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Responsabilité de conscience

10 February, 2010 par
Publié dans Éditorial du eCourrier


Crédit photo: Réjean Gagné

À l’heure ou Haïti tente de se relever de cet effroyable tremblement de terre, c’est le très célèbre Machu Picchu qui, à son tour est frappé par une catastrophe naturelle. D’importants glissements de terrain ont fait une dizaine de victimes, et bloqué près de 2500 touristes dans l’ancienne cité Inca.

Parler de tourisme d’aventure dans une telle conjoncture peut donc paraître totalement inapproprié… Nous ne sommes pas un organisme humanitaire, mais gardons néanmoins en tête la réalité, aussi dure soit elle, des pays que nous visitons. Plus que jamais, notre engagement en matière de tourisme responsable apparaît comme une des priorités au sein de l’entreprise et envers nos partenaires et collègues du Pérou. Que ce soit à travers des actions ponctuelles sur le terrain comme la corvée de l’Urubamba, qui consistait à organiser, financer et encadrer une corvée de nettoyage dans la cordillère de l’Urubamba au Pérou, ou une première initiative similaire, celle de la corvée de nettoyage du Huayhuash, nous tentons toujours d’atténuer, le plus possible, l’emprunte laissée par notre passion du voyage, mais aussi celle laissée par les autres… nous ne tomberons pas dans le piège du misérabilisme ou celui du moralisateur, ce n’est ni notre rôle, ni notre métier. Mais c’est dans nos relations de longue date et de confiance avec nos équipes locales que nous pouvons obtenir un portrait réaliste de la situation.

À cet effet, nous avons effectué avec Vico, notre principal contact au Pérou, un court entretien à la suite des glissements de terrain qui ont ravagé les régions de Cusco et d’Apurimac, qui furent toutes deux placées en état d’urgence.

Quelle est la situation actuelle?
La situation à Cusco est stable. Une aide massive a été apportée aux personnes en détresse, et ce en grande partie grâce à l’organisation de la population locale. Les gens continuent d’envoyer de l’aide aux endroits affectés et le gouvernement concentre son aide plus au village d’Aguas Calientes (village du Machu Picchu). Cet évènement était prévisible, mais personne (gouvernements) n’a rien fait en prévention.

Comment a réagi la population locale? Est-ce la première fois qu’une telle catastrophe se produit ?
Comme je vous le disais, la réaction de la population a été immédiate pour aider. Beaucoup de gens ont été à la fois choqués, angoissés et quelques fois désespérés. Le calme se réinstalle petit à petit, car même si on dénombre une dizaines de victimes, les dégâts sont surtout matériels. Et avec le temps, le matériel, ça se remplace… Ce n’est pas la première fois que cela arrive à Cusco. En 1996 dans le village de Santa Teresa, des évènements similaires ont eu lieu, provoquant carrément la disparition du village et faisant donc beaucoup de victimes.

De quoi la population locale a-t-elle besoin?
La population locale a besoin de tentes, de vêtements, de couvertures et d’aliments. En fait, le minimum nécessaire pour survivre le temps que les dégâts matériels soient remplacés.

En conclusion de notre entretien avec Vico, le tourisme au Pérou va reprendre son cours normalement, mais tous ces évènements confortent notre conception et notre engagement de longue date pour un tourisme responsable.

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Bonne année… au Pérou!

13 January, 2010 par Frédéric Germain
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Crédit photo: Nadia Beaulieu

Il y a eu le décompte vers 2010, et il y a notre décompte pour la saison au Pérou… le voilà commencé! Les fameux permis pour le Chemin Inca qui s’envolent si vite chaque année sont déjà en vente, et plus que trois mois avant le début de la période idéale pour s’y rendre, soit d’avril à septembre. Pour vous donner une idée, plusieurs départs sont déjà confirmés…

Il existe plusieurs façons de voir la terre des Incas: l’accessible “backpacking” (expression universelle pour le voyage “sac-au-dos”) d’hôtels en hôtels, auquel peuvent s’ajouter quelques courtes randonnées classiques et accessibles, les forfaits culturels où l’on se déplace majoritairement en véhicule (souvent de gros bus) d’un site à un autre, et les treks en camping autonomes où la randonnées pédestre prédomine et qui permettent un plus grand isolement et un rapprochement plus personnel avec les communautés locales.

C’est avec la dernière option que nous pouvons vous aider… à commencer par nos conférences, dont une à une nouvelle date à Sherbrooke!

Mais même en favorisant seulement l’option trek, de nombreuses options sont possibles. Karavaniers met à votre disposition 6 circuits de différents niveaux d’engagement et de durées variant de 10 à 21 jours. Pour vous aider à éclairer votre choix, notre conférence sur le Pérou s’avère une des plus utiles, mais aussi une des plus courue, raison pour laquelle nous avons planifié plusieurs dates dans différentes régions. N’oubliez-pas de vous inscrire en écrivant à expeditions@karavaniers.com ou par téléphone au (514) 281-0799 / 1-877-477-0799

CONFÉRENCE PÉROU – LIEUX ET DATES

Montréal (bureau des Karavaniers):
- Jeudi 28 janvier 19h
- Mercredi 10 février 19h
- Mercredi 24 février 19h

Gatineau (331 Cité des Jeunes, Gatineau):
- Samedi 30 janvier 11h (en collaboration avec Voyages Algonquin de Gatineau)

Québec (Auberge L’Autre Jardin):
- Dimanche 31 janvier 13h

Sherbrooke (Boutique Atmosphère / La Randonnée):
- Mardi 16 février 19h

N.B.: Toutes nos conférences sont gratuites. Seul un don suggéré sur une base volontaire est proposé, ce dernier permettant de contribuer à la Fondation Babu Chirri Sherpa, oeuvrant entre autres à la construction d’écoles rurales au Népal.

La fondation Babu Chhiri Sherpa est une suite logique de ce type d’implication. Babu était un ami. (Voir sa vidéo) Nous avions discuté ensemble de la myriade de problèmes (et inversement de possibilités) affectant les villages reculés de son pays. L’éducation nous semblait à tous le secteur à favoriser afin d’espérer un développement durable au Népal. Plusieurs écoles ont déjà été construites dans des vallées éloignées, permettant pour la première fois un accès régulier à l’éducation pour les enfants du coin. De plus, une quantité importante de matériel scolaire (livres particulièrement mais aussi crayons, cartables, etc.) a pu être acheminée vers le Népal (et ensuite vers les villages) grâce à nos voyageurs. Il est donc possible (et on espère pouvoir dire «probable» bientôt) qu’on sollicite la participation d’un groupe se pour apporter quelques boîtes pour la fondation. Cela exige forcément un petit effort, mais cette responsabilisation de la part de tous est justement le rôle de cette charte éthique. On vous remercie à l’avance.

Karavaniers contribue substantiellement à la fondation sur une base annuelle. On ne peut pas voyager longtemps dans ce monde si riche d’autres choses sans vouloir redonner aussi un peu de cette autre richesse, si tristement différente, et qui existe exclusivement dans notre monde à nous. Cette implication de notre part paraissait une évidence. Il n’est pas dit qu’il n’y aura pas ensuite une fondation touchant l’Amérique du Sud ou l’Afrique.

Si vous souhaitez à votre tour participer aux efforts de la fondation, il suffit d’en discuter au bureau de Karavaniers. Nous favorisons particulièrement les dons de livres scolaires (en anglais forcément), toujours difficiles à obtenir dans des régions reculées. Le matériel d’école aussi est apprécié. Quant aux dons d’argent, ils vont directement à la construction d’écoles éloignées. Nous vous remercions chaleureusement de votre aide et de votre support dans cet important projet.

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Vert Noël…

2 December, 2009 par Frédéric Germain
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Crédit photo: Guglielmo Tita

Cliché et facile jeu de mots, on le sait. La tendance plus que jamais, est encore et toujours à l’enviro-bio-équitable, durable, renouvelable et responsable! Honnêtement, et tout en étant moins sarcastiques, belle tendance quand même non? Nous occidentaux, avons le luxueux privilège de pouvoir choisir produits et services en accord avec nos valeurs et principes, un pouvoir non négligeable tout spécialement en cette période qui s’étend de la décoration du sapin jusqu’à la dinde du nouvel an. Comme le dit si bien Laure Waridel : « Acheter, c’est voter »!

En tant qu’entreprise responsable, il est donc tout à notre honneur de vous rappeler que nos « produits et services » à nous (tant « aventureux » soient-ils), viennent donner un petit coup de pouce à la planète. Pour ne citer que quelques exemples :

- Compensation de vos GES (gaz à effet de serre) en voyageant avec nous

Karavaniers a décidé de faire plus que simplement proposer, soit l’inclure dans le prix de tous ses voyages. Une première. C’est donc un incontournable quand vous achetez votre voyage, une partie du montant total va directement à des investissements liés à divers projets d’énergies vertes et renouvelables. Le tout géré par Planetair, une sommité en la matière. Cet organisme est parmi les plus transparents et recommandables dans le domaine. Québécois en plus! Nous vous transmettrons le mois prochain un bilan pour l’année 2009 entourant cette initiative.

On s’entend, ce n’est pas tout le monde qui peut offrir, ou voir même s’offrir, un trek en Himalaya de 5000$ pour Noël. Mais même sans acheter directement un produit Karavaniers, d’autres gestes sont également considérables :

- L’autobus : plus écolo que le covoiturage!

Vous devinerez qu’il est ici question de DÉTOUR NATURE. Sans entrer dans les détails, le calcul est simple : nos autobus prennent en tout 25 passagers (23 randonneurs + 2 guides). Disons qu’en moyenne, les gens partent à deux en voiture pour aller marcher en montagne. Mettons-le à trois pour l’exercice. Nous voilà quand même à plus de 8 voitures. Considérant 4 cylindres par véhicules, ce sont au moins 32 cylindres qui brûlent une quantité considérable d’essence (plus polluant que le diesel d’un autobus) pour cette activité, VS les 8 cylindres diesel de nos véhicules aux moteurs récents et énergétiques. Bien des GES en moins! DÉTOUR NATURE inclut également une contribution à Planetair dans le coût de chaque sortie ou voyage.

- L’école de montagne Karavaniers : quand sécurité responsabilise

En complément à la responsabilité de consommation, la responsabilité d’action. Parce qu’alerter les services d’urgence, ou pire ceux de recherche et sauvetage sous la triste conclusion d’une mauvaise préparation ou d’un mauvais jugement de capacité pour l’activité pratiquée ou le terrain visité, a une influence directe sur la disponibilité de ces précieux services. Sans parler de mettre en péril la sécurité ou pire la vie, des membres d’un groupe, voir même des sauveteurs. Voilà une des raisons derrière la naissance de notre école de montagne. Non seulement faites-vous un achat responsable en choisissant une telle formation, cette dernière se transpose en action responsable sur le terrain. De plus ce mois-ci : spécial néophytes! Tous nos cours accessibles aux débutants dans la rubrique ÉCOLE DE MONTAGNE.

- Une responsabilité reconnue

Plusieurs organismes reconnus ont déjà approuvé nos pratiques. Pour n’en citer que quelques un :

ethiquette.ca : entreprise à but social dont la mission est de fournir de l’information aux consommateurs afin de les aider à faire des achats éco-responsables et socialement responsables, ethiquette a également pour mission de promouvoir les entreprises correspondant à ces critères afin de réduire leur impact sur l’environnement et augmenter les conditions sociales de leur communauté. De la même façon, promouvoir les entreprises innovatrices qui ont décidé d’emprunter la voix du développement durable en adoptant les principes de cette idéologie. Voir la page Karavaniers sur ethiquette.ca

- novae : Novae [prononcer nova-é] est une entreprise indépendante spécialisée dans l’information et la promotion du développement durable et des pratiques d’affaires responsables auprès des professionnels, comme promouvoir les initiatives durables et citoyennes des entreprises afin qu’elles servent d’exemples et d’inspirations à d’autres. Voir la page Karavaniers sur novae.ca

- L’actualité.com : L’actualité s’est démarqué en récoltant sept récompenses dans le cadre des Grands Prix 2009 décernés par l’Association québécoise des éditeurs de magazines, dont celui du magazine de l’année. L’actualité compte également 28 nominations dans le cadre des prix de la Fondation canadienne du magazine, soit la plus grande récolte de tous les magazines canadiens, à égalité avec le magazine Walrus. Lire l’article citant Karavaniers sur L’actualité.com

Sur ce, Joyeux Noël… VERT!

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On part en tournée!

5 November, 2009 par Frédéric Germain
Publié dans Éditorial du eCourrier
Crédit: Matthieu SaillantFestiVA (Festival du film Voyage & Aventure), dont Karavaniers fait tête d’affiche en tant que présentateur officiel. Mais en novembre, c’est tout le Québec que nous parcourons !

Alors pourquoi ne pas en profiter, entre films et conférences, pour venir rencontrer un(e) de nos guides et discuter de nos voyages et expéditions aux quatre coins de la planète!

Après Rimouski et Rivière-du-Loup la semaine dernière, voici donc la liste des villes où nous tiendront un kiosque d’information, dans tous les cas entre 18h et 23h30.

CHICOUTIMI: Samedi 14 novembre
Salle UQAC: 555, boulevard de l’Université

QUÉBEC: Mardi 17 novembre
Salle Albert-Rousseau, Cégep de Ste-Foy: 2410 chemin Ste-Foy

SHERBROOKE: Mercredi 18 novembre
Salle Maurice O’Bready, Centre culturel de l’Université de Sherbrooke: 2500 boul. de l’Université

GATINEAU: Jeudi 19 novembre
Salle Odyssée, Maison de la culture: 855 boul. de la Gappe

DRUMMONDVILLE: Samedi 21 novembre
Salle Georges-Dor, Cégep de Drummondville: 960, rue Saint-Georges

GRANBY: Dimanche 22 novembre
Salle du Cégep de Granby-Haute-Yamaska: 235, rue St-Jacques, Granby

TROIS-RIVIÈRES: Mardi 24 novembre
Salle Anais-Allard-Rousseau, Maison de la culture: 1425, place de l’Hôtel-de-ville

Et pour tout savoir sur le FestiVA: www.espaces.qc.ca/fifam/

La conférence mentionnée précédemment (Les grands treks de l’Himalaya) n’avait malheureusement lieu qu’à Montréal, et ce bien contre notre gré. En attendant de nous accueillir en conférence chez-vous, laissez-nous vous mettre l’eau à la bouche, en cliquant-ici pour visionner notre clip d’ouverture!

Où que vous soyez: Bon FestiVA !

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On tourne !

1 October, 2009 par
Publié dans Général, Éditorial du eCourrier

Autrefois présenté sous le nom du Fifam (Festival international du film d’aventure de Montréal), la huitième édition arbore maintenant un nouveau titre tout à notre honneur, intégrant l’un des plus jouissifs noms communs de la langue française: « voyage »…

VOYAGE [vwajaʒ] n.m. (lat. viaticum)
Action de se rendre dans un lieu lointain ou éloigné; séjour ou périple ainsi fait.
Aimer les voyages.

Est donc né le tout nouveau Festival du film Voyage & Aventure, touchant d’avantage l’activité qui nous intéresse tant (le dit voyage), sans toutefois laisser pour compte ce qui nous passionne toujours: l’aventure !

Le rôle de présentateur officiel nous permettra à la fois d’appuyer cet événement qui chaque année dorlote nos âmes de voyageurs, ainsi que de faire connaître Karavaniers de façon à confirmer qu’aventure et voyage font bon ménage !

Cliquez-ici pour pré-visionner notre clip d’ouverture!

Notre président-fondateur sera bien entendu de la partie, présentant sa toute nouvelle conférence « LES GRANDS TREKS DE L’HIMALAYA », brossant ainsi un portrait des différentes options de trek au Népal et dans le nord de l’Inde. Le tout sans nécessairement décrire les circuits Karavaniers précisément, mais servant plutôt à présenter à l’auditoire les incontournables himalayens. Samedi le 24 octobre (16h45) à Montréal seulement (UQAM). Consultez le programme officiel pour tous les détails ainsi que pour réserver ou consulter l’horaire des autres villes.

Le FestiVA donc, c’est le groupe Espaces, qui nous offre depuis plusieurs années déjà la revue du même nom, le Festival Plein Air de Montréal, la tournée québécoise du Festival de Banff, les livres des Éditions Espaces, sans parler du magazine PARABOLIK touchant les sports de glisse et du nouveau né anglophone: ADVENTURA MAG.

Longue vie au groupe Espaces et à leur « nouveau » festival, un incontournable à Montréal du 21 au 24 octobre prochain.

Le Fifam est mort ? Vive le FestiVA !

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Le choix d’une compagnie responsable

30 June, 2009 par Richard Rémy
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Crédit photo : Lucie Dumont

Vous avez décidé de partir en voyage et de faire un trek. Prenons l’exemple du Népal. Si vous choisissez un classique comme le camp de base de l’Everest vous aurez trois choix: 1- Le faire de façon indépendante en dormant dans les « lodges » ou « tea houses » et en y prenant également les repas. 2- Le faire en engageant une compagnie locale sur place, qui vous fournira guide, cuisinier et porteurs. 3- Engager une compagnie d’ici qui travaille avec une compagnie locale.

Je n’élaborerai pas trop sur la première option, faute d’espace et non d’intérêt, mais sachez qu’il y a dans cette approche des enjeux environnementaux non négligeables. Le plus évident est probablement relié aux hébergements qui utilisent le bois pour chauffer les aliments. Lorsque le Népal accueillait 2 000 touristes par année, la forêt pouvait toujours fournir, mais ce n’est plus du tout le cas actuellement. On parle maintenant de plus de 150 000 trekkeurs par an. Certains établissements utilisent le kérosène (et en font la publicité). À vous de les dénicher.

Mais vous pouvez aussi choisir d’engager une équipe pour vous guider. Dans ce cas, un mot d’ordre: posez des questions. Si vous prenez deux heures pour choisir une botte de marche de 200$, il me semblerait normal d’accorder une bonne vingtaine d’heures de recherche et enquête pour un voyage de 5000$ non?

Le choix d’une compagnie locale
Est-ce que payer cher est un gage de qualité? Non, pas du tout. Pas toujours du moins. Alors faut-il chercher à payer le moins cher possible? Dans ce cas, vous êtes presqu’assuré que votre passage sera nuisible. Comment faire alors? Réputation et vérifications! À vrai dire, il est très difficile de s’assurer qu’une compagnie offre une démarche responsable à moins de disposer de références directes (quelqu’un qui a voyagé avec eux). On pourrait se dire qu’Internet a facilité les contacts mais il y a là un effet pervers: un site Internet prouve qu’une compagnie… sait bâtir un site Internet! Rien de plus. Ajoutons que cela facilite également la fraude… « Payez, on vous attend le 3 octobre… ». La réputation est difficile à vérifier quand vous n’habitez pas le pays. Quant à avoir des références directes (i.e. de gens en qui on a confiance), on en a, ou pas. Et la recherche de références sur Internet est aussi incertaine à mon avis. En fait, jamais je ne pourrais recommander l’achat d’un trek en haute montagne sur le seul fait de recherches Internet.

Le choix d’une compagnie dan son pays d’origine
Le gros avantage dans ce cas, et il est important, c’est que vous pouvez poser des questions: que faites-vous pour vous assurer que les porteurs n’auront pas froid? Que faites-vous pour limiter le poids des bagages des voyageurs? Quelles sont les compétences des guides en soins d’urgence, en alpinisme si nécessaire, etc., etc. Et vous pouvez aussi vérifier la réputation de cette compagnie. Évidemment, les services sont plus chers, de l’ordre de 10 à 20% (attention de bien comparer « des pommes avec des pommes »: aller au camp de base de l’Everest par la vallée de Thame n’est pas du tout la même chose que par la voie directe du Khumbu).

Conclusion: prenez votre temps, car il serait dommage que votre choix, pour une économie de quelques centaines de dollars (donc entre 10 et 15% du prix total du voyage) se fasse sur le dos d’un porteur!!! Un poids moral que je ne voudrais pas assumer.

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Édition estivale!

3 June, 2009 par Frédéric Germain
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Ça y est, on y est arrivé… juin égale été! À quoi bon vous parler de la saison chaude direz-vous, quand Karavaniers vous offre de partir aux quatre coins de la planète, où les climats peuvent varier d’un extrême à l’autre. Simple: vos vacances! Puisque la majorité d’entre vous profitez de notre court été pour y concentrer vos congés, nous avons compilé tous nos départs estivaux où il est encore possible de s’inscrire.

Du côté de nos collègues de DÉTOUR NATURE, ceux-ci vous présentent leurs plus longs séjours estivaux, incluant toujours le transport par autobus, les frais de camping et la majorité des repas, dans notre rubrique « LA C(E)RISE SUR LE SUNDAE! »

Pour Karavaniers et SUR LA ROUTE, voici à  quoi ressemblera l’été, en kayak de mer, à  vélo ou à pied :

JUIN :

Pérou « Ausangate et Machu Picchu » / TREK 20 jours
27 juin au 16 juillet / 2890$

Ladakh « Les derniers nomades » / TREK 28 jours
27 juin au 23 juillet / 3275$

JUILLET :

Pérou « Urubamba et Machu Picchu » / TREK 11 jours
1er au 11 juillet / 1865$

Ladakh « Nunkun » / ALPINISME 32 jours
1er au 31 juillet / 6800$

Équateur « Sur le pas des Andinistes » / ALPINISME 15 ou 21 jours
2 au 16 ou 22 juillet (15 ou 21 jours)
3010 $ OU 3920$ selon la durée

Maroc « Tessaout et M’Goun (Haut-Atlas) » / TREK 15 jours
11 au 25 juillet / 2285$

Pérou « Chokequirao, l’autre chemin inca » / TREK 16 jours
11 au 26 juillet / 2670 $

AOÛT :

Pérou « Urubamba et Machu Picchu » / TREK 11 jours
30 juillet au 9 août / 1965$

Équateur « L’avenue des volcans » / TREK 14 ou 21 jours
30 juillet au 12 ou 19 août (14 ou 21 jours) / 2305$ OU 2915$ selon la durée

Groenland « Scoresbysund – Au nord du nord »
KAYAK DE MER 22 jours / 30 juillet au 20 août / 6855$

Irlande « Une poésie en verts » / VÉLO 15 jours
2 au 16 août / 3395$

Pérou « Urubamba et Machu Picchu » / TREK 11 jours
15 au 25 août / 1965$

Roumanie « Les Carpates en l’air » / TREK 15 jours
22 août au 5 septembre / 2675$

Tanzanie « Kilimandjaro et safari » / TREK 16 ou 20 jours
22 août au 6 ou 10 septembre / 4420$ ou 5970$ selon la durée

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Ça roule!

2 April, 2009 par Matthieu Saillant
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Crédit photo: Détour Nature

Printemps oblige, parlons vélo! Nos routes se libèrent progressivement de l’emprise de l’hiver, le soleil nous redonne de l’ardeur et nous avons tous de l’énergie à revendre. Que cela soit avec Détour Nature ou Sur la route, nous vous proposons un grand nombre de nouveautés cette année, un encadrement plus souple que jamais, des cartes et des itinéraires de qualité… Bref, de quoi profiter de la route en toute liberté!

Détour Nature, c’est toujours la possibilité, à un tarif très raisonnable, de découvrir – ou redécouvrir – les plus belles routes du Québec, de l’Ontario, des provinces maritimes et du nord-est des États-Unis. Mais en plus des itinéraires originaux, adaptés à tous les niveaux, et un encadrement de guides professionnels, Détour Nature vous propose aussi le transport en autobus au départ de Montréal et le remorquage de votre vélo. Bref, toute la logistique de votre excursion à vélo, qu’elle dure un jour, un week-end ou une semaine complète, est prise en charge de A à Z. Vous n’avez qu’à rouler, encore rouler et apprécier!

Au rayon des nouveautés cette année, Détour Nature vous propose une formule originale à l’occasion du Great Five Boro Bike Tour à New-York, des itinéraires nouveaux dans le sud des Adirondacks (NY), dans la vallée de Kancamagus (NH), dans les montagnes du Vermont, en Nouvelle-Écosse, ainsi qu’une belle escapade d’une semaine durant laquelle nous relierons Montréal à Boston en août prochain.

Sur la route, c’est la garantie de faire un voyage sans compromis sur le confort, mais surtout sur votre liberté : celle de voyager à votre rythme et de faire véritablement le voyage de votre choix. Fini le temps du rythme imposé par un groupe, de l’itinéraire rigide et du programme d’activités intouchable. Fini le temps surtout de choisir sa destination en fonction de son niveau. Avec Sur la route, vous avez non seulement le plaisir de parcourir des routes magnifiques partout dans le monde, sur les distances et les sections de l’itinéraire de votre choix, mais également la garantie de faire, dans la destination de votre choix, un voyage qui correspond à votre niveau et à vos envies. Avec en prime, la liberté de l’esprit de voir toute la logistique de votre voyage être prise en charge par 2 guides professionnels!

Sur la route propose 12 destinations originales dans le cadre d’une formule idéale pour les couples et amis désirant voyager ensemble mais qui ne sont pas des cyclistes de même niveau, ou encore pour les voyageurs indépendants qui recherchent les avantages du voyage organisé sans les inconvénients!

En 2009, on va vous donner toutes les raisons de rouler. Pour le sport, pour le plaisir, pour la détente ou pour le défi… ce sera toujours à vous de choisir!

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On ne sortira jamais de la crise!

3 March, 2009 par Matthieu Saillant
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Sur le plateau tibétain
Crédit photo – G. Lemay et M. Ampleman

Je ne sais pas pour vous, mais quant à moi, je suis légèrement tanné d’entendre parler de la crise économique…

Non pas que je veuille sous-estimer l’ampleur de ce cataclysme générationnel, de cet Apocalypse économique, de cet Armageddon financier … En effet, il est à peu près évident, quand on écoute les nouvelles, que nous allons tous passer à la moulinette de la récession, de la même façon que nous y sommes tous passés après les attentats du 11-Septembre, le SRAS, la guerre en Irak et la grippe aviaire. D’ailleurs, je vous écris d’un bunker enseveli à 3000m de profondeur sous l’Antarctique. C’est à peu près la seule place sécuritaire qu’il reste en ce bas monde…

Certes, j’exagère peut-être un peu. Rester chez soi, ne plus sortir, ne plus parler à personne : voilà des mesures qui devraient suffire à tous nous protéger. Après tout, à quoi peuvent bien servir les autres quand on a l’Internet et la tivi? Certes, il y a des mauvaises langues pour dire que cela ressemble à une vie par procuration. Mais pour beaucoup d’entre nous, c’est en fait cela, la vraie vie, la seule que l’on aura jamais. Alors à quoi bon chercher ailleurs?

La faute à qui, tout ça? La crise? La faute à pas de chance? On n’a pas le choix? On est bien obligé?

C’est vrai qu’il y a bien des raisons de refuser de vivre naïvement l’instant présent. D’abord, l’argent ne pousse pas dans les arbres, alors il faut bien travailler pour le gagner et le placer ensuite dans un compte en banque. Pourquoi? Pour en profiter plus tard ; pour voyager peut-être – à moins, bien sûr, que nous soyons rendus tellement arthritiques quand sera venu le temps d’en profiter que nous n’aurons rien de vraiment plus pertinent à nous offrir qu’un écran plasma géant… Puis il y a une crise financière, une crise boursière, une guerre – you name it! Alors notre argent perd de sa valeur. Ce n’est plus le bon moment de partir en voyage, notre retraite est en péril, alors nous devons redoubler d’ardeur au travail, pour mettre encore plus d’argent de côté, pour les jours meilleurs, quand sera venu le temps d’en profiter, avant qu’il ne soit trop tard…

Bon, vous l’aurez compris, je suis un peu tanné de me faire dire constamment qu’il faudra vivre plus tard et que ce n’est jamais le bon moment de faire autre chose que de penser à l’avenir. On n’a qu’une vie et il faut la vivre sans regret.

C’est Horace, un poète romain du Ier siècle avant notre ère – et non Robin Williams, comme le croient certains qui regardent trop la télé – qui a écrit: « Carpe diem, quam minimum credula postero ». Cueille le jour et sois le moins confiant possible en l’avenir.

Le bon moment, c’est toujours l’instant présent, car c’est le seul que nous avons la garantie de vivre vraiment…

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Pourquoi changer?

5 February, 2009 par Matthieu Saillant
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Glacier sur le Kilimandjaro
Crédit photo: Pascal Guillaume

Après plus de 10 années passées dans nos merveilleux bureaux du Vieux-Port, nous avons déménagé sur les bords du canal Lachine. Un changement de taille comme celui-là – à notre humble échelle… – est forcément difficile à avaler. Non pas que nos nouveaux locaux soient moins beaux ou moins agréables, ils sont juste… différents!

Oui, c’est vrai, c’était toujours mieux avant… Katmandou, il y a 10 ou 20 ans? Ça, c’était le VRAI Katmandou! Le Kilimandjaro avec ses neiges éternelles? Ça, c’était le VRAI Kilimandjaro! Le Canadien avec Guy Lafleur? Ça, c’était le VRAI Canadien! Mais quand le temps et les années passent, qu’advient-il de la vraie nature des choses?

Katmandou a changé, ni pour le mieux, ni pour le pire : il a tout simplement changé. Le Kilimandjaro est toujours là, toujours aussi haut, toujours aussi majestueux, les glaciers en moins… Le Canadien, hé bien, il a ses hauts et il a ses bas, on l’aime et il nous agace toujours autant… Bref ! On vit avec ce qu’il a à nous offrir…

La nature changeante des hommes, de leur culture et de leur environnement, devrait aussi nous inviter à réfléchir sur les raisons qui nous poussent à voyager. Trop souvent, on voyage pour les mauvaises raisons, pour donner vie à nos phantasmes, à nos croyances, à des clichés qui n’ont plus de raisons d’être depuis des lunes. On part à la recherche d’une “authenticité” à laquelle on ne peut véritablement redonner vie qu’à coups de dollars. Mais qui sont-ils vraiment ces sâdhus de pacotille qui, dans les rues de Katmandou, font don de leur sourire et de leur sagesse pour nos précieuses roupies? Qu’ont-ils d’authentiques, ces guerriers Massais qui sautent autour d’un feu faisant pâle figure face au flash de nos appareils photos? Et chez nous, que valent-elles vraiment ces cabanes à sucre en costumes d’époque qui, le temps d’un dimanche en famille, essaient de nous faire croire, à nous et aux voyageurs d’outremer, que nous sommes encore témoins d’un passé pourtant bel et bien révolu?

Il ne faut jamais oublier le passé: il nous aide à mieux comprendre le présent et nous prépare à l’avenir. Mais la beauté et l’authenticité ne sont pas choses du passé. “La beauté est dans l’½il de celui qui regarde”, dit le proverbe. Elle ne peut donc se vivre qu’au présent. Quant à l’authenticité, hé bien, si une chose est sûre en ce bas monde, c’est qu’elle ne se monnaie pas et qu’un dollar ne parviendra jamais à la ressusciter!

Comme le chantait Michel Rivard dans La lune d’automne : “Je n’aime pas la nostalgie, c’est une maitresse inassouvie aux yeux trop bleus” Alors ne voyageons pas – et ne vivons pas – comme on prend un amant ou une maîtresse, pour mettre de la couleur là où il n’y en a pas. Mais plutôt comme on tombe en amour, avec la possibilité de l’échec, et l’espoir fou de la réussite.

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