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« Sur le bout de la langue »

La pérégrination immobile

3 avril, 2007 par Pascal Guillaume
Publié dans Sur le bout de la langue

La chose est courante. On se ballade sur les chemins du monde et voilà qu’on bute sur un nom. On le trouve gravé sur une pierre tombale, en lettres d’or au fronton d’un temple, sur le bout de toutes les langues. On vous dirait Jacques Cartier qu’il n’y aurait rien à ajouter. Justement, c’est tout comme. Ces noms aux consonances abstruses sont des clés. C’est avec eux que s’élabore la compréhension d’une culture, d’une région, d’une histoire. Il nous a donc semblé judicieux, comme prélude aux départs, d’en sortir quelques uns et de les situer en quelques mots. À chaque fois, nous les associerons avec le (ou les) voyage(s) au fond desquels on les retrouve. Il n’est évidemment pas question de pousser l’aventure vers de longues thèses aux ramifications complexes. De cela, nous parlerons mieux en voyage. Quelques paragraphes suffiront. De quoi piquer la curiosité, d’apprendre un peu en quelques lignes, voire dans le meilleur des cas d’en pousser quelques-uns à fouiller davantage.

Voici déjà, en guise d’apéritif et en désordre, certains des vocables rauques sur lesquels nous dirons quelque chose au cours des prochains mois : Lesixième Dalaï-lama (Tibet central), Pierre Maury (Cathare), Arniko (Népal), Henri Mouhot (Laos), Zanabazar (Mongolie), George Hayward (Pakistan), Atisha (Kaïlash), Boris Lissanevitch (Kathmandou), Ngorchen Kunda Zangpo (Mustang), Rimbaud en Afrique (Ethiopie), Alfred Wallace (Sulawesi), Sven Hedin (Tibet), Béatrice de Planissoles (France), Roy Chapman Andrews (Mongolie) ou Pratap Malla (Kathmandou).

Le mois prochain: L’Africain (J.M.G. Le Clézio).

Voyage sur le bout de la langue - Avril 2007

3 avril, 2007 par Pascal Guillaume
Publié dans Sur le bout de la langue

Voyager n’est pas toujours qu’une affaire de distance. C’est davantage une tournure de l’esprit. Depuis quelques mois, nous avons ajouté sur le site internet (pour chacune des destinations) la série commentée des livres qui pouvaient être utiles en prévision (ou au retour) d’un voyage. Ceux-ci parlaient d’histoire, de culture, d’itinéraires.

Il existe pourtant une autre forme aussi joliment voyageuse : Le roman. Sans préciser aussi bien les us et les coutumes, sans toujours s’attarder à élaborer longuement le pourquoi et le comment d’un rite ou d’une religion, la littérature permet une visualisation rapprochée du monde, intimiste dans la mesure où elle cherche mieux à cerner une impression qu’une idée. On pourra, avec elle, partir tout à fait vers des Afriques qu’il aurait fallu parcourir en long et en large pour les comprendre aussi bien, vers les sources asiatiques du savoir et du néant, vers des châteaux en Espagne et des Pérou légendaires. On parle alors d’ambiance, d’impressions, de vie. De ce qu’on devine entre les lignes des grands ouvrages d’anthropologie ou d’histoire. Mais qui est indicible, sinon quelquefois lorsqu’un auteur a su rêver si fort qu’il y parvient pourtant.

C’est de ces livres qu’il sera question ici. Avec des auteurs, seuls maîtres à bord, dont les noms sont des îles : Le Clézio, Ruffin, Kessel, Maalouf, Orsenna, Kipling, Bouvier (bien sûr !) , Maillart, Zweig, Haasse, Hesse, Han Suyin ou Saint-Exupéry.

P.G.

Le mois prochain: L’Africain (J.M.G. Le Clézio).

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