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En 2011…

6 January, 2011 par Jimmy Naudillon
Publié dans Éditorial du eCourrier


Crédit photo: Marie-Josée Talbot

En 2011, je fais plus de sport.

En 2011, je mange plus de légumes.

En 2011, je pars loin, très loin, là où personne ne s’aventure.

Un bref coup d’½il sur la carte du monde révèle que les zones encore inexploitées par la grosse industrie touristique sont de plus en plus rares. La technologie a effacé les problèmes de distance et, de nos jours, c’est souvent les régimes politiques qui déterminent le degré d’isolement d’un pays. Le Pérou reste largement plus visité que le Nicaragua et que dire de la Thaïlande par rapport à sa voisine la Birmanie?! La question se pose alors tout naturellement : peut-on faire du tourisme partout ?

Cette réflexion philosophique n’a évidement aucune bonne réponse… néanmoins des pistes de réflexions pourront nous aider à construire notre opinion.

En premier lieu, comme l’indiquait Emmanuelle Foiry, directrice générale de l’agence de voyages Kuoni : « Il n’existe pas de petites ou de grandes dictatures ». Il serait donc un peu irresponsable de cataloguer la Birmanie comme une « dictature atroce », en oubliant que la Chine, le Vietnam ou la Tunisie, qui bénéficient d’une meilleure image touristique, possèdent néanmoins des régimes très répressifs et souvent peu regardants en matière de droit de l’Homme.

D’autre part, ne voyager que dans des pays où les droits de l’homme sont strictement respectés consisterait à boycotter les deux tiers de la planète. En partant du principe qu’un voyageur est avant tout un témoin, on peut donc envisager de visiter ces pays tout en se faisant l’écho de la situation une fois de retour dans son pays. Ainsi, ce voyageur sur un forum de voyage qui expliquait qu’un autre voyageur, rencontré au cours d’un voyage en Birmanie, lui avait confié un livre en lui indiquant : « Maintiens ce livre en Birmanie. Il ne doit pas sortir des frontières. Tu dois donc à ton tour le transmettre à un autre voyageur avant ton départ ». C’est par ce type d’actions que le tourisme contribue à la formation d’une opinion publique et même si le tourisme ne renversera jamais une dictature, il permettra de se rendre compte par soi-même de la situation.

Afin d’étayer mes recherches, j’ai décidé de m’entretenir avec Frédéric Germain, guide Karavaniers et grand voyageur. Voici un extrait de notre discussion :

« (…) un des meilleurs exemple est celui du Myanmar (Birmanie), dont la victoire d’Aung San Suu Kyi aux élections de 1990 avait été annulée par la junte militaire. La femme politique et figure de proue de la LND (Ligue Nationale pour la Démocratie) avait par la suite encouragé les voyageurs d’Asie du Sud-Est à ne pas se rendre au Myanmar afin d’éviter l’enrichissement par le tourisme de l’état dictatorial. Avec du recul, il fût par contre évident que la présence d’étrangers était primordiale pour véhiculer l’injustice sous les phares de l’opinion internationale. De plus, il demeure facile de voyager à l’intérieur du pays en ne fréquentant que de petits établissements qui ne relèvent pas de la junte. Le documentaire BURMA VJ démontre bien l’importance de faire sortir certaines images du pays, avec ces durs extraits vidéo de la « révolution safran » (septembre 2007), où les moines avaient été victimes d’une violence rarement vue en terre bouddhiste.

(…) Le cas de la Chine demande aussi une attention particulière. Pourquoi rendre tout un pays coupable du génocide culturel qui touche le Tibet, alors qu’à l’intérieur même des frontières de ce régime contrôlé, des millions de chinois sont en désaccord avec la politique en cours? Offrir une écoute à cette jeunesse en demande de justice ainsi que leur faire partager les bienfaits de la démocratie devient un geste éducatif voire même humanitaire, un geste de coopération internationale que tous et toutes peuvent accomplir ».

De l’avis de beaucoup, le boycott semble donc ne pas être la solution. En isolant un peu plus la population locale, il favorise la désinformation et la réalité n’apparait plus qu’à travers le prisme de la propagande…

En 2011, je pars loin, très loin, là où personne ne s’aventure, mais je remplis mes bagages de recul, de curiosité et d’ouverture d’esprit …

« Rester c’est exister, mais voyager c’est vivre ». G. Nadaud

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Costa Rica

4 November, 2010 par Jimmy Naudillon
Publié dans Sur la route


Crédit photo: iStockphoto

Tout de suite, on pense à du vert. Le Costa Rica est un pays dont la richesse convoitée par Christophe Colomb se révèle aujourd’hui moins pour son sol aurifère que pour sa diversité naturelle. Alors outre le vert, on pourrait vous parler du bleu des eaux, des couleurs incroyables des toucans ou des papillons à moins qu’on ne choisisse les fleurs. SUR LA ROUTE vous emmène pédaler dans un pays haut en couleurs!

Départ du 08 au 16 janvier.

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Moat Chocorua: la légende de la montagne maudite

4 November, 2010 par Jimmy Naudillon
Publié dans ADN

Se promener dans un site chargé d’histoires ou de légendes donne toujours une saveur toute particulière à un voyage. En plus d’être beaux, les paysages que l’on traverse stimulent notre imagination, et de simple randonneur, on se transforme en héros d’une incroyable aventure.

Les 13 et 14 novembre, Détour Nature ira se promener dans le New Hampshire, dans la région du Mont Chocorua, près du joli village de Conway. Cette montagne, porte son nom en référence aux aventures de Chocorua, célèbre Amérindien de la région (les guides vous dévoileront sa légende, une fois sur les sentiers) et offre des randonnées toutes plus belles les unes que les autres.

Sommets dégagés, vues saisissantes, et niveaux de difficulté très variés… En somme, tous les ingrédients pour de fantastiques aventures !

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Chili et Argentine: De la région des Lacs à la Patagonie

7 October, 2010 par Jimmy Naudillon
Publié dans Sur la route

Entre lacs et volcans, la cordillère des Andes fait fi des frontières humaines et offre des trésors de paysages, de montagnes, de vignobles et de cultures dans la Patagonie Andine, qu’elle soit chilienne ou argentine. Impossible de se contenter d’un seul des deux pays qui la constituent pour en voir toutes les subtilités et beautés.

Départ du 5 au 17 mars 2011.

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Une nuit au sommet de Lafayette

7 October, 2010 par Jimmy Naudillon
Publié dans Général


Crédit photo: Bertrand Lenistour

Détour Nature propose en septembre la tournée des grands parcs américains. Oui mais à pied s’il-vous-plait! Au Zion National Park (qui signifie place of peace en hébreu), puis au parc Bryce et enfin dans le Grand Canyon, la randonnée vous fait sentir (les chanceux partis avec Détour Nature) insignifiants face aux forces de la nature qui ont élevé des parois comme celles-là. Dur de regarder où mettre ses pieds dans des paysages aussi spectaculaires, relevez-vous le défi ?

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Guadeloupe : La perle des Antilles

2 September, 2010 par Jimmy Naudillon
Publié dans Général

Partir dans le sud avec bonne conscience !

N’avez-vous jamais eu envie d’eau chaude et cristalline en plein c½ur de l’hiver ? Le problème, c’est que la plupart des forfaits proposés dans ces régions sont tous plus insignifiants les uns que les autres.

Nous vous proposons de découvrir une des plus belles iles des Caraïbes, en randonnée sur les pentes escarpées de la Soufrière (1468 m), en pagayant dans des eaux translucides au milieu d’un banc de poissons volants ou encordé le long d’une cascade d’eau sauvage en plein c½ur de la forêt primaire, quasi impénétrable.

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Passion et formation!

6 May, 2010 par Jimmy Naudillon
Publié dans Ecole de montagne

Trois formations en escalade de roche sont au programme du mois de mai, que vous souhaitiez découvrir une discipline pour la première fois avec le cours «premier contact», ou acquérir plus d’autonomie avec nos formations «autonomie en moulinette» ou «second de cordée».

La passion est vraiment le moteur de nos instructeurs. Passion de la discipline, mais aussi passion de la nature. Nous vous invitons à lire les propos de Jean-Philippe Leblanc, coordonateur de notre école de montagne, à propos d’un de nos sites de pratique dans la région de Val David.

Dire que sur les parois des monts Césaire, King et Condor, des générations de grimpeurs d’ici et d’ailleurs se sont succédées. Grimper ces murs laurentiens, c’est découvrir le c½ur de la culture verticale que nous avons ici. S’il y a un site qui doit figurer dans votre CV c’est bien lui. On y retrouve des voies de toutes les difficultés, allant de la simple balade en hauteur à de tortueux passages de contorsionniste. Tous y trouvent de quoi s’user le bout des doigts! Val-David, c’est un classique de diversité, un endroit à découvrir ou à redécouvrir.

Jean-Philippe Leblanc

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Responsabilité de conscience

10 February, 2010 par Jimmy Naudillon
Publié dans Éditorial du eCourrier


Crédit photo: Réjean Gagné

À l’heure ou Haïti tente de se relever de cet effroyable tremblement de terre, c’est le très célèbre Machu Picchu qui, à son tour est frappé par une catastrophe naturelle. D’importants glissements de terrain ont fait une dizaine de victimes, et bloqué près de 2500 touristes dans l’ancienne cité Inca.

Parler de tourisme d’aventure dans une telle conjoncture peut donc paraître totalement inapproprié… Nous ne sommes pas un organisme humanitaire, mais gardons néanmoins en tête la réalité, aussi dure soit elle, des pays que nous visitons. Plus que jamais, notre engagement en matière de tourisme responsable apparaît comme une des priorités au sein de l’entreprise et envers nos partenaires et collègues du Pérou. Que ce soit à travers des actions ponctuelles sur le terrain comme la corvée de l’Urubamba, qui consistait à organiser, financer et encadrer une corvée de nettoyage dans la cordillère de l’Urubamba au Pérou, ou une première initiative similaire, celle de la corvée de nettoyage du Huayhuash, nous tentons toujours d’atténuer, le plus possible, l’emprunte laissée par notre passion du voyage, mais aussi celle laissée par les autres… nous ne tomberons pas dans le piège du misérabilisme ou celui du moralisateur, ce n’est ni notre rôle, ni notre métier. Mais c’est dans nos relations de longue date et de confiance avec nos équipes locales que nous pouvons obtenir un portrait réaliste de la situation.

À cet effet, nous avons effectué avec Vico, notre principal contact au Pérou, un court entretien à la suite des glissements de terrain qui ont ravagé les régions de Cusco et d’Apurimac, qui furent toutes deux placées en état d’urgence.

Quelle est la situation actuelle?
La situation à Cusco est stable. Une aide massive a été apportée aux personnes en détresse, et ce en grande partie grâce à l’organisation de la population locale. Les gens continuent d’envoyer de l’aide aux endroits affectés et le gouvernement concentre son aide plus au village d’Aguas Calientes (village du Machu Picchu). Cet évènement était prévisible, mais personne (gouvernements) n’a rien fait en prévention.

Comment a réagi la population locale? Est-ce la première fois qu’une telle catastrophe se produit ?
Comme je vous le disais, la réaction de la population a été immédiate pour aider. Beaucoup de gens ont été à la fois choqués, angoissés et quelques fois désespérés. Le calme se réinstalle petit à petit, car même si on dénombre une dizaines de victimes, les dégâts sont surtout matériels. Et avec le temps, le matériel, ça se remplace… Ce n’est pas la première fois que cela arrive à Cusco. En 1996 dans le village de Santa Teresa, des évènements similaires ont eu lieu, provoquant carrément la disparition du village et faisant donc beaucoup de victimes.

De quoi la population locale a-t-elle besoin?
La population locale a besoin de tentes, de vêtements, de couvertures et d’aliments. En fait, le minimum nécessaire pour survivre le temps que les dégâts matériels soient remplacés.

En conclusion de notre entretien avec Vico, le tourisme au Pérou va reprendre son cours normalement, mais tous ces évènements confortent notre conception et notre engagement de longue date pour un tourisme responsable.

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