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Mustang

6 décembre, 2007 par Matthieu Saillant
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Crédit photo - Richard Rémy

Qui dit « Népal en été » dit « mousson »… Pourtant, il y a un royaume népalais oublié, celui du Mustang, qui est aux confins du grand plateau tibétain et bien caché à l’ombre de la chaîne himalayenne. Ici, les assauts diluviens de la mousson n’ont aucune prise!

Il est donc possible d’aller au Mustang au c½ur de l’été, au mois d’août, quand le reste du Népal connaît sa mousson annuelle. Dans ce royaume qui ne compte même pas 10 000 âmes, rares sont les touristes (seulement 1200 chaque année). En effet, il faut être prêt à payer le prix d’une incursion dans ces montagnes arides et sculptées par l’érosion : près de 100$ par jour. Autant dire que la majorité des randonneurs préfèrent faire demi-tour et endurer des pluies torrentielles plutôt que de sécher leurs os dans cette partie oubliée du monde…

Mais ce n’est pas notre âme que l’on assèche ici! Au contact d’une culture riche et colorée, nous baignons dans une atmosphère parfois rude mais incroyablement belle. Cette société féodale a conservé du passé une certaine conception de l’accueil, celle où ouvrir sa porte aux inconnus est source d’enrichissement personnel, pas de crainte et de repli instinctif sur soi…

Il s’agit là d’un voyage dont on ne saurait exagérer la splendeur et la magie. L’inattendu existe et il a un nom : Mustang…

Népal - Mustang, royaume interdit, 24 jours, niveau 3.
Prochain départ : le 9 août 2008
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Album-photo du Pérou

31 juillet, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Diaporamas et vidéos

perou_t_c1_0005.JPGNevado Salcantay
Crédit photo - Karavaniers

Voici un lien vers un album-photo de toute beauté créé par l’un de nos voyageurs, Réjean Gagné. Réjean a participé au voyage au Pérou - Salcantay et Machu Picchu qui se déroulait en mai dernier.

Visionner l’album-photo >>

Repérage au Groenland

31 juillet, 2007 par Frédéric Germain
Publié dans Général, Diaporamas et vidéos

Vendredi, le 20 juillet 2007

Note: Vidéo tournée sur l’itinéraire de notre voyage, lors d’un repérage pour un projet futur…

Entre un inoubliable repérage alliant kayak, montagnes, icebergs et glaciers (voir le vidéo ci-dessus) et notre voyage de kayak de mer ici au Groenland que j’aurai l’opportunité de guider dans quelques jours en compagnie de mon collègue Jean-Philippe Bourgeois, je prends le temps de gribouiller quelques premières impressions…

Le départ de Montréal, à lui seul, fut toute une aventure pour nous quatre, participants à un nouveau repérage, qui nous occupions du transfert de tout le matériel (incluant les kayaks, quoique pliables!) que nécessitera le voyage Karavaniers qui suivra et comptera en tout treize pagayeurs; pas moins de trente-et-un sacs à enregistrer, pour un total de plus ou moins… 700 kg!!! Sans parler du transfert depuis l’Islande: petit l’avion! On empile même des sacs sur les sièges arrières non occupés! On y a cru qu’une fois décollé…

La magie des glaces se montre enfin: pas question de fermer l’oeil malgré le manque de sommeil. Admirer notre descente vers ce Groenland dont j’ai tant révé est un spectacle que je considère comme une opportunité extraordinaire. Les icebergs se compactent contre la côte mais semblent nous laisser un passage… connaîtraient-ils notre désir de ne pas perdre une seule journée sur l’eau? Ça arrive… Elle s’obstine à nous couper la route parfois, cette glace. Mais faire preuve de patience ouvre presque toujours la voie…

Il n’y a pas que le kayak pour nous émerveiller lors du repérage (incluant une portion d’alpinisme). Je considère avoir vécu là, une des plus belles journées de plein air de toute ma vie… D’abord, un départ facile du campement avec nos kayaks plus légers, contenant tout de même notre diner et le matériel de montagne. Deux belles heures à pagayer, direction glacier. Accostage et on se change pour la rando, sacs au dos. Belle marche d’approche jusqu’au glacier, puis est venu le temps de casser la croûte. Dessert et digestion; crampons, piolets, et en cordée! Crevassé le glacier… Mais Richard n’en est pas à son premier. Ne jamais oublier de se retourner en montée. Je ne parle pas sécurité ici, mais tout simplement de cesser de rêver à grimper plus haut et plutôt admirer ce qui se dessine derrière au fur et à mesure que l’ascension progresse. Au loin, le Knud Rasmussen, cet énorme glacier, semble vouloir nous réciter les aventures de ce grand explorateur dont il porte le nom.

Heure de la descente. Nous n’avons point de premiè¡re ascension à clamer, ni de montagne sans nom (commun au Groenland) à baptiser. Mais simplement se permettre, apràs avoir retiré ses crampons et plié bagages, de rentrer au camp de base en kayak tout en cotoyant ces blocs de glace flottants haut comme deux maisons! Même en faisant un effort, je n’aurais pu imaginer pareille journée…

Mes coéquipiers de repérage sont rentré à Montréal, me laissant seul à Kulusuk. Rien de pénible à être seul ici, l’un des villages les plus traditionnels de la plus grande île non continentale au monde, avec une population de 300 habitants, qui tristement diminue… À prime abord, me voilà bien peu fier d’avoir la peau si pâle parmi ces nomades dénaturés… mais soulagé de ne pas être Danois !

Les nouvelles sont particulières en région arctique: en première page du journal régional, le dernier ours polaire abattu (rare en été). Parlant du géant blanc, c’était l’alerte hier au village, les familles se regroupant au sommet des collines et cherchant la bête au loin. Une jeune fille aurait apercu l’ours sur les glaces flottant près de la côte. Mais, on en conclut à son imagination…

Avant de finir, comment vous décrire Kulusuk? J’ai vécu les chocs culturels (dans le sens positif du terme!) qu’offrent la Syrie, l’Inde ou l’Iran, mais Kulusuk en est un difficile à décrire… D’abord, c’est une île, longue d’à peine 10 km. C’est une petite école, qui accueille tout juste 70 élèves. C’est un magasin général pas plus grand que votre dépanneur, où l’on trouve cannes à pêche et armes à feu, dans l’allée juste après celle des confitures. C’est la viande de phoque qui sêche au soleil sur les cordes à linge. C’est le “gars des toilettes”, qui passe changer le sceau de notre bécosse. C’est le temps que j’aille remplir le bidon d’eau à la pompe la plus proche, question que je fasse ma vaisselle…

C’est d’ici que je vous écris, impatient de retourner pagayer au milieu des glaces…

FRED

Un autre récit de voyage ici >>

Conférence haute montagne à Montréal

21 juin, 2007 par Matthieu Saillant
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Sur les pentes du Shishapangma en 2004
Crédit photo - Jean-Nicolas Grieco

L’ascension de volcans mexicains, d’éperons himalayens et de géants andins

L’Aconcagua, le Cotopaxi, le Nun-Kun, le Mera Peak : quelques noms parmi les montagnes que nous vous proposons de gravir. La plus prestigieuse de toutes? Le Shishapangma (8012m), ce colosse tibétain qu’aucun canadien n’est encore parvenu à conquérir…

Mais avant de penser à partir, il est essentiel d’en apprendre plus sur ces voyages et d’évaluer l’expérience préalable qu’ils requièrent. Cependant, certaines ascensions s’adressent aussi à des novices. Alors pourquoi pas vous?

Une conférence haute montagne se tiendra aux bureaux de Karavaniers le mercredi 27 juinà 19h.

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Du kayak en automne

6 juin, 2007 par Matthieu Saillant
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Crédit photo - Nicholas Gildersleeve

Quelques semaines déjà depuis que le redoux printanier nous invite à programmer nos sorties estivales… Mais aura-t-on le temps de tout faire ? Rando, vélo, kayak… Des projets et des envies plein la tête, mais l’été est bien trop court pour tout y caser !

Heureusement, il est toujours possible de concrétiser nos tentations estivales sous d’autres cieux quand - toujours trop tôt - ? l’échéance hivernale approche et qu’il faut précipiter ce que l’on avait voulu remettre à demain. Ah ! L’éphémère nature des beaux jours et des bonnes choses…

Amoureux du kayak ? Ou simplement tentés à l’idée de vous familiariser avec cette embarcation qui vous connecte avec l’onde marine, vous berce, vous apaise…? Il est des eaux qui se prêtent à merveille à cette belle aspiration : les reflets turquoise d’une Méditerranée encore sauvage par endroits, apprivoisée ailleurs par une incroyable douceur de vivre ; les eaux placides d’un lac déserté, posé dans une brèche immense, éclaté en d’innombrables canyons excentriques ; une côte inhabitée, patrouillées par des raies Manta grosses comme des soleils, des bancs de dauphins jouant à saute-moutons et des otaries emberlificotées dans la houle marine…

Quand l’envie de bien vivre et celle de vivre bien se rencontrent et deviennent un voyage…

Grèce - D’une île à l’autre - niv.2 - départ le 11 septembre
Utah-Arizona - Lake Powell - niv.2 - départs les 3 nov. et 22 déc.
Mexique - Basse Californie - niv.2+ - départ le 20 octobre

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Kilimandjaro: chronique d’une tragédie annoncée?

12 avril, 2007 par Matthieu Saillant
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Suite au décès récent d’un Gaspésien sur les pentes du Kilimandjaro, on est pris entre désarroi et rage… Désarroi parce que de tous ces organismes lancés dans cette course effrénée aux levées de fonds sur les pentes du plus haut sommet d’Afrique, Care Canada est sans doute celui qui fait le moins mal les choses et qui ouvre le moins ses flans à la critique (en tout cas sur la question du temps que l’on prend pour atteindre le sommet, ce qui est primordial en montagne). Mais rage aussi puisqu’on le dit et le répète depuis assez longtemps maintenant, cette business des voyages caritatifs en Tanzanie avait tout de la chronique d’une tragédie annoncée…

Il nous paraît irresponsable d’offrir l’ascension du Kilimandjaro dans le cadre d’un voyage de 10 jours, de Montréal à Montréal. Care Canada le proposait en 14 jours mais certains offrent bien cette « aventure » en 10 jours… Et il est manifestement mensonger d’affirmer que cela peut se faire sans risque. La réalité, c’est que 25 000 voyageurs internationaux tentent l’ascension du Kili chaque année, sur lesquels la moitié seulement atteint le sommet et 25 meurent en chemin.

Mal acclimatés, épuisés au point de devoir faire demi-tour, il y a donc 50% des gens qui ne réalisent pas ce rêve pour lequel ils auront dû débourser 7 000$ ou plus… Et puis il y a ceux qui meurent d’embolies cérébrale ou pulmonaire, encadrés par des guides n’ayant pas su reconnaître leurs symptômes et qui les auront convaincus à tort qu’il valait le coup de continuer…1 décès pour mille tentatives d’ascension, c’est un taux 10 fois plus élevé que celui du nombre de décès causés par les accidents de la route au Canada. Autant dire que sur le Kilimandjaro, beaucoup d’agences se conduisent comme des chauffards…

Or, que nous dit la règle communément admise à propos du rythme adéquat à adopter lors d’une ascension? Au-dessus de 3 000 mètres, on ne devrait monter que de 300 à 400 mètres par jour et prendre une journée de repos tous les 1000 mètres. Avec une altitude de 5 895 mètres, le Kilimandjaro requiert en théorie que l’on couvre ses 3 000 derniers mètres en 9 ou 10 jours. Cependant, la base de la montagne ne se trouve pas à 3 000 mètres d’altitude mais seulement à 1 800 mètres. Et puis une fois arrivé au sommet, il faut aussi redescendre, ce qui prend 2 jours.

Alors faire tout cela dans le cadre d’un voyage de 10 jours, c’est de la folie! Car il ne faut pas oublier la fatigue accumulée lors du transport aérien, le décalage horaire, et tous ces facteurs qui font que l’on n’est pas forcément au sommet de sa forme quand on arrive dans un environnement complètement nouveau comme l’Afrique… Et si l’on est raisonnable - c’est-à-dire : si l’on ne met pas sa santé en jeu en voulant atteindre le sommet à tout prix et que l’on sait faire demi-tour quand il le faut -, se lancer dans un voyage de ce type, c’est avant tout se donner toutes les chances de ne pas réussir l’ascension…

Il nous semble que toute personne intéressée à l’idée d’atteindre le sommet d’une montagne, qui plus est dans le cadre d’une levée de fonds pour une ½uvre caritative, et/ou qui est prête à dépenser des sommes d’argent importantes pour réaliser cette ascension, devrait se soucier avant tout de son plaisir, de la réalisation de ses objectifs et, évidemment, de sa sécurité… Et puis que dire de celle des autres, porteurs et guides locaux? Contraints, pour des raisons économiques évidentes, d’accompagner des voyageurs pressés d’arriver au sommet, les membres des équipes locales sont bien souvent les premières victimes de notre rythme de vie effréné que l’on pense, à tort, pouvoir adopter en altitude.

Il s’agit donc de voyager intelligemment. Et cela commence par rechercher l’information pertinente. Ainsi, on n’oublie trop souvent que tout près du Kili, il y a le Mont Meru (4563m). Son ascension, en plus d’offrir les plus belles vues qui soient sur son illustre voisin, constitue la meilleure marche d’acclimatation possible. Monter le Mont Meru, c’est multiplier par deux ses chances d’arriver au sommet de l’Afrique, mais surtout d’y arriver suffisamment en forme pour vraiment apprécier la force de cet instant, et sans mettre sa vie inutilement en danger…

Pour en savoir plus sur notre voyage au Kilimandjaro…>>

Pour en savoir plus sur le mal aigu des montagnes et l’acclimatation en altitude…>>

On en parlait déjà dans notre eCourrier en septembre dernier et aux Francs Tireurs.