à table, couper la nourriture, aider à manger, déjeuner, gérer les débordements, envols de tasse malencontreux et autres étouffages, accompagner de nouveau aux toilettes, remplir les gourdes, finir les sacs, laver les dents des deux, tartiner l’autre de crème solaire, transposer le jeune de son fauteuil à 4 roues à la joëlette à 1 roue, se préparer tout en étant disponible au cas où. Ils ont abattu un travail formidable et nos jeunes ont été aidants, patients, arrangeants. Puis les héros péruviens prenaient le relais tandis que la troupe se mettait en marche. Et au final ce sont les joëlettes qui nous attendaient et non l’inverse!

Ce chemin comportait deux cols en 5 jours, le premier à 4600m, le deuxième à presque 4400m. Après une particulièrement grosse journée, nous avons accordé un repos des troupes le 3ème jour : 1h30 de marche pour descendre aux bains thermaux, l’eau chaude, la douche, la chaleur du soleil, puis la remontée en embarquant dans la benne d’un camion les gens, les fauteuils, les joëlettes, les tabourets, les œufs et des chansons, pour rejoindre le village de Huacahuasi, où nous attendaient les mules qui avaient pris un peu d’avance (pas de baignade pour les mules) et où flambait déjà un grand feu qui chauffait les pierres pour la Pachamanca, le repas traditionnel : un ou deux (ou trois ici!) moutons qui cuisent sous la terre, dans des pierres brûlantes et des braises. Et toujours, après souper, les étoiles et la voie lactée. Au cœur de celle-ci, une traînée noire qui, parait-il, cartographie la cordillère et les sites incas. Il faudra un jour que je vous parle de la théorie des distances entre les cités incas… mais c’est une autre histoire.

En images : ici.

Vente de matériel au profit du Népal

8 juin, 2015 par Karavaniers
Publié dans Conférences

Lundi 22 juin en fin de journée au bureau de Karavaniers à Montréal.

Soirée vente de matériel neuf, de Mountain Hardwear, au profit du Népal : tous les dons seront reversés à notre équipe locale du Népal, pour les aider à reconstruire leurs maisons etc.
Partagez l’information et venez nombreux!

Rendez-vous dès 18h00.

Des rabais imbattables sur une centaine d’articles différents et toutes les ventes seront reversées sous forme de dons au Népal.

Pour les personnes qui ont déjà participé à un voyage avec Karavaniers, possibilité d’arriver une heure plus tôt pour profiter des rabais en priorité. Contactez-nous!

 

Étoile filante 2015 – Bhoutan

1 juin, 2015 par Christine Plaisant
Publié dans Conférences

Soirée Bhoutan chez Karavaniers vendredi 5 juin.

Ne manquez pas notre prochaine étoile filante au Bhoutan en octobre.
Départ confirmé et places limitées.

Soirée d’information avec la guide Delphine le vendredi 5 juin à 20h chez Karavaniers : contactez-nous si vous souhaitez y assister 514 395 4391 #104.

Détail du voyage.

Lémuriens de Madagascar

28 mai, 2015 par Mariana Ledesma
Publié dans Culture et confiture

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Au bureau chez les Karavaniers, Mariana revient tout juste de Madagascar et nous parle de sa passion pour les lémuriens :

Je viens de retourner d’un voyage magique ou les animaux endémiques sont les vedettes du pays.

Je rêvais depuis longtemps de voir les lémuriens. Avant de partir en voyage, j’ai appris qu’il y a plusieurs spécimens et qu’une des hypothèses de pourquoi ils sont à Madagascar est que quand l’île s’est détaché de l’Afrique (Godwana à l’époque) et quelques-uns furent transportés par la branche d’un arbre. Ils se sont adaptés à leur nouvelle maison. Ils sont évolués et se sont diversifiés tant dans leur comportement que dans leur morphologie.

Ils comprennent les plus petits primates au monde et comprenaient autrefois certains des plus grands.

Depuis les années 1980, il y a eu une forte augmentation du nombre d’espèces et de sous-espèces de lémuriens reconnues, à la fois par la découverte de nouvelles espèces et l’élévation de sous-espèces existantes au niveau d’espèces à part entière.

En 2011, on compte près d’une centaine d’espèces ou sous-espèces de lémuriens qui sont divisées en cinq familles et quinze genres.

Voici les cinq familles :

  • Cheirogaleidae- souris/nain lermur
  • Daubentoniidae- Aye-aye
  • Indridae- Sifakas (laineux lemurs)
  • Lemuridae – vrai lemurs
  • Megaladapidae- lepilemurs

Nous pourrions les sous-classifier non-scientifiquement par nocturnes et diurnes, les premiers sont notablement plus petites et plus difficiles à voir. Les familles cheirogaleidae, daubentoniidae et megaladalidae ont des activités nocturnes.

Les lémuriens sont des animaux vocaux. Ils font des sons qui vont des grognements et murmures des lémuriens bruns et sifaka, aux gazouillis de lémuriens souris au cri pleurant sinistre de l’Indri, qui a été comparé à un croisement entre une sirène de police et de la chanson d’une baleine à bosse.

Un de mes préférés est le lémur Sifaka. Chez eux dans les arbres, sifakas sont de puissants cavaliers, mais sur le terrain, ils sont quelque peu maladroits en raison de leurs pattes écartés. Comme les arbres dans leur habitat sont souvent dispersés, les sifakas traversent  le terrain ouvert par sauts sur leurs pattes arrière avec bras en l’air. Ils sont souvent appelés « lémuriens de danse.  » Le régime alimentaire des sifakas est composé de feuilles, de fleurs, d’écorces, de graines et de fruits. La gestation dure entre 130 et 140 jours, les naissances se produisant généralement entre juin et septembre. Le nouveau-né, qui pèse environ 40 grammes, s’accroche d’abord au ventre de sa mère où il demeure les trois premiers mois de sa vie. Il est ensuite transféré sur son dos pendant trois autres mois, avant d’accéder à l’autonomie.

Le maki (lémur catta) est sans doute une des plus populaires. Ils vivent dans les arbres et s’organisent en sociétés matriarcales d’une vingtaine d’individus. Ils se déplacent en bande et peuvent faire des sauts de plus de 10 mètres. Ils sont frugivores et vivent environ 20 ans. La femelle porte un à deux petits et la gestation dure entre 120 et 136 jours.

Aujourd’hui tous les lémuriens sont menacés par la déforestation. Depuis l’arrivée des humains, il y a 2 000 ans environ, ils ont vu leur territoire progressivement se limité à 10 % de l’île, soit environ 60 000 km2, et beaucoup sont menacés d’extinction.

 

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Conférence Cambodge et Vietnam

14 mai, 2015 par Christine Harvey
Publié dans Conférences

D’Ankor Wat aux villages du nord Vietnam :

Présentation jeudi le 28 Mai à 18h00 par Christine Harvey et Dominic Boutin.

Ce voyage vous permettra de découvrir deux pays de l’ex-Indochine française : Le Cambodge et le Vietnam. Ces deux pays voisins sont à la fois proches et différents culturellement. D’un côté, les Khmers rattachés à l’Indouisme et au Bouddhisme Theravada, et de l’autre côté, les Kinhs (ethnies majoritaires du Viêtnam) rattachés au Confucianisme et au Bouddhisme Mahayana. En revanche, tous deux ont en commun des langues appartenant à la même famille Môn-Khmer.
Durant ce périple, vous vous rendrez sur des sites sublimes classés au « Patrimoine Mondial de L’Unesco » (les temples d’Angkor, la vieille ville de Hoi An, la Citadelle Impériale de Hué, le temple de la littérature à Hanoi, la croisière sur la Baie d’Halong). Vous irez aussi à la rencontre des minorités des H’Mongs et des Tay, en traversant les rizières en terrasse dans les montagnes du Nord Vietnam (3 jours de trek autour de Sapa et 2 nuits chez l’habitant),  vous expérimenterez le contraste entre la campagne du Delta du Mékong (avec ses balades en barque à travers les vergers, les arroyos et la forêt inondée) et l’effervescence de Saigon, aujourd’hui capitale économique du Vietnam. Et surtout n’oubliez pas la gastronomie de ces deux pays qui enchantera vos papilles !

Situation au Népal : appel aux dons

1 mai, 2015 par Karavaniers
Publié dans Actualités

Depuis 20 ans, Karavaniers parcourt le Népal, ses montagnes, ses sourires.

Aujourd’hui, c’est à nous de donner.

Après le séisme du 25 avril 2015 qui a dévasté plusieurs régions du Népal, Karavaniers lance un appel aux dons.
Nous avons au fil du temps tissé de précieux et nombreux liens avec ce pays et sommes particulièrement touchés par cette catastrophe. Les népalais ont besoin de toute l’aide possible.
Soyons clairs : si Karavaniers existe c’est en grande partie grâce au Népal. C’est une partie de notre salaire bien sûr mais c’est surtout une grande partie de nos sourires.

Concrètement !
Nous pensons que l’argent sera plus utile que du matériel ou de la main d’œuvre. Nous avons choisi 2 chemins pour les aider : la Croix Rouge et un fond direct (donc pas de reçu de charité… désolé) qui nous servira, quand ce sera le temps, à aider concrètement dans la région de Taksindu, chez nos amis sherpas avec qui nous travaillons depuis 20 ans.

Et maintenant, recommençons à rêver à ces gens et leurs montagnes.
Et surtout dans quelques mois, retournons-y.
Vraiment toute l’équipe de Karavaniers , Babu, Tendee, Manila, Pasang, Dawa et tous les népalais vous remercient.

 

Faites un don maintenant