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Une nouvelle génération de voyages à vélo

5 novembre, 2008 par Matthieu Saillant
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Sur la route
Crédit photo - iStockphoto

Nous vous avions promis du nouveau le mois dernier… Ce nétait pas des paroles en l’air! C’est avec beaucoup de plaisir et d’enthousiasme que nous vous dévoilons aujourd’hui Sur la route, une nouvelle génération de voyages à vélo.

Si ce nom est évidemment un hommage à l’oeuvre de l’écrivain-vagabond Jack Kerouac, il illustre également bien l’idée de liberté qui est au coeur de l’offre nouvelle de voyages que nous proposons à nos amis cyclistes. Douze destinations dès 2009 qui, de l’Ouest américain à  la Nouvelle-Zélande, en passant par l’Europe, le Costa Rica et Hawaii, seront autant d’occasions d’étrenner une formule inédite au Québec, alliant vélo, plaisir et liberté. La liberté surtout, qui se manifestera sous bien des formes!

À titre d’exemple: la liberté de parcours. Fini le temps où l’on doit décider 6 mois à l’avance la difficulté de son voyage. Tous les voyages Sur la route vous offriront plusieurs choix d’itinéraires quotidiens, et ce sur toutes les étapes de tous nos voyages. 40, 70, 100km, plus encore? À vous de choisir, en fonction de vos jambes et de votre humeur! Vous aurez deux guides à votre disposition, l’un à vélo, l’autre dans un véhicule de soutien. Ils vous fourniront des cartes, vous conseilleront sur les arrêts à faire en route, vous indiqueront les plus belles portions de l’étape, accompagneront ceux qui le désirent et laisseront libre cours aux envies des autres: manger de l’asphalte, faire un détour, traîner en chemin… Bref, voilà une formule idéale pour des gens qui voyagent bien ensemble mais qui n’ont peut-être pas le même niveau, ou tout simplement pas les mêmes envies en même temps!

Pour alimenter votre imagination et vous présenter avec un grand luxe de détails cette panoplie de nouveaux voyages, nous finalisons actuellement un nouveau site Internet. La mise en ligne officielle est prévue pour le 29 novembre prochain mais vous pouvez d’ores et déjà y jeter un premier coup d’oeil en vous rendant sur www.surlaroute.ca et en rentrant le code d’accès HADU39.

D’autres nouveautés en 2009? Allez, on vous donne un avant-goût de ce que l’on vous annoncera le mois prochain : une étoile filante au Dolpo (Népal) et beaucoup de nouveautés en Équateur… Et puis si vous n’avez pas le goût d’attendre plus longtemps pour planifier vos vacances en 2009, consultez notre nouvelle brochure en ligne: www.detournature.com/brochure. Vous y retrouverez à peu près tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Détour Nature, Karavaniers et notre nouveau-né, Sur la route. Nous nous doutions que vous oseriez bien nous le demander un jour…

Grandir sans compromis

2 octobre, 2008 par Matthieu Saillant
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Crédit photo - Karavaniers

On aimerait tous préserver en nous cette naïveté (ou devrions-nous dire « sagesse »?) qui était la nôtre quand nous étions jeunes, cette conviction inébranlable que vouloir, c’est pouvoir. Mais l’on grandit, avec la conviction secrète cependant, malgré le rôle d’adulte que nous jouons tous, d’être encore l’enfant que nous étions.

Une compagnie comme la nôtre passe aussi par ces étapes. Certes, il en fallait de l’imagination, de l’insouciance et une conviction enfantine pour entreprendre notre aventure il y a 10 ans… Mais nous avons grandi, avec cette certitude rivée en nous, d’être encore les aventuriers rêveurs que nous étions alors. Mais qu’en est-il vraiment? Sommes-nous encore ces artisans du voyage qui avec beaucoup de débrouillardise, et encore plus d’envie, réalisions ces périples que nous avions d’abord imaginés sur la mappemonde de notre enfance? Avons-nous perdu quelque chose en route…?

Karavaniers et Détour Nature proposent beaucoup de voyages et d’activités. En tout, plus de 250 départs annuellement, que l’on parle d’excursions d’1 jour dans les Adirondacks ou de voyages au long cours sur le haut plateau tibétain. Et nous ne manquons vraiment pas d’idées pour vous en proposer encore plus! Alors vu de l’extérieur, pas étonnant que beaucoup de personnes s’imaginent que nous sommes une grosse machine…

Et pourtant, nous ne sommes jamais plus de 15 à travailler à nos bureaux. Le plus souvent, nous sommes moins, une poignée d’entre nous étant toujours partie en voyage. Bien sûr, il y a aussi tous ces guides qui vous accompagnent sur le terrain. Ils sont peut-être une trentaine en tout et ils restent les principaux artisans de votre plaisir…

Mais si vos guides méritent toute votre reconnaissance, le travail de cette “armée” de 15 personnes qui, à Montréal, mettent le monde en voyages, n’est pas anodin non plus. La passion est la même, l’envie est la même, le plaisir aussi et surtout! Alors oui, nous sommes des professionnels, mais nous sommes encore assez petits pour que l’on puisse nous qualifier d’artisans professionnels. Car un voyage, qu’il dure un jour ou un mois, se pense et se construit avec la même minutie et la même passion que le meuble de l’ébéniste ou la charpente du menuisier.

Bref, on grandit, mais sans compromis sur l’écoute, les rencontres, le partage de notre expérience et le souhait d’infuser un peu de notre passion autour de nous, en vous. Oui, nous grandissons, pas seulement parce que c’est la nature des choses, mais parce que notre imagination nous pousse à en vouloir toujours plus! Et la beauté de la chose, c’est que même à notre âge, vouloir signifie toujours pouvoir…

Qu’est-ce qu’on vient faire là?

21 août, 2008 par Frédéric Germain
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Crédit photo: Leo Paredes

L’« Aventure » avec un grand « A » est accessible comme jamais. Facilités de communication, récits de voyages et défis humains; nous voilà bientôt à l’ère des voyages dans l’espace… à quand le trek sur une autre planète? Mais de notre côté, question de rester sur terre, voyons voir jusqu’où l’homme peut aller, question d’assouvir sa soif de l’inconnu. Ce qui m’amène à vous raconter une petite histoire…

Plusieurs médias ont récemment publié et véhiculé des images d’une tribu indigène isolée, située dans la jungle amazonienne du Brésil tout près de la frontière avec le Pérou. Les clichés ont été pris à partir d’un hélicoptère qui a survolé à basse altitude et ce à maintes reprises, les huttes du clan « perdu ». Mais à quelles fins…

Le premier passage de l’appareil aurait eu un impact marquant tout particulièrement sur les femmes et les enfants, les faisant fuir hors de vue. Au deuxième survol, tous ceux encore sur les lieux avaient commencé à se parer tout le corps de peintures de guerre… par la suite, les hommes armés d’arcs et de flèches ont commencés à lancer leurs projectiles sur l’immense oiseau d’acier…

La tribu en question est un des quatre groupes les plus isolés au monde. À l’origine de cette exploration : la FUNAI (Fundação Nacional do Índio / Fondation Nationale Indienne) organisme gouvernemental Brésilien. Point de mauvaises intentions dirons-nous (?), le gouvernement brésilien s’appuyant sur le fait que ces images viendront prouver aux nombreux sceptiques du monde entier l’existence de tels clans. Le même gouvernement affirme également ne pas entrer en contact (!) avec les diverses tribus du pays, en plus de prévenir l’« invasion » de leurs terres afin d’assurer la continuation de leur autonomie. Bonne intention ou pas, maintenant qu’on est bien certain que la planète entière est au courant (merci à Internet!) que ces peuples isolés existent bien, j’imagine déjà le chercheur indépendant ou l’auteur-aventurier manquant d’idées, en direction de la jungle amazonienne GPS et antipaludiques en poche! Enfin, le problème n’est pas nécessairement de s’y rendre, mais plutôt et d’abord de se questionner : Pourquoi et comment s’y rendre, c.-à-d. si oui, avec quelle approche.

Plus de la moitié de toutes les tribus du monde demeurées sans contact avec la civilisation (estimées à une centaine) vivent au Brésil ou au Pérou, et font face à la menace de recherches pétrolières et d’exploitations forestières illégales.

Bon… cessons d’être moralisateurs et passons donc à l’action! Dans notre cas, ce sera par la biais d’une nouvelle implication au Pérou le mois prochain, sous forme de corvée de nettoyage, et cette fois-ci dans la région de l’Urubamba (rappelez-vous celle de l’été dernier, dans la cordillère du Huayhuash). Par contre, cette deuxième expérience prendra la forme d’un projet de concertation avec les représentants des communautés locales, ainsi que de partage avec les enfants : Comment nous voient-ils, nous, touristes? Comment les communautés locales peuvent-elles mieux profiter de notre présence? Comment établir des liens à long terme et durables vs passer prendre quelques photos et bye-bye! C’est l’expérience que nous vous partagerons cet automne, après le compte-rendu de nos guides et partenaires locaux.

Crédits de carbone

10 juillet, 2008 par Matthieu Saillant
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Crédit photo - Richard Rémy

Tout le monde en parle, tout le monde les suggère, tout le monde y pense…et c’est très bien! Mais si les mots sont importants, les gestes pour les concrétiser le sont un peu plus encore. Bientôt, les crédits de carbone correspondront à une réalité concrète pour toutes les personnes voyageant avec Karavaniers.

À partir de janvier 2009, le prix de nos voyages inclura systématiquement un montant compensatoire pour les émissions de gaz à effet de serre (GES) produits à l’occasion des déplacements aériens. Ce montant sera évalué à partir du calculateur de Planetair.ca, un service à but non lucratif offert par le Centre international Unisféra. Les montants prélevés seront intégralement remis à cette organisation basée à Montréal.

Karavaniers devient ainsi la première agence de voyage au Canada à demander à ses voyageurs de compenser dans les faits leurs émissions de GES.

À titre indicatif, cela se traduira par une augmentation d’environ 40$ sur tous nos voyages au Pérou, soit un montant équivalent à 1,2% du prix de la portion terrestre pour les voyages les plus longs et 2,2% pour les voyages les plus courts.

Pour un voyage au Népal, le montant prélevé - environ 77$ - représentera une proportion d’environ 2% du prix de la portion terrestre de nos voyages**.

Une fois ajouté le prix du billet d’avion, cette proportion sera encore plus minime. Nous estimons que ce coût supplémentaire n’est pas exorbitant. Après tout, le respect de l’environnement n’est-il pas l’une des valeurs centrales de notre éthique et de celle de nos voyageurs?

Beaucoup d’agences suggèrent l’achat de crédits de carbone de façon optionnelle à leurs voyageurs. Cette suggestion est une bonne chose en soi mais elle n’engage à rien. Quant à nous, nous parions que si l’environnement est important à vos yeux, vous accepterez de traduire votre conviction par un geste concret sans y penser à deux fois.

Karavaniers devient donc partenaire de Planetair.ca. Cet OSBL est reconnu comme étant l’un des meilleurs au pays, mais aussi dans le monde. Planetair garantit qu’au moins 80 % des fonds récoltés sont versés directement à des projets de compensation tels que le développement de parcs éoliens au Madagascar et en Inde, ou le captage de gaz libérés par les eaux usées pour produire de l’électricité en Afrique du Sud. Planetair est aussi le premier organisme de compensation au Canada à rendre compte de ses activités par le biais d’un rapport annuel. Celui-ci est accessible sur le site Internet de l’organisation.

Dès le début de l’année prochaine, nous commencerons donc à verser chaque mois les montants récoltés à l’occasion des voyages partis le mois précédent. Nous rendrons ces versements publics en publiant le certificat compensatoire que nous remettra Planetair suite à chaque versement.

Une dernière chose: avec Planetair, vous pouvez aussi compenser les émissions dues à vos déplacements en auto et réduire l’empreinte climatique de votre domicile. Pensez-y!

Le site de Planetair >>
Un article sur Planetair dans le Devoir >>
Le site www.carboncatalog.org, évaluateur indépendant des organismes de compensation à travers le monde (en anglais).

** Ces montants correspondent au coût de compensation pour un vol aller-retour au coût “portfolio”. Vous pouvez également, sur une base volontaire, compenser l’impact climatique en haute altitude de vos vols directement à partir du site de Planetair.
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L’essence… et autres choses essentielles!

4 juin, 2008 par Matthieu Saillant
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Crédit photo - Richard Rémy

L’ère du pétrole à pas cher tire à sa fin. D’ailleurs, chaque augmentation du prix de l’essence ne manque pas de faire la une des journaux. Après tout, ne sont-ce pas notre mode de vie et - n’ayons pas peur des mots! - notre liberté qui sont en jeu ici? (Avez-vous senti cette légère touche d’ironie?) Les journalistes ont d’ailleurs bien raison de faire leur travail et d’emprunter ce ton affolé pour soulever les vraies questions, aller au fond des choses… La population doit réagir! Un peu plus et nous serions condamnés à… marcher, pagayer, grimper, pédaler!

Allons, un peu de sérieux… Voici quelques réflexions que je me fais. Je ne suis pas journaliste et ne fait donc qu’effleurer la surface des choses. Vous allez dire aussi que je mélange tout… Mais quand même, on peut se poser quelques questions, non?

L’un des vrais drames qui se cache derrière l’augmentation du prix de l’essence, c’est que des quantités de plus en plus importantes de produits agricoles (maïs, blé, riz, etc.) sont détournées vers la production d’éthanol et de biocarburants. Cela pour alimenter nos moteurs assoiffés de gaz à bas prix… Cette nouvelle demande crée une pression inflationniste sur les prix mondiaux des produits agricoles, notamment l’huile alimentaire (+ 40% en 1 an) et le riz (+ 300% au cours des 6 derniers mois). Or, avant ces augmentations de prix, près d’un milliard d’humains à travers le monde dépensaient déjà 1/3 de leur revenu en moyenne pour l’achat de ces aliments. Ils constituent la principale – et bien souvent unique – source de protéine pour ces gens… Vous avez-dit « crise alimentaire mondiale » ?

L’augmentation du prix du pétrole – et donc la demande croissante pour les biocarburants – encourage également les paysans du monde entier à défricher de plus en plus de terres – et donc à couper de plus en plus de forêts – afin de pouvoir accroître leur production de céréales. Chaque cyclone ou simple tempête tropicale n’en fait que plus de dégâts car ces sols dénudés ne parviennent plus à absorber tant de précipitations. Mort, dévastation, famines…

Parmi les autres causes de la hausse des prix du pétrole et de cette crise alimentaire qui menace le monde, on pourrait aussi mentionner dans le désordre : la croissance démographique mondiale, notre consommation effrénée, la spéculation, les changements climatiques… Je vous laisse le soin de faire des liens entre ces différents éléments. (Indice : la réponse ne se trouve pas dans le Journal de Montréal!)

Quant à nous, nous allons devoir nous habituer à payer l’essence et nos billets d’avion de plus en plus cher et apprendre à créer une société qui prend cette réalité en compte. Et ce d’autant plus que ces augmentations ne vont pas s’arrêter demain… D’ailleurs, si nous voulions vraiment jouer à nous faire peur, on pourrait aussi évoquer le pic de production du pétrole, mais cela ferait beaucoup de matière à couvrir pour un seul édito!

Ceci étant dit, pourquoi tant d’excitation quand on parle de l’essence? S’il y a un prix juste et réaliste à payer pour cette commodité, pourquoi nous acharnerions-nous à vouloir la payer moins chère? Pourquoi penser qu’il s’agirait là d’un droit sacré? Sur une note un peu plus légère, voici d’ailleurs quelques statistiques intéressantes! Saviez-vous que :

- à 130$, le baril de pétrole (159 litres) coûte environ 40% moins cher que le baril de Coke acheté à l’épicerie IGA (180$)?

- à 240$, le baril de lait 2% de marque Québon acheté chez IGA est environ 80% plus cher que celui de pétrole?

- le prix d’un baril de café latte acheté chez Starbucks vaut à peu près 1000$?

- le prix du baril d’eau embouteillée Naya achetée en épicerie est d’environ 220$, soit 1400 fois plus que ce qu’il en coûte de faire couler l’eau parfaitement potable de nos robinets à Montréal? Et pourtant, les Québécois sont les plus grands consommateurs d’eau embouteillée au Canada…

Éloge de la lenteur…

1 mai, 2008 par Frédéric Germain
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Richard Rémy, président et fondateur de Karavaniers, au sommet d’un col au Ladakh
Crédit photo: Chantal Beaudoin

On est toujours influencé par nos lectures… On fait des liens, des associations; avec notre vie personnelle et professionnelle. Et quand tout jeune, on a rêvé de grands voyages; qu’après en avoir réalisé quelques-uns, on a ensuite rêvé « vivre du voyage » (voyager pour vivre, ou vivre pour voyager, c’est selon…) et qu’on y est à peu près arrivé, on ne peut faire autrement que de continuer d’alimenter cette agréable obsession… et je parle ici à la 1ère personne du pluriel.

La lenteur… Non pas celle qui rime avec paresse, mais bien avec minutie, logique, appréciation et plaisir. La liste pourrait facilement s’allonger, mais entrons dans le contexte : la plupart de nos circuits pourraient être presque coupés de moitié en durée si on ne s’arrêtait pas au contenu. C’est-à-dire être réduits aux incontournables et au minimum à voir, en se déplaçant un tantinet plus rapidement. Ce qui donnerait lieu à des voyages plus courts donc moins chers, plus accessibles financièrement et de façon temporelle. Ce qui aurait une influence à la hausse directe sur nos ventes et les profits, mais je m’arrête ici… Karavaniers n’est pas né avec pour objectif de finir en bourse. Karavaniers est né parce qu’un jeune curieux est parti en Europe sac au dos, et qu’une fois attiré trop haut par les Alpes il s’est vu, chaussé d’espadrilles, un peu coincé sur une pente glacée… c’était l’apprentissage de l’importance de l’aspect sécurité. On a pour ça une école de montagne. Karavaniers est aussi née parce que le même jeune curieux ne pouvait plus se passer de l’euphorie du voyage, des traces de l’histoire que l’on parcourt et des rencontres qui enrichissent tous les départs et toutes les arrivées. Et finalement, c’était tellement bon, qu’il fallait étirer la sauce et voyager lentement, plus longtemps, pour ne pas dire intelligemment…

D’où l’idée de ne pas offrir :

- Des circuits de deux semaines en Asie…
- Des allers-retours à rabais vers le camp de base de l’Everest…
- Le Kilimandjaro sans marche d’acclimatation (Mont Meru)…
- …!

Et d’où l’idée d’offrir :

- Des étoiles filantes (destinations-découvertes où nous ne sommes jamais allés…)
- Beaucoup de camping et de voyages en autonomie!
- Une possibilité de préparation physique par l’entremise de Détour Nature!
- …!

Enfin, rien ici contre l’idée de pousser l’odomètre du vélo à des fins d’entraînement, d’accélérer le rythme en kayak pour de belles vagues à surfer, ou de gravir la dernière arrête plus rapidement avant que le soleil ne ramollisse la neige… mais quand la souplesse a sa place et que le temps s’y prête, pourquoi ne pas mettre toutes les chances de notre côté pour apprécier ce petit village perdu, tous ces sourires ou ce coucher de soleil? C’est ce que nous vous aiderons à faire…

Mustang - L’autre Népal

3 avril, 2008 par Frédéric Germain
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Crédit photo: Richard Rémy

Je suis dans l’autobus au retour de Québec et reviens de donner une conférence sur le Népal. Toujours difficile, voire même frustrant, de condenser en une heure et demie la présentation de quatre voyages de presqu’un mois chacun! On l’a donné à maintes reprises cette conférence, mais à chaque fois, il y ce royaume qui me sidère et m’échappe presque… Cette portion oubliée du pays, pourtant juste au Nord des « sentiers-autoroutes » du tour des Annapurnas : le Mustang.

Bref, je rentre presque frustré. Frustré de ne pas comprendre pourquoi ils accourent tous vers Pokhara, alors que bon nombre d’entre eux clament haut et fort “voyager hors de sentiers battus”. Si au moins ils savaient. Ou plutôt tant mieux, ils ne savent pas… Ils ne savent pas à quel point il est différent, cet « autre Népal»… C’est ce Népal où l’on se rend pour d’autres raisons que pour suivre les traces d’un Irvine ou d’un Hillary (raisons qui ne sont pas mal non plus!). On y marchera même dans des canyons! On pourrait aussi s’y rendre parce qu’on en a soupé de tous ces trekkers du monde entier, ou par désir de visiter un recoin de la planète sur lequel il n’est pas si simple de se documenter. De bien se documenter entendons-nous. Car si ça l’était, il y a bien un exemple qu’on aurait tiré de ses habitants, du moins je l’espère. On se sent écolos avec nos sacs d’achat en coton biologique recyclé-recyclable? Et bien au Mustang, on ne fait pas qu’encourager l’abandon du sac de plastique : on l’interdit! Il y a des ces particularités qui vous jettent par terre… comme par exemple le sens dans lequel on se doit par respect de contourner les stupas, habituellement dans le sens horaire. Et bien au Mustang : sens contraire! C’est que le bouddhisme qui atteignit la région au 15e siècle est teinté d’animisme et d’influences Sakyapa, l’une des quatre branches contemporaines du bouddhisme tibétain. Encore une différence… encore un adjectif bien propre au Mustang. Différent. Sinon d’ajouter intriguant, mystérieux, authentique et préservé. Et pour finir, le patron partageant ma frustration, il tentera encore plus que moi de vous encourager à ne pas passer à côté, en diminuant le prix de 1100$, soit 4125$ au lieu de 5225$. J’ai du mal à placer des prix dans un éditorial, mais si ça peut permettre à quelques voyageurs choyés de s’y rendre…

Népal - Mustang, royaume interdit / 24 jours / niveau 3 / Départ le 9 août

Que choisir?

6 mars, 2008 par Matthieu Saillant
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Un choix cornélien…
Crédit photo - Karavaniers

Avoir plus de choix, est-ce avoir la garantie d’une plus grande satisfaction?

La question peut sembler, sinon choquante, du moins surprenante, tant il semble naturel de penser que plus nos options sont nombreuses, plus nous avons de chance de faire un choix satisfaisant. Et pourtant…

Le fait est que plus on a de choix, plus on a de chance d’être insatisfait. Car si avoir à choisir entre 10, 50 ou 100 options n’est pas une mauvaise chose en soi – c’est en tout cas toujours mieux que d’avoir une seule option! –, plus les alternatives sont nombreuses et plus on hésite. Souvent on renonce même à choisir! Moralité : on désirait quelque chose et on se retrouve finalement avec rien…

Et si, malgré les doutes, on prend une décision, on ne peut jamais vraiment s’empêcher de penser qu’on n’a peut-être pas fait le meilleur choix. Après tout, parmi ces 99 autres options possibles, il y en avait peut-être une qui nous aurait plus satisfait, qui aurait mieux répondu à nos besoins, etc.

Bref, en un mot comme en cent, le mieux est souvent l’ennemi du bien!

Faire son choix de voyage peut représenter le même dilemme. Des fois, la solution est simple : on veut aller à tel endroit et il n’y a qu’une agence de voyage ou une seule compagnie aérienne qui dessert cette destination. Mais plus souvent, le choix est moins simple…

Népal, Pérou, Tanzanie… Combien sont-ils à offrir ces destinations? On ne s’attardera pas à faire le décompte ici. Qui a le temps de s’attarder à cela de toute façon? Qui a l’énergie et la patience d’évaluer toutes les alternatives, de peser le pour et le contre de chacune d’entre elle pour finalement faire ce qui serait le « choix idéal »? Existe-t-il d’ailleurs une telle chose qu’un « choix idéal »? Peut-être pas, après tout…

L’idée que je veux avancer ici, c’est que faire le choix d’un voyage, ce devrait avant tout faire le choix d’une façon de voyager, d’une philosophie, d’une éthique… Et quand vous voyagez avec une agence, c’est un lien de confiance que vous devez nouer avec celle-ci, au regard justement de sa philosophie et de son éthique de travail.

Karavaniers pourra toujours affirmer que ses voyages sont les meilleurs, ses circuits les plus beaux, ses guides les meilleurs… Il n’y a rien que nous pourrions dire qui effacerait complètement le doute de votre esprit avant de vous l’avoir prouvé dans les faits. Mais pour en arriver là, il faut nous faire confiance.

Quand on vous dit, par exemple, qu’il y des façons différentes et tout aussi merveilleuses de voir le Pérou que celle qui consiste à ne faire que le Camino Inca; quand on insiste pour vous dire que le tour des Annapurnas n’est peut-être pas la chose la plus intéressante à faire au Népal; quand on vous explique pourquoi ce n’est pas une bonne chose de monter le Kilimandjaro en 6 ou 7 jours; quand on assure à nos voyageurs qui ne jurent que par le trek que le kayak de mer, c’est aussi une expérience extraordinaire; bref, quand Karavaniers s’escrime à partager avec vous son expérience du voyage et du monde, le seul choix que vous avez vraiment à faire, c’est de nous faire confiance… ou pas!

Gagnez votre voyage!

14 février, 2008 par Matthieu Saillant
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Crédit photo - Chantale Keyser

Karavaniers a 10 ans. Pour souligner l’occasion, nous avons décidé, pour cette année 2008, de vous annoncer une bonne nouvelle à tous les mois! En janvier, on vous a parlé de Détour Nature et de tout ce que cela impliquerait dans les mois à venir en termes d’activités et de destinations nouvelles. Ce mois-ci, on vous explique comment gagner votre voyage Karavaniers!

Depuis les débuts de la compagnie, en janvier 1998, nous avons voulu garantir le plus grand nombre de départs possible à nos voyageurs. Quoi de plus frustrant en effet que de s’inscrire à un voyage et de se faire dire, à quelques semaines du départ seulement, que celui-ci doit être annulé faute d’inscription en nombre suffisant? Ainsi, il y a 10 ans de cela, nous avons décidé de fixer à 3 le nombre minimal d’inscriptions requises sur la très grande majorité de nos destinations.

3, ce n’est pas beaucoup. Et pourtant…

Nombreuses sont les personnes intéressées par un de nos voyages qui attendent qu’un autre soit le premier à s’inscrire, qui lui attend qu’un troisième larron fasse le premier pas, etc., etc. Timidité excessive, crainte d’être le premier… Que se cache-t-il dans la tête d’un voyageur qui n’a pourtant rien à perdre à s’inscrire le premier? Mystère… Toujours est-il qu’il nous arrive encore parfois d’annuler des départs faute d’atteindre ce seuil fatidique de 3 inscriptions… Ce n’est pourtant pas l’intérêt qui manque pour ces voyages! C’est juste que par lassitude ou par crainte de voir leur départ être annulé, les gens finissent par se tourner vers un autre voyage dont le départ, lui, est déjà confirmé…

On ne s’en cachera pas : il est plus facile pour nous de garantir un départ plusieurs mois à l’avance. Nos équipes locales sont alors prévenues, l’agenda de nos guides est fixé, les billets d’avion sont plus faciles à obtenir, etc. Alors pour augmenter la probabilité de garantir le plus grand nombre de départs, nous avons décidé de vous donner une petite incitation à vous inscrire tôt…

Dorénavant, toutes les personnes qui s’inscriront à un voyage 4 mois avant la date prévue du départ* auront la chance de gagner la portion terrestre de leur voyage. Leur nom sera mis dans un chapeau et une fois par an, nous tirerons un heureux gagnant. Et pour ceux qui seront les 3 premiers inscrits sur un voyage, nous mettrons 2 fois leur nom dans le chapeau, que ces personnes s’inscrivent plus de 4 mois à l’avance ou pas, et que leur départ soit finalement confirmé ou pas**.

Prochain tirage dans un an, le 1er février 2009. Les personnes qui se sont inscrites plus de 4 mois à l’avance ou qui sont parmi les 3 premiers inscrits d’un voyage partant après le 1er février 2008 sont automatiquement éligibles pour ce tirage.

Contactez-nous pour plus de détails >>

* 6 mois pour tous nos voyages au Pérou.
** Le montant de la portion terrestre du voyage sera offert sous forme de rabais sur un autre voyage si une personne dont le départ a été finalement annulé gagnait le tirage.

Karavaniers a 10 ans

10 janvier, 2008 par Richard Rémy
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Richard raconte ses voyages…
Crédit photo - Karavaniers

Il faut croire que l’idée était bonne…

Mais comment souligne-t-on cela?

D’abord une fête! Elle se fera à l’interne évidemment, mais aussi et surtout avec vous, nos voyageurs. Nous préparons un grand rassemblement qui se déroulera cet été. Tous ceux qui ont voyagé avec nous au cours des 10 dernières années seront invités! Nous vous donnerons plus de détails en mars.

Quoi d’autre? Des nouveaux voyages et des nouvelles idées! Il y a bien sûr la récente acquisition de Détour Nature. Pour vous, cela se traduira dans les 2 prochaines années par de nouveaux voyages plus courts en Amérique du Nord : l’Ouest Américain, les Everglades, le Yukon, les Rocheuses…Un bien beau terrain de jeu! Mais il y aura des voyages plus longs aussi, comme à l’habitude.

D’abord il y aura cette étoile filante dont on vous a déjà parlé: le Kanchenjunga en octobre. Nous sommes également en train de préparer une expédition au Groenland, dans le fjord du Scorebysund, au Nord du Nord. La Chine sera prochainement à l’agenda aussi… mais après les Olympiques seulement! Et puis il y aura ces pays qui nous échappent toujours: Kirghizstan, Tadjikistan… Quoi d’autre encore? La Nouvelle-Zélande, l’Afrique australe… Mais n’en disons pas plus! On ne peut pas tout vous dévoiler… Pas déjà.

Au niveau local, avec Détour Nature, une école d’eau vive verra le jour dès cet été sur la rivière Rouge (nous y avons un terrain formidable). L’offre de kayak de mer (sorties et voyages courts) sera grandement augmentée et des formations originales seront offertes. Le canot-camping refera son apparition aussi. Nous n’oublierons pas non plus de vous offrir de nouvelle sorties à pied et à vélo. Vous trouverez les détails de cette programmation originale sur le nouveau site Internet de Détour Nature, à la fin du mois février. Et puis pour ceux qui désirent le recevoir, il y aura aussi un courriel « ADN » qui vous informera régulièrement sur les Activités de Détour Nature…

Merci à tous ceux qui nous accompagnent. Merci a ceux qui sont là aujourd’hui… et particulièrement à ceux qui sont là depuis le début. Je parle ici des guides mais aussi des voyageurs.

Il y a 10 ans, l’idée était bonne… Elle l’est encore!

Richard Rémy