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« Explorateurs avec un grand «E» »

Hiram Bingham

6 May, 2010 par Julie Betelu
Publié dans Explorateurs avec un grand «E»

Il est parti à la recherche de Vilcabamba et a découvert… le Machu Picchu, rien que ça ! Hiram Bingham était un explorateur et homme politique américain. Né le 19 novembre 1875 à Honolulu (Hawai), ce petit-fils de missionnaires protestants s’établit aux États-Unis à l’adolescence et y termina ses études en obtenant un diplôme d’histoire à Yale en 1898, un autre de l’université de Californie deux ans plus tard et un de Harvard en 1905. Il fut ensuite professeur d’histoire et de politique à Harvard puis à Princeton. C’est à cette période qu’il devint explorateur, terme qu’il a toujours préféré à celui d’archéologue alors qu’il était considéré comme tel.

Il fut choisi en 1908 pour représenter son pays dans le Premier Congrès Scientifique Panaméricain au Chili ; à ce moment-là, son intérêt pour la légendaire ville inca Vitcos et la vallée de Vilcabamba resurgit. Il entreprit alors un voyage depuis Buenos Aires en direction de Cusco, où on l’informa de l’existence de villes perdues sur les hautes terres dans la jungle tropicale emmêlée et escarpée des montagnes de l’Urubamba. Il recoupa ces informations issues de conversations avec les paysans voisins avec celles obtenues dans les livres mentionnant la capitale supposée de l’empire Inca, afin de situer les localités du Machu Picchu et de Huayna Picchu sur la carte de la vallée de Santa Ana. Il entreprit alors un voyage à la ville d’Abancay, entrée naturelle présumée de la zone où se trouvait Vilcabamba. De nombreux mythes circulaient alors quant à l’existence de trésors incas. Selon la légende, Manco Inca les avait emportés avec lui lors de sa retraite à Vilcabamba, ce qui explique pourquoi les chercheurs de trésors étaient si fréquents à l’époque. Les guides amenèrent Hiram Bingham à une des plus imposantes ruines, connue aujourd’hui comme Choquiquerao, mais Vitcos, la ville de ses rêves devait être selon lui encore plus impressionnante. Cela le poussa à étudier des chroniques et archives espagnoles tout en cherchant des financements pour poursuivre ses explorations.

En 1911, le 21 juillet, pensant découvrir Vilcabamba, il arriva sur un autre site majeur, une cité perdue : Machu Picchu. Jusqu’en 1912, il organisa les fouilles et le début de la restauration du site avec les autorités de Cusco. Il y découvrit des tombes, des jarres, des plats, des bijoux, cartographia la région de la cité inca et situa les principales voies d’accès au site. Sa découverte fut d’autant plus retentissante qu’elle parut dans le National Géographic d’avril 1913. Rentré aux États-Unis pour rédiger sa thèse sur sa découverte, il retourna au Pérou en 1915 pour explorer le « Chemin de l’Inca » séparant Cusco de la cité et des ruines qui la parcourent.

Durant la Première Guerre Mondiale, il servit dans l’aviation de la US Army. Il se lança dans la politique en 1924 et devint gouverneur puis sénateur du Connecticut.

La dernière visite de Hiram Bingham au Machu Picchu date de 1947, lors de l’inauguration de la voie ferrée qui porte son nom. L’année suivante, il publia un livre Lost City of the Inca, racontant sa découverte. Il mourut le 06 juin 1956, laissant au monde scientifique une découverte majeure dans la connaissance de la civilisation Inca.

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Jean-Baptiste Charcot

31 March, 2010 par Julie Betelu
Publié dans Explorateurs avec un grand «E»

Nous allons au Groenland, pagayer ou marcher, nos voyages sont hors du commun… mais nous ne sommes pas les premiers à y mettre les pieds. Il y a les Inuits qui vivent là bien sur, il y a quelques touristes parfois mais surtout il y a eu les premiers explorateurs et l’un d’entre eux est Jean-Baptiste Charcot, homme au destin exceptionnel et à qui l’on doit beaucoup de la découverte des terres polaires. Coup de projecteur sur celui qui nous permet certainement aujourd’hui de proposer un nouveau trek au Groenland. Médecin comme son père, Jean-Baptiste Charcot est né le 15 juillet 1867 près de Paris. Durant son adolescence, il fait de nombreux voyages avec son père (il en gardera une véritable phobie des pays chauds) et pratique la voile. À 25 ans, il réalise son rêve et s’achète son premier bateau à bord duquel il prend conscience de ce qu’il veut réellement devenir: il sera un vrai marin. La suite montrera qu’il sera aussi bien plus!

Après quelques croisières dans les îles Hybrides ou en Islande, il décide de naviguer non plus pour son plaisir mais professionnellement ou du moins utilement. En 1902, il franchit pour la première fois le cercle polaire arctique et s’approche des glaces. Il monte l’année suivante la première expédition française qui hiverne en Antarctique, avec des objectifs scientifiques qu’il dépassera (relevés, cartes marines, prélèvements, notes et mesures). À son retour, il divorce de sa première femme (la petite fille de Victor Hugo), revend son bateau et fait construire en 1907 (année de son remariage avec Marguerite Cléry, peintre qu’il emmena souvent dans ses voyages) le Pourquoi Pas IV : un bateau d’expédition polaire doté de trois mâts et d’un moteur et comprenant 3 laboratoires et une bibliothèque. Ses explorations scientifiques se succèdent, il trace les contours des côtes des terres polaires, découvre de nouvelles terres, fait des relevés de météorologie, des études de marées et de magnétisme, des collections de zoologie et de botanique.

Avec la première guerre mondiale, il est mobilisé comme médecin de marine puis monte les grades de l’armée française une fois le conflit fini, jusqu’à devenir capitaine de frégate. Lorsqu’en 1925 il perd le commandement du navire à cause de la limite d’âge, il reste à bord en tant que chef des missions. Cela marque le début des explorations des côtes groenlandaises notamment en 1926 celle de la côte orientale. Dès 1930 il prépare l’année polaire internationale. Il s’occupe notamment de la définition de la mission, de l’implantation et de l’organisation de la station du Scoresby Sun.

Il installe en 1934 au Groenland la mission ethnographique de Paul-Emile Victor qui restera vivre avec la population inuit à Angmagssalik et revient le cherche un an plus tard pour poursuivre le relevé cartographique de la région. Le 16 septembre 1936, une violente tempête cyclonique s’abat sur le bateau qui s’écrase sur les récifs d’Alftanes, à proximité de Reykjavik, faisant 23 morts, 17 disparus et un seul survivant. Le maitre-timonier racontera que, conformément au code des marins, le commandant Charcot resta à bord et coula avec son bateau, après avoir libéré Rita, la mouette mascotte du Pourquoi Pas IV de sa cage.

Jean-Baptiste Charcot laisse de grandes traces derrières lui. Outre ses nombreuses participations à l’établissement de cartes côtières et relevés marins des terres arctiques et antarctiques, il a aussi fourni de nombreux muséums en collections et observations scientifiques mais également fondé le mouvement de scoutisme laïque en France. Pour faire un résumé caricatural en une phrase, Charcot était un hyper actif de l’exploration scientifique des terres polaires.

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Fridtjof Nansen

10 February, 2010 par Karine Wolter
Publié dans Explorateurs avec un grand «E»

Voilà un pionnier de l’exploration polaire, qui a fait de sa vie un roman! Fridtjof Nansen naît à la fin du 19ème siècle à Oslo, en Norvège. Jeune homme brillant, issu d’une famille aisée, il se passionne pour la nature et le télémark, le tout nouveau sport national! Alors que les sciences naturelles vivent leur âge d’or en Occident, Nansen entre à l’Université en faculté de zoologie. C’est dans le cadre de ses études qu’il découvre l’Arctique, lors d’une expédition de chasse au phoque et à la baleine. Devenu chercheur, spécialiste du système nerveux des organismes marins, il obtient un poste important au Musée d’Histoire Naturelle de Bergen. Mais son instinct d’explorateur le pousse rapidement hors des murs de son laboratoire…

À l’issu de cet exploit à la fois humain et scientifique, il étudie pendant six mois la vie et les traditions des Esquimaux, au sein d’une communauté… De retour en Norvège auréolé de gloire, il s’attaque rapidement à un nouveau projet ambitieux : une dérive transpolaire à bord d’un navire conçu pour résister aux glaces, le Fram. À l’époque, l’océan artcique est très peu connu et rares sont ceux qui croient à la possibilité d’un courant interne qui remonterait vers le Pôle Nord… Plus rares encore, sont ceux qui croient à la possibilité d’hiverner plusieurs années à bord d’un bateau soumis à la pression de la banquise… Nansen parvient pourtant à convaincre le gouvernement et le roi de Norvège, qui lui accordent les subventions nécessaires pour mener à bien son projet d’exploration. L’aventure dure trois ans, de 1893 à 1896, lors desquels Nansen et un équipier tentent plusieurs fois d’atteindre le Pôle à pied à l’aide de traîneaux à chiens et de kayaks… Finalement, la dérive transpolaire s’achève sans qu’ils y parviennent, mais la portée des découvertes scientifiques réalisées par Nansen est majeure.

Quand il revient en Norvège, il participe activement à l’indépendance de son pays (1905) puis est nommé ambassadeur à Londres. La fin de sa vie est marquée par son oeuvre politique, à la tête du Haut-commissariat de la Société des Nations pour les prisonniers de guerre (1917). Il crée un passeport pour les réfugiés et apatrides, le fameux “Passeport Nansen” . Il recevra pour son action le Prix Nobel de la Paix le 10 décembre 1922. Il meurt en 1930. Le fameux explorateur français Jean-Louis Etienne dira de lui : “C’est, à mes yeux, le plus grand homme que l’exploration polaire ait jamais inspiré. Audacieux, humain, universel, Nansen devint le héros qui allait inspirer l’essentiel de mes navigations polaires”.

Nansen vous donne envie du Groenland? Cliquez-ici pour voir la page de notre voyage de kayak de mer du 15 au 29 juillet!

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Les hommes derrière les grandes expéditions

13 January, 2010 par Frédéric Germain
Publié dans Explorateurs avec un grand «E»

Vous avez eu la chance et le privilège depuis près de deux ans déjà, de lire les textes d’une très grande qualité littéraire que nous avait fourni notre guide écrivain Pascal.

En attendant qu’il se remette à la plume pour notre plaisir partagé, vous pouvez toujours consulter toutes les archives de ses textes sur notre blog, ou par thème de vos rubriques préférées : BALI-vernes, L’historiette, Sur le bout de la langue et Transhumances.

Aussi, dès le mois prochain et en attendant la plume de Pascal, nous vous offrirons des portraits de plusieurs grands explorateurs, de James Cook à Stanley, en passant par Cortez et Shackleton, pour ne nommer que ceux-là… un plaisir à écrire et à partager !

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