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Un voyage, des rencontres

2 September, 2010 par
Publié dans Général, Éditorial du eCourrier

Quand la nature se réveille, on se rend compte que les pays lointains (ou même plus proches) ne sont pas seulement des paysages et des treks potentiels. Quand des inondations et des glissements de terrain ravagent des villages et tuent des trekkeurs, on en parle dans les médias! Quand Haïti tremble – et tremble fort – le monde entier se mobilise, sollicité par les journaux et télévisions de tous les pays. Cet été, le Pakistan, le Ladakh, la Chine et la Russie ont été particulièrement affectés. C’est alors que les populations plus ou moins lointaines, souvent démunies mais toujours culturellement éloignées de nous sont mises sous les projecteurs des caméras. Cet édito ne se veut ni moralisateur ni misérabiliste mais pousse à se poser cette question : pourquoi attendre une catastrophe pour s’intéresser aux gens qui peuplent ces pays?!

Les paysages, les treks, les cultures ne sont pas les seuls aspects du voyage! Aller à la rencontre des peuples est à la fois une raison de voyager et une composante de tout voyage qui se fait à rythme humain. Bien sur, si vous allez à Baffin, vous risquez de ne pas rencontrer grand monde pendant la traversée. Mais en marchant au Népal, le peuple Sherpa est là, tous les jours avec vous, en tant que cuisiner, porteur ou habitant d’un village sur le sentier. Et certains voyages se prêtent encore plus à la rencontre : Guadeloupe, Panama, Laos, Égypte… et tant d’autres!

Alors, bien sur, il y a la montagne, les paysages, le plaisir de marcher et de s’avancer dans la vallée qui nous attend, à moins que ce ne soit l’eau qui glisse sous le kayak dans un décor idyllique (des icebergs ou des cocotiers au loin, à moins que vous ne préfériez les cactus…). Et comme le disent tous les grands voyageurs passés ou contemporains, un voyage se passe de raison, de prétexte, il suffit juste d’en avoir le goût pour qu’il se justifie. Mais n’oubliez pas que la passion du plein air et de la découverte à pied ou en kayak de mer ne sont pas les seuls aspects du voyage. Et que le dépaysement vient souvent de la rencontre avec le peuple du pays visité…

Bonne rentrée!

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Le Bhoutan: la quintessance du romantisme.

5 August, 2010 par Richard Rémy
Publié dans Éditorial du eCourrier


Crédit photo: Dreamstime

C’est mon 3e édito où je parle du romantisme du voyage. Je vous rappelle brièvement ce que je disais : j’aime mieux aller loin que d’aller haut. J’aime mieux écouter que parler. Le Bhoutan, ce pays qui mesure le bonheur (BNB : Bonheur National Brut) semblait donc, inévitablement devoir se retrouver sur notre liste. Et bien ce n’est pas si évident, parce que plus on me demande de faire quelque chose…plus j’ai tendance à faire le contraire. Et c’est encore plus le cas de Pascal, qui a conçu et guidera ce voyage. Il n’était donc pas question de se contenter de ce trek que tout le monde fait (ceci dit, tout le monde au Bhoutan, c’est quand même peu de gens!) le Snowman trek. On a forcément trouvé autre chose mais je vous laisse lire ce que Pascal en dit.

Moi je continue sur ma lancée du romantisme pour revenir sur le concept d’une Étoile Filante, comme ce Bhoutan, comme ce Scoresby groenlandais et ce Dolpo népalais de l’an dernier. Précisons qu’une Étoile Filante est un voyage que nous faisons pour la 1re fois… avec les gens. Vous savez que j’aimerais bien pouvoir mettre tous les concepts du capitalisme de côté, que la rentabilité ne soit pas un facteur et que nos voyages ne soient que des Étoiles Filantes. Imaginez que toujours, on découvre pour la 1re fois ensemble. Imaginez que toujours, comme c’est le cas, les voyageurs aient l’esprit ouvert de façon à ne rien attendre d’un voyage tout en sachant qu’ils en retireront bien plus. Si je jouais le rabat-joie, je vous dirais que nous ne pouvons pas, que ce n’est pas possible. Pas toujours. Mais là, et de plus en plus c’est une promesse, on peut jouer, un peu, à se prendre pour un explorateur. Aurais-je quelque chose de Tilmann (probablement le plus grand explorateur de l’Himalaya)? Ai-je la résistance de Shackleton? Ai-je la curiosité de Christophe Colomb? Suis-je un voyageur à la recherche de la quintessence romantique du voyage?

Page internet de notre voyage au Bhoutan >>

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Les guides n’ont pas peur d’exagérer. Le cas de Fred et Vicente.

30 June, 2010 par Richard Rémy
Publié dans Éditorial du eCourrier

Dans mon dernier édito, je vous parlais de romantisme. Celui des grands explorateurs qui partaient sur des territoires vierges, grimpaient de nouvelles montagnes. Saviez-vous que le premier 8000m à être gravi, l’Annapurna, le fut par erreur? On voulait le Daulaghiri mais les cartes étaient mauvaises! Ou bien Herzog et Rebuffat ont mal lu.

Je vous disais aussi que cette nouvelle du garçon de 13 ans qui a gravi l’Everest ne m’avait pas ému… Par contre, cette fille de 16 ans qui a fait un tour du monde à la voile en solo, ça m’impressionne plus. Il faudrait quand même savoir par ailleurs que le premier, par défiance envers l’idée d’une course, à avoir réussi l’exploit est Bernard Moitessier. Le vagabond des mers du sud, encore par défiance, gagnant non-inscrit (donc pas de bourse), ne s’est même pas arrêté et a continué un autre demi-tour… Un tour et demi du monde sans escale!

Évidemment qu’en 2010, il devient de plus en plus difficile de faire des premières… Alors que devient l’aventure? Y a-t-il encore des aventuriers? Je me risquerais à dire que ce sont ceux qui voyagent et n’en parlent pas trop. Ceux qui n’essaient pas de le dire et n’inscrivent surtout pas, sur une carte d’affaires, le mot aventurier. Bref, l’humilité devrait nécessairement faire partie de l’aventure. De ceux-là, il y en a beaucoup qui travaillent chez Karavaniers. Pascal est à Bali dans sa petite maison. Antoine vient de finir un doctorat sur les chevaux sauvages du plateau tibétain.

Il y a Fred, qui vient de partir en sabbatique pour 6 mois en vélo en Asie du sud-est. Bien sûr, il vous en parlera si vous le lui demandez, mais la seule différence visible à son retour sera… d’être un meilleur guide.

Puis il y a le cas Vicente qui nous demandait gentiment il y a quelques temps, de prendre congé 3 mois afin d’essayer son petit voilier (un Contessa 25 pieds). Il voulait naviguer en solo, de Montréal à l’Écosse en faisant escale au Groenland et aux îles Féroé. Simplement.

Vous savez quoi? Je me considère infiniment chanceux de connaître ces gens. Et comme président de compagnie, je me sens très à l’aise de vous dire que vous ne trouverez pas de meilleurs guides que ceux qui n’ont pas peur, en toute humilité, d’exagérer.

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Je suis un romantique et je n’aurais jamais grimpé l’Everest à 13 ans!

3 June, 2010 par Richard Rémy
Publié dans Éditorial du eCourrier

Dans la Presse de samedi, Yves Boisvert exprime son malaise face à cet enfant de 13 ans qui a réussi l’ascension de l’Everest…Il pointe notamment, et j’en suis aussi convaincu, que c’est fort probablement le rêve du parent qui est le moteur de cet exploit.

Qu’est-ce qui me dérange tant dans cet exploit? Qu’est-ce qui fait que je ne comprenne pas Gabriel Filippi (qui est par ailleurs quelqu’un que je respecte beaucoup) de s’acharner sur cette montagne (2e ascension réussie en 5 ou 6 tentatives). Qu’est-ce qui fait que je n’ai aucunement le goût de mettre cette montagne au programme des ascensions offertes par Karavaniers. Et pourtant nous sommes certainement la seule compagnie au Québec à pouvoir l’offrir?

La réponse est assez facile…je suis un romantique. Depuis toujours je lis l’Himalaya de Tilman, Bonington, Messner. Je lis l’Afrique de Livingstone, Stanley, Thesiger. Les pôles de Shackleton, Victor, Rasmussen.

Mais voilà, à l’Everest, je ne vois plus l’aventure si un kid peut réussir à la grimper (il faudrait voir l’aide que les sherpas lui ont apporté). Je ne vois pas l’aventure des 7 sommets si quelqu’un qui mets des crampons pour la première fois de sa vie à 40 ans…réussisse le tout avant l’âge de 45 ans! On veut trop être un aventurier sans prendre le temps d’en devenir un.

Au début mai, je me rendais à skis avec mes amis de Terres Oubliées dans le petit village de Tinitequilak (côte est du Groenland) où j’avais un rendez-vous avec le romantisme! Ben non, pas de belle inuite aux yeux bleus mais un village perdu qui deviendrait la base de nos voyages en kayak de mer, nos treks et nos raids à skis. Et une petite maison (à retaper) avec vue hallucinante sur la calotte glacière et le fjord Sermilik qui deviendra peut-être notre hôtel 5 aurores boréales. Il y a un bel avenir pour les voyageurs-rêveurs sur cette côte est du Groenland, le plus bel endroit du monde probablement.

Pour moi, ça c’était plus une aventure que l’Everest…Il faut dire que si je suis romantique, je suis probablement un peu paresseux aussi.

Et Félicitations Gabriel tout de même pour ta 2e ascension!

Richard Rémy

Président

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« Le chemin Inca, oui mais aussi…»

6 May, 2010 par Julie Betelu
Publié dans Éditorial du eCourrier


Cité Inca de Chokiquerao
Crédit photo: Nadia Beaulieu

Camino Inca. Il conduit à la célèbre cité Inca perdue puis redécouverte en 1911, traverse la jungle et les montagnes péruviennes, et est parsemé de ruines d’une civilisation éteinte. Un sentier datant de plusieurs siècles, tout en pierres, foulé autrefois par les Incas eux-mêmes. Impressionnant, d’autant plus qu’il conduit au Machu Picchu et qu’il reste la meilleure façon d’y accéder, en prenant son temps plutôt qu’en arrivant en train. Mais… impressionnant ne signifie pas incontournable! Car des sentiers dessinés par cette civilisation qui mènent à l’imposante cité, il y en a, et plus d’un. Moins touristiques, moins fréquentés, moins connus. Et toujours, peu importe de quelle façon, au Machu Picchu nous nous rendrons! Aussi, ne manquez pas notre conférence « PÉROU : AU-DELÀ DU CAMINO INCA », au FESTIVAL PLEIN AIR ET VOYAGE de Québec et Montréal!

Camino Inca, oui mais… Pourquoi ne pas s’en contenter? Parce qu’un trek aussi beau souffre forcément de sa popularité, parce que les permis nécessaires pour y entrer sont difficiles à obtenir, parce que l’afflux de touristes occidentaux diminue les possibilités de rencontrer les locaux. Et surtout parce nous aimons ne pas suivre les foules et passer dans les recoins dont ne parlent pas les guides de voyage, pour que l’expérience de voyage soit enrichie et inoubliable.

Alors le Chemin Inca, bien sûr… mais il n’y a pas que ça qui existe! Que dire d’un itinéraire qui vous fait découvrir encore plus de sites archéologiques majeurs de la civilisation Inca, pour aller plus loin que « seulement » au Machu Picchu? Comment ne pas s’émerveiller devant Chokiquerao, cité installée à 3000 mètres d’altitude et à propos de laquelle certains scientifiques s’interrogent à savoir si ce ne serait pas Vilcabamba, la fameuse cité perdue? Que penser d’un trek d’envergure sur 8 jours, qui fait passer de la moite chaleur de la jungle à des cols froids possiblement enneigés? Comment rester insensible aux rencontres avec les habitants de l’arrière-pays, moins « habitués » au tourisme? Comment ne pas s’extasier face à ces paysages spectaculaires qui entourent le voyageur tout au long du trek?

Le Chemin Inca dites-vous. On vous répondra plutôt Chokiquerao. Son trek exceptionnel, ses découvertes archéologiques indéniables, loin de l’affluence touristique. Et notre itinéraire ne dédaigne pas pour autant d’aller visiter le Machu Picchu. Que dire de plus? Prochain départ le 10 juillet! Ou cliquez-ici pour voir tous nos voyages au Pérou.

Enfin, des conférences auront lieu au Festival de Plein-Air à Montréal et à Québec, précisément sur le sujet: au-delà du Camino Inca. N’hésitez pas à venir nous rencontrer pour en savoir plus. Ce sera aussi l’occasion de parler du Népal et des splendeurs de l’Himalaya au cours d’une deuxième conférence!

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« Machu Picchu: ouvert! »

31 March, 2010 par Julie Betelu
Publié dans Éditorial du eCourrier


Crédit photo: Robert Lavoie

Cet hiver, fin janvier plus précisément, de fortes pluies ont causé inondations et glissements de terrain dans la région du Machu Picchu, bloquant son accès et causant des dégâts humains et matériels dans les villages environnants. La population s’est organisée pour apporter son aide aux personnes en détresse dans les communautés touchées, et les touristes présents sur le site ont dû être évacués par hélicoptère au cours d’une opération qui a duré cinq jours. La cité Inca a été fermée pendant près de deux mois. Comme nous le mentionnions dans l’édition de février, la réouverture du site était une question de temps. Question qui allait se résoudre rapidement car le Machu Picchu, élément incontournable du tourisme au Pérou, a un rôle important dans l’économie non seulement de la région mais de tout le pays. Maintenant, c’est annoncé officiellement, la cité Inca a ré-ouvert ses portes, à temps pour tous nos voyages qui s’y rendent et ne seront donc pas affectés!

Ouf… mais cela mérite un peu plus d’explications. Rappelons que le Camino Inca est le chemin que prenaient les Incas en leur temps pour rejoindre la cité. Aujourd’hui, il est soumis à la pression touristique et pour le préserver de la détérioration liée à une sur-fréquentation, le gouvernement a décidé en 2002 de réguler le flux des randonneurs en délivrant des permis d’entrée, aussi bien pour les touristes que pour les équipes locales. Le quota d’autorisations quotidiennement délivrées est bien moindre que le nombre de marcheurs intéressés, ce qui induit un important délai entre le jour d’achat du permis et le jour d’entrée sur le Chemin Inca… pas pratique d’attendre plusieurs mois lorsqu’on est au Pérou pour deux semaines! Au cours de nos voyages au Pérou, nous passons par ces sentiers ancestraux pour atteindre le Machu Picchu, tout spécialement pour deux de nos six circuits, qui eux nécessitent absolument les dits permis. Alors… après plus de deux mois de fermeture, vous pouvez largement imaginer à quel point la demande sera forte pour obtenir ces autorisations, et qu’on doit s’attendre à une véritable ruée vers… le Machu Picchu ! Pour être assuré d’avoir la possibilité de marcher jusqu’au Machu Picchu par ce trek précisément donc, il faut penser à réserver au plus tôt, car nous ne pouvons malheureusement pas garantir son obtention…

En lisant ces lignes, on peut se demander quelle est la pertinence d’aller marcher sur une autoroute de randonneurs… (faux : les permis ont l’avantage de limiter l’achalandage)… bien que ce ne soit pas exactement le thème du jour, nous rappelons que Karavaniers met un point d’honneur à proposer des circuits de qualité en décidant de décaler les journées de marche par rapport aux autres compagnies, afin que les voyageurs qui partent avec nous conservent intact le plaisir de marcher sur ce sentier… loin de la cohue.

Qu’en est-il pour nos voyages au Pérou qui empruntent la voie ferrée traditionnelle pour rejoindre la cité Inca? Celle-ci a été endommagée lors des inondations et glissements de terrain, notamment au niveau des ponts. Aujourd’hui, elle a été remise en fonction à partir d’une gare située à proximité d’Ollantaytambo qui est accessible par la route.

En conclusion, nous sommes donc heureux d’annoncer qu’aucun de nos circuits n’est compromis ! Alors, pensez à réserver plus tôt votre voyage (encore plus tôt qu’avant dans le cas présent!) pour ne pas laisser s’envoler tous les permis pour le Camino Inca et avoir la chance de marcher dans les pas de cette civilisation disparue, jusqu’à sa majestueuse cité…

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Responsabilité de conscience

10 February, 2010 par Jimmy Naudillon
Publié dans Éditorial du eCourrier


Crédit photo: Réjean Gagné

À l’heure ou Haïti tente de se relever de cet effroyable tremblement de terre, c’est le très célèbre Machu Picchu qui, à son tour est frappé par une catastrophe naturelle. D’importants glissements de terrain ont fait une dizaine de victimes, et bloqué près de 2500 touristes dans l’ancienne cité Inca.

Parler de tourisme d’aventure dans une telle conjoncture peut donc paraître totalement inapproprié… Nous ne sommes pas un organisme humanitaire, mais gardons néanmoins en tête la réalité, aussi dure soit elle, des pays que nous visitons. Plus que jamais, notre engagement en matière de tourisme responsable apparaît comme une des priorités au sein de l’entreprise et envers nos partenaires et collègues du Pérou. Que ce soit à travers des actions ponctuelles sur le terrain comme la corvée de l’Urubamba, qui consistait à organiser, financer et encadrer une corvée de nettoyage dans la cordillère de l’Urubamba au Pérou, ou une première initiative similaire, celle de la corvée de nettoyage du Huayhuash, nous tentons toujours d’atténuer, le plus possible, l’emprunte laissée par notre passion du voyage, mais aussi celle laissée par les autres… nous ne tomberons pas dans le piège du misérabilisme ou celui du moralisateur, ce n’est ni notre rôle, ni notre métier. Mais c’est dans nos relations de longue date et de confiance avec nos équipes locales que nous pouvons obtenir un portrait réaliste de la situation.

À cet effet, nous avons effectué avec Vico, notre principal contact au Pérou, un court entretien à la suite des glissements de terrain qui ont ravagé les régions de Cusco et d’Apurimac, qui furent toutes deux placées en état d’urgence.

Quelle est la situation actuelle?
La situation à Cusco est stable. Une aide massive a été apportée aux personnes en détresse, et ce en grande partie grâce à l’organisation de la population locale. Les gens continuent d’envoyer de l’aide aux endroits affectés et le gouvernement concentre son aide plus au village d’Aguas Calientes (village du Machu Picchu). Cet évènement était prévisible, mais personne (gouvernements) n’a rien fait en prévention.

Comment a réagi la population locale? Est-ce la première fois qu’une telle catastrophe se produit ?
Comme je vous le disais, la réaction de la population a été immédiate pour aider. Beaucoup de gens ont été à la fois choqués, angoissés et quelques fois désespérés. Le calme se réinstalle petit à petit, car même si on dénombre une dizaines de victimes, les dégâts sont surtout matériels. Et avec le temps, le matériel, ça se remplace… Ce n’est pas la première fois que cela arrive à Cusco. En 1996 dans le village de Santa Teresa, des évènements similaires ont eu lieu, provoquant carrément la disparition du village et faisant donc beaucoup de victimes.

De quoi la population locale a-t-elle besoin?
La population locale a besoin de tentes, de vêtements, de couvertures et d’aliments. En fait, le minimum nécessaire pour survivre le temps que les dégâts matériels soient remplacés.

En conclusion de notre entretien avec Vico, le tourisme au Pérou va reprendre son cours normalement, mais tous ces évènements confortent notre conception et notre engagement de longue date pour un tourisme responsable.

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Bonne année… au Pérou!

13 January, 2010 par Frédéric Germain
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Crédit photo: Nadia Beaulieu

Il y a eu le décompte vers 2010, et il y a notre décompte pour la saison au Pérou… le voilà commencé! Les fameux permis pour le Chemin Inca qui s’envolent si vite chaque année sont déjà en vente, et plus que trois mois avant le début de la période idéale pour s’y rendre, soit d’avril à septembre. Pour vous donner une idée, plusieurs départs sont déjà confirmés…

Il existe plusieurs façons de voir la terre des Incas: l’accessible “backpacking” (expression universelle pour le voyage “sac-au-dos”) d’hôtels en hôtels, auquel peuvent s’ajouter quelques courtes randonnées classiques et accessibles, les forfaits culturels où l’on se déplace majoritairement en véhicule (souvent de gros bus) d’un site à un autre, et les treks en camping autonomes où la randonnées pédestre prédomine et qui permettent un plus grand isolement et un rapprochement plus personnel avec les communautés locales.

C’est avec la dernière option que nous pouvons vous aider… à commencer par nos conférences, dont une à une nouvelle date à Sherbrooke!

Mais même en favorisant seulement l’option trek, de nombreuses options sont possibles. Karavaniers met à votre disposition 6 circuits de différents niveaux d’engagement et de durées variant de 10 à 21 jours. Pour vous aider à éclairer votre choix, notre conférence sur le Pérou s’avère une des plus utiles, mais aussi une des plus courue, raison pour laquelle nous avons planifié plusieurs dates dans différentes régions. N’oubliez-pas de vous inscrire en écrivant à expeditions@karavaniers.com ou par téléphone au (514) 281-0799 / 1-877-477-0799

CONFÉRENCE PÉROU – LIEUX ET DATES

Montréal (bureau des Karavaniers):
- Jeudi 28 janvier 19h
- Mercredi 10 février 19h
- Mercredi 24 février 19h

Gatineau (331 Cité des Jeunes, Gatineau):
- Samedi 30 janvier 11h (en collaboration avec Voyages Algonquin de Gatineau)

Québec (Auberge L’Autre Jardin):
- Dimanche 31 janvier 13h

Sherbrooke (Boutique Atmosphère / La Randonnée):
- Mardi 16 février 19h

N.B.: Toutes nos conférences sont gratuites. Seul un don suggéré sur une base volontaire est proposé, ce dernier permettant de contribuer à la Fondation Babu Chirri Sherpa, oeuvrant entre autres à la construction d’écoles rurales au Népal.

La fondation Babu Chhiri Sherpa est une suite logique de ce type d’implication. Babu était un ami. (Voir sa vidéo) Nous avions discuté ensemble de la myriade de problèmes (et inversement de possibilités) affectant les villages reculés de son pays. L’éducation nous semblait à tous le secteur à favoriser afin d’espérer un développement durable au Népal. Plusieurs écoles ont déjà été construites dans des vallées éloignées, permettant pour la première fois un accès régulier à l’éducation pour les enfants du coin. De plus, une quantité importante de matériel scolaire (livres particulièrement mais aussi crayons, cartables, etc.) a pu être acheminée vers le Népal (et ensuite vers les villages) grâce à nos voyageurs. Il est donc possible (et on espère pouvoir dire «probable» bientôt) qu’on sollicite la participation d’un groupe se pour apporter quelques boîtes pour la fondation. Cela exige forcément un petit effort, mais cette responsabilisation de la part de tous est justement le rôle de cette charte éthique. On vous remercie à l’avance.

Karavaniers contribue substantiellement à la fondation sur une base annuelle. On ne peut pas voyager longtemps dans ce monde si riche d’autres choses sans vouloir redonner aussi un peu de cette autre richesse, si tristement différente, et qui existe exclusivement dans notre monde à nous. Cette implication de notre part paraissait une évidence. Il n’est pas dit qu’il n’y aura pas ensuite une fondation touchant l’Amérique du Sud ou l’Afrique.

Si vous souhaitez à votre tour participer aux efforts de la fondation, il suffit d’en discuter au bureau de Karavaniers. Nous favorisons particulièrement les dons de livres scolaires (en anglais forcément), toujours difficiles à obtenir dans des régions reculées. Le matériel d’école aussi est apprécié. Quant aux dons d’argent, ils vont directement à la construction d’écoles éloignées. Nous vous remercions chaleureusement de votre aide et de votre support dans cet important projet.

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Vert Noël…

2 December, 2009 par Frédéric Germain
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Crédit photo: Guglielmo Tita

Cliché et facile jeu de mots, on le sait. La tendance plus que jamais, est encore et toujours à l’enviro-bio-équitable, durable, renouvelable et responsable! Honnêtement, et tout en étant moins sarcastiques, belle tendance quand même non? Nous occidentaux, avons le luxueux privilège de pouvoir choisir produits et services en accord avec nos valeurs et principes, un pouvoir non négligeable tout spécialement en cette période qui s’étend de la décoration du sapin jusqu’à la dinde du nouvel an. Comme le dit si bien Laure Waridel : « Acheter, c’est voter »!

En tant qu’entreprise responsable, il est donc tout à notre honneur de vous rappeler que nos « produits et services » à nous (tant « aventureux » soient-ils), viennent donner un petit coup de pouce à la planète. Pour ne citer que quelques exemples :

- Compensation de vos GES (gaz à effet de serre) en voyageant avec nous

Karavaniers a décidé de faire plus que simplement proposer, soit l’inclure dans le prix de tous ses voyages. Une première. C’est donc un incontournable quand vous achetez votre voyage, une partie du montant total va directement à des investissements liés à divers projets d’énergies vertes et renouvelables. Le tout géré par Planetair, une sommité en la matière. Cet organisme est parmi les plus transparents et recommandables dans le domaine. Québécois en plus! Nous vous transmettrons le mois prochain un bilan pour l’année 2009 entourant cette initiative.

On s’entend, ce n’est pas tout le monde qui peut offrir, ou voir même s’offrir, un trek en Himalaya de 5000$ pour Noël. Mais même sans acheter directement un produit Karavaniers, d’autres gestes sont également considérables :

- L’autobus : plus écolo que le covoiturage!

Vous devinerez qu’il est ici question de DÉTOUR NATURE. Sans entrer dans les détails, le calcul est simple : nos autobus prennent en tout 25 passagers (23 randonneurs + 2 guides). Disons qu’en moyenne, les gens partent à deux en voiture pour aller marcher en montagne. Mettons-le à trois pour l’exercice. Nous voilà quand même à plus de 8 voitures. Considérant 4 cylindres par véhicules, ce sont au moins 32 cylindres qui brûlent une quantité considérable d’essence (plus polluant que le diesel d’un autobus) pour cette activité, VS les 8 cylindres diesel de nos véhicules aux moteurs récents et énergétiques. Bien des GES en moins! DÉTOUR NATURE inclut également une contribution à Planetair dans le coût de chaque sortie ou voyage.

- L’école de montagne Karavaniers : quand sécurité responsabilise

En complément à la responsabilité de consommation, la responsabilité d’action. Parce qu’alerter les services d’urgence, ou pire ceux de recherche et sauvetage sous la triste conclusion d’une mauvaise préparation ou d’un mauvais jugement de capacité pour l’activité pratiquée ou le terrain visité, a une influence directe sur la disponibilité de ces précieux services. Sans parler de mettre en péril la sécurité ou pire la vie, des membres d’un groupe, voir même des sauveteurs. Voilà une des raisons derrière la naissance de notre école de montagne. Non seulement faites-vous un achat responsable en choisissant une telle formation, cette dernière se transpose en action responsable sur le terrain. De plus ce mois-ci : spécial néophytes! Tous nos cours accessibles aux débutants dans la rubrique ÉCOLE DE MONTAGNE.

- Une responsabilité reconnue

Plusieurs organismes reconnus ont déjà approuvé nos pratiques. Pour n’en citer que quelques un :

ethiquette.ca : entreprise à but social dont la mission est de fournir de l’information aux consommateurs afin de les aider à faire des achats éco-responsables et socialement responsables, ethiquette a également pour mission de promouvoir les entreprises correspondant à ces critères afin de réduire leur impact sur l’environnement et augmenter les conditions sociales de leur communauté. De la même façon, promouvoir les entreprises innovatrices qui ont décidé d’emprunter la voix du développement durable en adoptant les principes de cette idéologie. Voir la page Karavaniers sur ethiquette.ca

- novae : Novae [prononcer nova-é] est une entreprise indépendante spécialisée dans l’information et la promotion du développement durable et des pratiques d’affaires responsables auprès des professionnels, comme promouvoir les initiatives durables et citoyennes des entreprises afin qu’elles servent d’exemples et d’inspirations à d’autres. Voir la page Karavaniers sur novae.ca

- L’actualité.com : L’actualité s’est démarqué en récoltant sept récompenses dans le cadre des Grands Prix 2009 décernés par l’Association québécoise des éditeurs de magazines, dont celui du magazine de l’année. L’actualité compte également 28 nominations dans le cadre des prix de la Fondation canadienne du magazine, soit la plus grande récolte de tous les magazines canadiens, à égalité avec le magazine Walrus. Lire l’article citant Karavaniers sur L’actualité.com

Sur ce, Joyeux Noël… VERT!

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On part en tournée!

5 November, 2009 par Frédéric Germain
Publié dans Éditorial du eCourrier
Crédit: Matthieu SaillantFestiVA (Festival du film Voyage & Aventure), dont Karavaniers fait tête d’affiche en tant que présentateur officiel. Mais en novembre, c’est tout le Québec que nous parcourons !

Alors pourquoi ne pas en profiter, entre films et conférences, pour venir rencontrer un(e) de nos guides et discuter de nos voyages et expéditions aux quatre coins de la planète!

Après Rimouski et Rivière-du-Loup la semaine dernière, voici donc la liste des villes où nous tiendront un kiosque d’information, dans tous les cas entre 18h et 23h30.

CHICOUTIMI: Samedi 14 novembre
Salle UQAC: 555, boulevard de l’Université

QUÉBEC: Mardi 17 novembre
Salle Albert-Rousseau, Cégep de Ste-Foy: 2410 chemin Ste-Foy

SHERBROOKE: Mercredi 18 novembre
Salle Maurice O’Bready, Centre culturel de l’Université de Sherbrooke: 2500 boul. de l’Université

GATINEAU: Jeudi 19 novembre
Salle Odyssée, Maison de la culture: 855 boul. de la Gappe

DRUMMONDVILLE: Samedi 21 novembre
Salle Georges-Dor, Cégep de Drummondville: 960, rue Saint-Georges

GRANBY: Dimanche 22 novembre
Salle du Cégep de Granby-Haute-Yamaska: 235, rue St-Jacques, Granby

TROIS-RIVIÈRES: Mardi 24 novembre
Salle Anais-Allard-Rousseau, Maison de la culture: 1425, place de l’Hôtel-de-ville

Et pour tout savoir sur le FestiVA: www.espaces.qc.ca/fifam/

La conférence mentionnée précédemment (Les grands treks de l’Himalaya) n’avait malheureusement lieu qu’à Montréal, et ce bien contre notre gré. En attendant de nous accueillir en conférence chez-vous, laissez-nous vous mettre l’eau à la bouche, en cliquant-ici pour visionner notre clip d’ouverture!

Où que vous soyez: Bon FestiVA !

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