Lémuriens de Madagascar

28 mai, 2015 par
Publié dans Culture et confiture

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Au bureau chez les Karavaniers, Mariana revient tout juste de Madagascar et nous parle de sa passion pour les lémuriens :

 

Je viens de retourner d’un voyage magique ou les animaux endémiques sont les vedettes du pays.

Je rêvais depuis longtemps de voir les lémuriens. Avant de partir en voyage, j’ai appris qu’il y a plusieurs spécimens et qu’une des hypothèses de pourquoi ils sont à Madagascar est que quand l’île s’est détaché de l’Afrique (Godwana à l’époque) et quelques-uns furent transportés par la branche d’un arbre. Ils se sont adaptés à leur nouvelle maison. Ils sont évolués et se sont diversifiés tant dans leur comportement que dans leur morphologie.

Ils comprennent les plus petits primates au monde et comprenaient autrefois certains des plus grands.

Depuis les années 1980, il y a eu une forte augmentation du nombre d’espèces et de sous-espèces de lémuriens reconnues, à la fois par la découverte de nouvelles espèces et l’élévation de sous-espèces existantes au niveau d’espèces à part entière.

En 2011, on compte près d’une centaine d’espèces ou sous-espèces de lémuriens qui sont divisées en cinq familles et quinze genres.

Voici les cinq familles :

  • Cheirogaleidae- souris/nain lermur
  • Daubentoniidae- Aye-aye
  • Indridae- Sifakas (laineux lemurs)
  • Lemuridae – vrai lemurs
  • Megaladapidae- lepilemurs

Nous pourrions les sous-classifier non-scientifiquement par nocturnes et diurnes, les premiers sont notablement plus petites et plus difficiles à voir. Les familles cheirogaleidae, daubentoniidae et megaladalidae ont des activités nocturnes.

Les lémuriens sont des animaux vocaux. Ils font des sons qui vont des grognements et murmures des lémuriens bruns et sifaka, aux gazouillis de lémuriens souris au cri pleurant sinistre de l’Indri, qui a été comparé à un croisement entre une sirène de police et de la chanson d’une baleine à bosse.

Un de mes préférés est le lémur Sifaka. Chez eux dans les arbres, sifakas sont de puissants cavaliers, mais sur le terrain, ils sont quelque peu maladroits en raison de leurs pattes écartés. Comme les arbres dans leur habitat sont souvent dispersés, les sifakas traversent  le terrain ouvert par sauts sur leurs pattes arrière avec bras en l’air. Ils sont souvent appelés « lémuriens de danse.  » Le régime alimentaire des sifakas est composé de feuilles, de fleurs, d’écorces, de graines et de fruits. La gestation dure entre 130 et 140 jours, les naissances se produisant généralement entre juin et septembre. Le nouveau-né, qui pèse environ 40 grammes, s’accroche d’abord au ventre de sa mère où il demeure les trois premiers mois de sa vie. Il est ensuite transféré sur son dos pendant trois autres mois, avant d’accéder à l’autonomie.

Le maki (lémur catta) est sans doute une des plus populaires. Ils vivent dans les arbres et s’organisent en sociétés matriarcales d’une vingtaine d’individus. Ils se déplacent en bande et peuvent faire des sauts de plus de 10 mètres. Ils sont frugivores et vivent environ 20 ans. La femelle porte un à deux petits et la gestation dure entre 120 et 136 jours.

Aujourd’hui tous les lémuriens sont menacés par la déforestation. Depuis l’arrivée des humains, il y a 2 000 ans environ, ils ont vu leur territoire progressivement se limité à 10 % de l’île, soit environ 60 000 km2, et beaucoup sont menacés d’extinction.

 

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Conférence Cambodge et Vietnam

14 mai, 2015 par
Publié dans Conférences

D’Ankor Wat aux villages du nord Vietnam :

Présentation jeudi le 28 Mai à 18h00 par Christine Harvey et Dominic Boutin.

Ce voyage vous permettra de découvrir deux pays de l’ex-Indochine française : Le Cambodge et le Vietnam. Ces deux pays voisins sont à la fois proches et différents culturellement. D’un côté, les Khmers rattachés à l’Indouisme et au Bouddhisme Theravada, et de l’autre côté, les Kinhs (ethnies majoritaires du Viêtnam) rattachés au Confucianisme et au Bouddhisme Mahayana. En revanche, tous deux ont en commun des langues appartenant à la même famille Môn-Khmer.
Durant ce périple, vous vous rendrez sur des sites sublimes classés au « Patrimoine Mondial de L’Unesco » (les temples d’Angkor, la vieille ville de Hoi An, la Citadelle Impériale de Hué, le temple de la littérature à Hanoi, la croisière sur la Baie d’Halong). Vous irez aussi à la rencontre des minorités des H’Mongs et des Tay, en traversant les rizières en terrasse dans les montagnes du Nord Vietnam (3 jours de trek autour de Sapa et 2 nuits chez l’habitant),  vous expérimenterez le contraste entre la campagne du Delta du Mékong (avec ses balades en barque à travers les vergers, les arroyos et la forêt inondée) et l’effervescence de Saigon, aujourd’hui capitale économique du Vietnam. Et surtout n’oubliez pas la gastronomie de ces deux pays qui enchantera vos papilles !

Conférence Rajasthan, histoire, culture et balades

13 mai, 2015 par
Publié dans Conférences

Présentation mardi le 26 mai à 18h30 par Maria Couturier représentante de l’équipe locale à Montréal assisté par Christine Harvey

Situé dans le nord-ouest de l’Inde, le Rajasthan est l’une des régions les plus touristiques du pays. Dans la région, les différences ethniques, religieuses, linguistiques et culturelles sont à leur comble et pourtant cohabitent. Terre des mille temples, le Rajasthan est constitué de petits royaumes établis par les seigneurs Rajput, où le temps semble s’être arrêté. Paysages, vêtements traditionnels : l’Etat du Rajasthan est renommé pour la richesse et la variété de ses couleurs. Il faut traverser Jodhpur la bleue, la cité rose de Jaipur et son « palais des vents », Jaisalmer et ses teintes ocres, Udaipur et ses palais blancs pour s’imprégner de l’atmosphère si particulière du Rajasthan et découvrir le très riche passé historique et culturel de la région.

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Situation au Népal : appel aux dons

1 mai, 2015 par
Publié dans Actualités

Depuis 20 ans, Karavaniers parcourt le Népal, ses montagnes, ses sourires.

Aujourd’hui, c’est à nous de donner.

Après le séisme du 25 avril 2015 qui a dévasté plusieurs régions du Népal, Karavaniers lance un appel aux dons.
Nous avons au fil du temps tissé de précieux et nombreux liens avec ce pays et sommes particulièrement touchés par cette catastrophe. Les népalais ont besoin de toute l’aide possible.
Soyons clairs : si Karavaniers existe c’est en grande partie grâce au Népal. C’est une partie de notre salaire bien sûr mais c’est surtout une grande partie de nos sourires.

Concrètement !
Nous pensons que l’argent sera plus utile que du matériel ou de la main d’œuvre. Nous avons choisi 2 chemins pour les aider : la Croix Rouge et un fond direct (donc pas de reçu de charité… désolé) qui nous servira, quand ce sera le temps, à aider concrètement dans la région de Taksindu, chez nos amis sherpas avec qui nous travaillons depuis 20 ans.

Et maintenant, recommençons à rêver à ces gens et leurs montagnes.
Et surtout dans quelques mois, retournons-y.
Vraiment toute l’équipe de Karavaniers , Babu, Tendee, Manila, Pasang, Dawa et tous les népalais vous remercient.

 

Faites un don maintenant

Conférences chez les Karavaniers

30 avril, 2015 par
Publié dans Conférences

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Voyager en images est dangereux. Bien souvent, nous avons l’idée de partir dans tel ou tel pays mais, malgré toute l’information que l’on peut lire sur le sujet, les incertitudes demeurent. Est-ce que ce voyage correspondra à mes attentes ? Est-ce qu’il est peu ou trop difficile pour moi ? À quoi ressemble l’itinéraire ?
Alors, si l’idée d’une destination vous chicotte ou simplement le goût de vous évader se fait sentir, venez profiter de nos nombreuses conférences. Venez donc rêver avec nous:

Si un de nos voyages vous intéresse, n’hésitez pas à nous contacter à expeditions@karavaniers.com.

À MONTRÉAL :
À noter que les soirs de conférences, les spécialistes des destinations concernées seront disponibles de 18h00 à 19h00 pour les questions générales avant la conférence.

Prochaines conférences à venir cet automne. Entre-temps, contactez-nous pour un rendez-vous personnalisé!

Les conférences de Montréal auront lieu à notre bureau:
4035 St-Ambroise, bureau 220N
Montréal, QC H4C 2E1

Les conférences sont gratuites mais un don pour la Fondation Babu Chiri est grandement apprécié! Depuis 15 ans maintenant nous aidons la Fondation Babu Chiri…discrètement. Nous avons financé en grande partie la construction d’une école en pays sherpa et depuis nous payons les salaires des 2 enseignants.

10$, (soit la contribution que nous vous suggérons) permet de payer 2 jours de salaire et l’hébergement pour un enseignant. Merci de nous aider.

Prière de réserver vos places en téléphonant au 514-281-0799 ou au 1-877-477-0799 ou par courriel à expeditions@karavaniers.com.

Étoile filante dans l’est du Bhoutan

24 avril, 2015 par
Publié dans Blog des guides

« Le Bhoutan reste, pour plusieurs, une contrée inaccessible et mystérieuse, un petit bout d’Himalaya encore pure et authentique. Une fois plongé dans ce monde, la pureté de ses paysages, la diversité des habitants et de leurs traditions est saisissante. On veut aller plus loin, comprendre un peu plus ce qui nous sépare ces peuples et comment ce minuscule pays a su, et sait encore aujourd’hui, garder toute son authenticité.

Mais pour ce faire, nous devons nous éloigner des Paro et Punakha. Bien entendu, il y a Taktsang, où Padmasambhava, volant, se serait arrêté pour méditer. Ces dzongs de l’ouest racontant l’histoire mouvementée des différents royaumes tantôt ennemis, tantôt alliés, d’où finalement le Bhoutan est né. Et encore Thimphu, capitale en pleine effervescence où une jeunesse bhoutanaise se révèle à travers une modernité longtemps redoutée.

Mais c’est en poussant vers l’est, en fait, bien au-delà de Bumthang, que la réelle richesse de ce pays nous est dévoilée, que son cœur nous est ouvert, que sa vraie nature commence à nous imprégner.

Pour s’y rendre la route est longue et sinueuse, certes, mais elle nous dévoilera une réalité bien actuelle de ces hommes et femmes, pour la plupart, encore isolés de l’ouest bhoutanais développé. C’est également en traversant le pays d’ouest en est qu’on réalise la grande diversité ethnique dont il est composée (mais dont le gouvernement est loin de se vanter…).

C’est pourtant dans la moitié orientale qu’on retrouve le collège ayant formé l’élite du pays pendant plusieurs années (financé en grande partie par le Canada !), que les montagnes deviennent plus arides, plus colorées, que les cultures de riz font place au sarrasin doré, que les habitants troquent la casquette moderne pour le un couvre-chef bien particulier, fait de poil de yaks dansant au son d’un opéra nomade.

S’aventurer au Bhoutan sans se rendre dans l’est, c’est comme se contenter d’admirer la première page d’un livre d’art ancien, sans prendre la peine de feuilleter le livre en entier. Pour nous, cette option n’a jamais été envisagée. »  D. Roy

Ce départ exceptionnel sera prévu en octobre 2015, suivez notre actualité pour les prochaines dates précises.

Départ en compagnie de la guide et spécialiste du Bhoutan Delphine Roy

 

 

Entrevue avec nos guides – Destination Népal

23 avril, 2015 par
Publié dans Blog des guides

Pourquoi aiment-ils guider au Népal? Quel est, selon eux, le plus beau, original ou surprenant trek?
Nous avons interrogé quelques-uns de nos guides. Marie-Josée, Jean-Nicolas, Vicente, Chantal et Jean-Philippe nous racontent leurs coups de cœur… leurs anecdotes!
Pourquoi aimes-tu guider au Népal?

MJT- Les paysages sont évidemment grandioses, surtout une fois dans les montagnes, mais pour moi, le travail avec l’équipe locale est également très important, et travailler avec l’équipe là-bas est un bonheur : Tendi, Nima, Babu, Pasang. Alors que les conditions (l’altitude, le froid, les longues journées de marche, cuisiner dans des conditions précaires) pourraient rendre leur travail pénible et l’ambiance un peu lourde, ils sont généreux, souriants, c’est un grand plaisir et un bel apprentissage de partager de longs treks avec eux.

JNG- Pour les montagnes, les Bouddhistes, l’air pur, l’immensité de l’Himalaya, les sommets plus inspirants les uns que les autres, me retrouver, vivre une spiritualité, devenir une meilleure personne, le calme ET le restaurant Third Eye ET la terrasse du New Orleans ET Chez Caroline ET…

VC- Parce que j’aime le riz et le bruit de Thamel! Non,c’est une blague… en fait c’est comme un retour à la paix, un lieu où le trek et la montagne deviennent simplement ce que j’aime, une « routine » de rythme, de paysages grandioses, et la certitude de ne pas savoir quelle météo nous aurons demain, mais aussi la certitude d’être bien accompagné.

CB- Pour les gens, et bien entendu ses montagnes tellement imposantes. Mais aussi, pour Katmandou avec ses odeurs agréables et quelques fois désagréables, ses couleurs, ses petites ruelles remplies de commerces de toutes sortes, son architecture, son histoire et ses bons petits restos et cafés après un long trek. Vive le Third Eyes avec son fameux « Panir butter masala » !

JPL- Les montagnes, les paysages, la culture, la tongba mais surtout parce que les gens avec qui je travaille là-bas sont devenus une partie de ma famille.

 

Quel est le plus beau, original ou surprenant trek du Népal et pourquoi?

MJT- Je ne l’ai sûrement pas encore fait… du moins, j’espère que le Népal saura me surprendre encore plusieurs fois! Comme j’ai un faible pour les paysages de neige, de glace, et les endroits isolés, le voyage Manaslu et vallée de Tsum m’a laissé une forte impression. Tout au fond de la vallée de Tsum, on a l’impression d’être arrivé au Ladakh, avec toutes ces montagnes aux tons d’ocre, d’orangé; c’est très minéral, alors que quelques jours avant, à tout juste 600m d’altitude, on côtoyait les singes dans des forêts luxuriantes! Marquant aussi, les forêts de conifères à l’approche de l’ancien camp de base du Manaslu et les villages de réfugiés tibétains qu’on croise avant de passer le col de Larkya. Et alors qu’on pense que tout est fini, il nous reste la descente du col, et là, un mur de montagnes se dresse devant nous… pour des heures sublimes de descente, jusqu’à rejoindre à nouveau la forêt… Inoubliable.

JNG- Définitivement la traversée entre le Makalu et l’Everest. C’est un trek, mais qui passe par des cols de 6000m, sur glacier, avec des manœuvres de montagne. C’est intimidant, on est au cœur des Géants amis et on se sent tout de même grand.

VC- Bien sûr que le Népal est déjà surprenant lui même, mais en termes de beauté je dirais que l’ambiance sauvage du Rowalling me touche.

CB- J’aime beaucoup le Manaslu et la vallée de Tsum, car il sort des sentiers battus, et on rencontre beaucoup moins de touristes que sur les treks plus populaires comme les Annapurnas et le camp de base de l’Everest.

JPL- Tous! Bien que je ne sois pas allé au Mustang et au Dolpo, je crois qu’il s’agit des deux treks les plus déstabilisants. C’est certain que j’aime bien le Mera!

 

Raconte-nous une anecdote…

JNG- Lors du tour du Dhaulagiri, après une « petite journée » sur un 6000m, nos porteurs ont mal compris et se sont rendu tout au fond de la vallée… Après 12-14 heures de marche et avec le soleil tombant, nous avons heureusement trouvé un « stock » de matériel d’une expédition qui était sur le Dhaulagiri; nous avons pu nous glisser dans la tente en attendant que la nuit passe, sans nourriture ni sac de couchage, à tenir les murs pour que le vent n’arrache pas la tente… Belle nuit!! Le lendemain, nous avons rejoint nos porteurs au village.

VC- Un jour, bloqué sous la neige et la mauvaise météo nous empêchant de traverser un col, nous avons fait une petite marche. Avec l’aide de Tendi, nous sommes entrés dans une maison de pâturage où un vieux monsieur nourrissait ses jeunes yaks… avec de la soupe de bœuf!!! Je vous rappelle que les peuples des montagnes dans cette région sont fortement bouddhistes et ne tuent pas les bêtes!

CB- Après s’être réveillés un matin à Katmandou après le départ de mon premier groupe, on décide de marcher vers notre resto préféré pour déjeuner. Quelques secondes après être sortis dans la ruelle sur laquelle notre hôtel se trouve: SPLASH!!!!!! Je me retrouve trempée de la tête aux pieds! Le temps de reprendre mes esprits et de comprendre que des enfants situés sur le toit du bâtiment voisin venaient de me jeter un seau d’eau sur la tête, voilà que d’autres enfants arrivaient de partout et nous lançaient des ballons remplis d’eau colorée et nous jetaient de la poudre de toutes les couleurs sur la tête! Ça réveille vite, mais ça fait tellement sourire!!

C’était le Holi, la fête du printemps! Les Népalais fêtent l’arrivée du printemps en sortant dans la rue et en aspergeant les passants d’eau et de poudre colorée. On a donc bien sûr décidé de passer la journée dans les rues de la ville, principalement dans la vieille ville (« Durbar Square ») où l’ambiance était à la fête! Musique, couleurs, « barbe à papa », ballons de toutes les formes et une foule de gens maquillés, d’autres en sari et ce dans le décor de Durbar et ses vieux temples! C’était génial !

En tant que touristes nous étions d’excellentes cibles! On s’est définitivement fait poudrer, mais nous aussi on s’est bien amusés à poudrer les Népalais et les autres touristes! C’était comme retomber en enfance!

JPL- Juste une, ce n’est pas évident!

On dîne bien relaxe sur le bord de la rivière et tout d’un coup, un membre de l’équipe locale arrive en courant et me dit : « We lost a porter on the river » Je saute sur ma trousse de premier soin et je prends ma corde que je traîne toujours avec moi et pars en moins de deux vers le lieu de l’accident. Le porteur a réussi à regagner la berge sans trop de mal, une chance parce que la nage n’est pas une activité très pratiquée par les peuples des montagnes! Après un examen physique, ou rien de grave n’a été découvert je lui demande qu’est-ce qu’il transportait : « Two big black bag » … « *?#??#%&* » ! 2 sacs de voyageurs ont suivi le courant de la rivière…

 

Quelle a été ta plus belle journée au Népal ?

JNG- Sur une terrasse à Bhaktapur à parler de l’histoire avec mon ami Pascal. La journée du sommet sur le Mera. Le thé, au milieu de nul part avec Tendi. Malheureusement, le Népal n’offre pas qu’UNE seule plus belle journée…

CB- Le Holi était définitivement un moment magique, mais aussi la fois où Tendi Sherpa (le frère de Babu Chiri Sherpa), m’a lancée, après une longue nuit et journée d’ascension tout en redescendant du Tapa Peak : « quand allons-nous faire un 8000m ensemble ?». Ça m’a fait très chaud au cœur qu’une personne aussi forte physiquement et psychologiquement, ayant d’ailleurs atteint le sommet du monde, puisse me penser assez forte pour faire un 8000m…Wow quel honneur il venait de me faire, tout bonnement. C’est un peuple tellement attachant, je les adore ! Leur joie de vivre est d’ailleurs contagieuse !

 

Les coups de cœur de nos guides

MJT- Lors du repérage pour Pays Sherpa, j’étais deux semaines en montagne avec Tendi, notre sirdar de trek, et Nima, porteur dévoué et enthousiaste. J’avais demandé qu’on parte avec le minimum : pas de tente, pas d’équipement de campement. Nous nous rendions à pied vers les vallées où ils habitent tous les deux, dans le Solu, passant parfois par une vallée, un col, une forêt qu’ils ne connaissaient pas. Dans chacun des villages traversés, Rai ou Sherpa, nous avons demandé l’asile pour la nuit, et un repas chaud. Dormir chez l’habitant avec eux, entassés tous dans la cuisine, à boire un xième verre de thé et cuire la galette de pain ou remuer la casserole de tsampa, ce fut une belle expérience, un grand privilège. Malgré la quantité folle de fumée inhalée dans les cuisines et les kharha d’altitude, couchés sur des branches de genévrier! Nima nous a reçus chez lui (il le fait toujours depuis sur ce voyage!), et j’ai aussi eu l’immense plaisir de boire le thé (et du jus en poudre très sucré à l’orange!) avec les parents de Tendi. Son père nous a raconté sa brève participation à l’expédition d’Hillary en 1953, et des souvenirs de leur fils Babu Chiri Sherpa, notre premier guide au Népal, décédé en 2001 sur l’Everest. Les paysages sont grandioses au Népal, mais si ce n’était des Népalais, le pays n’aurait certainement pas le même attrait, cette magie qui opère chaque fois.

JNG -L’activité vibrante de Thamel, les champs plein de rosée à l’aube le matin, les couchers de soleil sur les sommets enneigés, les gens… nos porteurs… nos cuisiniers…

VC – Les Sherpas, le village de Na au Rowalling, la vision du Makalu…

CB-  Les paysages, évidemment, mais surtout les gens, toujours souriants, moqueurs et qui vivent pleinement le moment présent.

 

Budget illimité, qu’organises-tu au Népal?

MJT- Avec budget illimité, j’imagine qu’on peut arriver à corrompre les douanes? Alors pourquoi pas un «vrai» tour du Kangchenjunga, qui débuterait dans le Sikkim indien, pour ensuite passer au Népal, et remonter vers le nord et la Chine, pour terminer sur le plateau tibétain?

JNG- J’y déménage et je grimpe TOUS les sommets! Ben, je commence par les « trekking peak »!…

VC- Le grand Himalayan trail en hiver avec la compagnie de Tendi. Juste de la nourriture népalaise sans barres Mars ou Pringles!

CB- Des treks dans les régions les plus inaccessibles du Népal, en se rendant par hélicoptère. On pourrait ainsi accéder à des endroits très reculés et faire des treks complets sans voir aucun autre touriste, et du coup, rencontrer des gens qui n’ont jamais été exposés au tourisme. Et puis puisqu’il n’y a pas de limite de budget, j’ajouterais l’ascension d’une superbe montagne avec une belle descente en parapente. Ben quoi ? Ça serait génial non?

JPL- Assurément l’ascension du Kumbhakarna (Jannu) 7 710 m par la voie des français, une ascension spectaculaire dans les pas de Terray et Desmaison. Évidemment, précédé d’un trek d’acclimatation au camp de base du Kangchenjunga.

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Catégorie libre… si vous avez autre chose à dire!

MJT- J’y retourne quand? ; )

JNG- Engagez-nous!!! Le Népal ira vous chercher, par quelque moyen que ce soit.

VC- Je rêve d’avoir des voyageurs qui viennent nous demander d’aller vers un sommet inconnu, d’organiser un trek pour les amener là où il n’y a pas de route.

JPL- Keep calm and Om mani padme hum!

 

Consultez les profils de nos guides sur notre page équipe sur notre site Internet.

Marie-Josée Talbot

Jean-Nicolas Grieco

Vicente Castro

Chantal Beaudoin

Jean-Philippe Leblanc

N’oublions pas tous nos guides au Népal…

Delphine Roy

Alain Lacroix

Claude Duguay

Lucie Dumont

Richard Rémy

Et tous les guides Karavaniers

 

« Pièce d’histoire au Kilimandjaro »

15 mars, 2015 par
Publié dans Culture et confiture

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Quand un voyageur fait une étrange découverte, au sommet du Kilimandjaro. Laissez-vous voyager dans le temps…

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Par Xavier, membre du groupe de montagne D-Mont Blanc

15 juillet 2013,

Trois jours plus tôt, mon frère Alexis, mes parents, un couple d’amis de la famille, notre guide Karavaniers et moi-même foulions pour la première fois le sol poussiéreux du Kilimandjaro accompagnés d’une trentaine de porteurs locaux. Nous entamions une épopée de 7 jours qui nous conduirait, si tout se déroulait comme prévu, au sommet du Kilimandjaro à 5 895 mètres, en passant par un sentier situé sur le versant kenyan, au nord de la montagne.

Étant des adaptes d’alpinisme et d’escalade, étant jeunes et relativement en forme, il faut comprendre que le rythme de marche lent et les pauses fréquentes que nous imposaient les guides locaux grugeaient tranquillement mon moral et celui de mon frère, mon partenaire de cordée habituel. Le sourire n’était toutefois jamais bien loin, puisque nous rappelions sans cesse à nos parents que ce rythme était parfaitement adapté pour la forme et l’âge des «Boomers»!!

En cette magnifique journée ensoleillée, notre groupe de marcheurs devait partir de Moir Camp (Camp 2) pour rejoindre Rongai Camp (Camp 3) par un sentier qui oscillait entre 3 900 mètres et 4 200 mètres. Puisque le rythme de marche nous convenait plus ou moins sur ce terrain relativement plat, mon frère et moi demandons à Delphine, notre guide Karavaniers, si nous pouvions quitter le sentier pour enchainer une série de petits éperons rocheux qui bordent le côté Sud du sentier sur lequel progressait notre groupe. Cette petite aventure imprévue nous permettrait de progresser à notre rythme, mais aussi de rejoindre des hauteurs de 4 400 mètres, ce qui serait avantageux en terme d’acclimatation.

 

C’est ainsi que mon frère et moi quittons le sentier accompagnés de Dennis Mato, l’un des guides locaux responsables de notre petit groupe de randonneurs. Le sentiment d’isolement est total. Dès les premières hauteurs que nous atteignons, nos yeux peuvent contempler une énorme vallée glaciaire qui demeure à l’abri du regard des milliers de randonneurs qui transitent à l’année via le sentier du Northern Circuit. Malgré l’altitude, nous croisons des traces de buffles et Dennis nous indique qu’aucun être humain n’a mis les pieds sur cette portion de la montagne.

Après environ une heure, nous entamons l’ascension d’un autre éperon rocheux. En raison de l’altitude, nos rythmes cardiaque et respiratoire augmentent rapidement, bien que la montée ne soit pas très raide. Arrivés au sommet, nous déposons nos sacs et buvons une gorgée d’eau tout en admirant le paysage. C’est à ce moment que Dennis mentionne que nous ne sommes finalement pas les premiers hommes à atteindre cet éperon et il attire notre attention sur un très petit tas de pierres qui orne le sommet de l’éperon rocheux.

Curieux, nous nous approchons du cairn et nous remarquons une vieille conserve rouillée coincée entre deux pierres que nous nous empressons de retirer. En ouvrant le couvercle, nous y trouvons une lettre soigneusement pliée, écrite au crayon de plomb sur une feuille jaunie par le temps, qui, elle, était emballée dans ce qui semblait être du papier métallique de carton de cigarette.

Assis en indien au sol, totalement absorbés par cette étrange découverte, je tente de déchiffrer le message de la lettre. La première phrase me frappe comme une massue : «Reached this tower at 9h15 am on the 3rd of January 1934…». L’auteur y mentionne ensuite l’inexactitude des cartes topographiques de cette région du Kilimandjaro et il raconte ensuite que lui et ses porteurs locaux avaient dormi dans une caverne avant d’atteindre cette tour rocheuse. La lettre, étonnamment bien conservée, est signée «R. R. Reusch D.D member of the E.A.M.C.» .

Nous sommes sans mot, nous venons de découvrir les mots d’un explorateur qui datent de près de 80 ans. Nous documentons la découverte avec plusieurs photos et vidéos et nous y ajoutons notre touche personnelle avant de la replacer soigneusement dans la conserve où nous l’avions trouvée : «Xavier, Alexis, members of D-Mont Blanc (Montréal, Canada), reached this point with Dennis Mato on the 15th of July 2013 at 10h15 am

Notre petite aventure hors des sentiers battus en aura vraiment valu la peine et elle aura fait rêver le reste du groupe lorsque nous leur avons raconté la découverte un peu plus tard dans la journée.

De retour au Québec, je m’empresse de faire des recherches afin de trouver l’identité dudit explorateur. Il me faut peu de temps pour découvrir que le cratère interne du Kilimandjaro porte son nom de famille. Il s’agit en fait du révérant Dr. Richard Reusch (1881-1975). Natif d’Allemagne, il est ensuite devenu missionnaire en Tanzanie. En 1926, il était le 7e homme à atteindre le sommet du Kilimandjaro et il fonda par la suite le East Africa Mountain Club dans lequel il entraina les premiers guides locaux. Il aurait atteint le sommet du Kilimandjaro plus de 50 fois…

Même les sommets les plus fréquentés recèlent encore quelques secrets et morceaux de notre histoire…

Un énorme merci à Delphine et à toute l’équipe Karavaniers pour cette belle aventure!

 

Pour d’autres récits et photos de nos aventures en montagne, visitez la page Facebook : D-Mont Blanc

En 2015, on dépasse les préjugés

9 janvier, 2015 par
Publié dans Général

On avait prévu un joli édito qui sentait encore le sapin, la magie de Noël, la belle neige blanche matinale et des voeux bons comme du chocolat et là, l’actualité a changé nos envies. La nouvelle de l’attentat terroriste commis contre le journal satirique français Charlie Hebdo, mais surtout contre la liberté de la presse et la liberté d’expression, fait peur aux amoureux des peuples que nous sommes. Nous espérons que les voyageurs du monde entier sauront ne pas faire d’amalgame et laisseront aux pays musulmans (entre autres) la chance de les charmer. Voilà un souhait optimiste pour 2015 : Karavaniers vous souhaite de dépasser les préjugés et de vous laisser surprendre par les cultures du monde!

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Humilité, entraide et Mera Peak

9 janvier, 2015 par Christine Plaisant
Publié dans Culture et confiture

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Découvrez le récit d’André Besner, qui à  travers son engagement et son goût pour la montagne, nous raconte son aventure au sommet du Mera, Népal.

Expédition au Mont Mera au profit de la Fondation pour enfants diabétiques

En 2007, je me suis mis à la montagne, par hasard, à la suite d’une conversation inopinée lors d’un cocktail. Cette première expédition, au Kilimandjaro en Tanzanie, m’a permis de réaliser que la combinaison expédition-levée de fonds, avait pour effet de mobiliser une majorité de donateurs non seulement au moment de leur don, mais pendant toute la durée de l’expédition avec les informations que je transmettais régulièrement une fois sur la montagne. Désormais, les retours sont aussi excitants et chargés d’émotions que les préparatifs et l’expédition elle-même.
Peu de temps après mon retour du Kilimandjaro, mon neveu Justin était diagnostiqué diabétique de type I. Quel choc! Du même âge que ma plus vieille, tout parent ne peut s’empêcher de faire de la transposition. Je vous rassure, Justin est aujourd’hui un bel adolescent en super forme qui joue au hockey, gère son diabète avec discipline mais peut surtout compter sur des parents, une famille et une Fondation – la Fondation pour enfants diabétiques du Québec – qui le supportent admirablement bien.
Fort de cette première expédition réussie au Kilimandjaro, je remets cela avec l’Aconcagua, en Argentine, avec les Karavaniers, cette fois au profit de la Fondation pour enfants diabétiques. Une magnifique expédition, organisée au quart de tour, bien encadrée avec deux guides de premier plan et où même Dame Nature coopère. Au final, vingt-trois jours de bonheur signés Karavaniers et une levée de fonds personnelle extraordinaire de 35 000 $.
À l’automne 2014, après des départs manqués pour le pic Lénine, je prends la décision d’aller explorer un terrain de jeu qui m’est inconnu, la chaîne de l’Himalaya, au Népal… direction Mont Mera, à 6476 m d’altitude!
Facile après l’Aconcagua dirons certains. Détrompez-vous! D’abord, l’examen du parcours ne révèle pas que des points de départ et d’arrivée à la même altitude peuvent cacher des dénivellations importantes correspondant au passage d’un col et à la descente dans une vallée profonde. Après 6 heures de marche, on en prend pleinement conscience. Après un bain culturel de quelques jours à Bakhtapur, ville voisine de Katmandou, nous voilà aux portes de l’Himalaya, à l’aéroport de Lukla. Le départ en montagne se fait sur la fin de la saison de la mousson, de sorte que des pluies parfois fortes viennent arroser nos fins de journée. Au fil des villages traversés, la gentillesse des népalais ne se dément pas. Nous sommes accueillis partout avec des sourires chaleureux, des « Namaste » aux mains jointes des enfants et des adultes.
Après quelques jours de marche, nous apprenons qu’un éboulement causé par les sols instables en cette fin de mousson barre la route prévue, nous obligeant à emprunter un parcours alternatif qui nous prendra une journée supplémentaire et nous coûtera au final la journée tampon prévue en cas de mauvais temps au sommet. On se croise les doigts pour que la température soit clémente le moment venu.
À une altitude de 4000 m, les avalanches dans les cols voisins nous réveillent parfois d’un grondement sourd suivi de vibrations. Nous aurons même l’opportunité d’observer une avalanche massive en plein jour, confortablement installés au soleil dans le village de Khote, bien en sécurité. Nous apprendrons à la sortie de montagne le sort tragique réservé à plusieurs randonneurs dont trois québécoises entraînées dans une avalanche plus de 200 km à l’ouest de notre position.
Au fil des jours, l’air se raréfie avec les gains en altitude. Le léger essoufflement ressenti à l’aéroport de Lukla à notre arrivée, à 2800 m fait maintenant place à des pauses à chaque pas à plus de 5000 m d’altitude, à Khare. Les fins de journée sont fraîches, les nuits plus froides et le soleil ardent. Nous sommes entourés de pics enneigés et la pureté des bleus du ciel est magnifique. Quels beaux lieux!
Le 10 octobre 2014, nous entreprenons une montée qui nous mènera à High Camp, à 5800 m, sur le glacier. Nous nous approchons du but. L’équipe initiale de 15 porteurs, aide-cuisiniers, cuisinier et guides qui nous accompagnait depuis le début du voyage a été amputée de 4 porteurs après 6 jours puis encore réduite pour la montée au High Camp, à 5800 m, où le séjour est court, moins de 24 heures, et le matériel compté.
Après quelques heures de sommeil, nous nous levons vers 2h et quittons le campement à 2h45 pour tenter d’atteindre le sommet. Nous sommes cinq seulement, dont deux guides. Le vent souffle fort, la température est froide et au fond de moi-même, je suis profondément heureux.
Après près de 2 heures de marche, l’un des grimpeurs, épuisé et transi renonce au sommet et retourne au campement accompagné d’un des guides. Nous continuons notre marche sous le vent, dans l’espoir que le soleil nous réchauffe vers 6h00. À 8h45, nous foulons le sommet du Mont Méra, sous un soleil radieux accompagné de fortes bourrasques. Après une courte célébration et les photos d’usage, nous sommes sur le chemin du retour. Vers 10h30, nous sommes revenus à High Camp où l’équipe nous attend avec boissons chaudes et soupe. Notre compagnon d’aventure nous retrouve avec joie, reposé et bien réchauffé après quelques heures passées dans son sac de couchage. La descente emprunte des sections glacées qui exige toute notre concentration. Ce n’est pas le moment de se relâcher. Trois autres jours seront nécessaires pour retrouver la ville de Lukla.
Au moment du bilan final, je me remémore chacune des 15 journées en montagne en compagnie d’une équipe népalaise dirigée avec bonne humeur et professionnalisme par Dawa, le chef d’expédition. Une attention de tous les instants de leur part et un souci de faire plaisir ont caractérisé chacune des journées passées en leur compagnie. Le chef cuisinier s’est même amusé à nous surprendre avec pizzas et gâteaux. La courtoisie et le respect qui les animent sont contagieux : Danyabaad! Enfin, la vaste expérience de notre guide Karavaniers, Alain Lacroix, et sa connaissance intime du peuple sherpa et des religions hindouistes et bouddhistes nous auront assurés une expérience sécuritaire et riche en apprentissage. Un grand merci Alain!
Au retour, j’apprendrai que ma levée de fonds aura permis d’amasser tout près de 33 000 $ qui seront consacrés à la recherche sur le diabète juvénile et à l’opération du camp d’été Carowanis. C’est une réalisation dont je suis très fier.
On ne revient jamais totalement de ces expéditions et on n’y revient jamais tout à fait en étant la même personne. Les moments vécus, la camaraderie et ce travail en équipe créent des liens et impriment des images qui ne s’estompent pas avec les années. Je vous souhaite le même bonheur!

 

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