David Livingstone

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David Livingstone

Avant Jonathan Livingston le Goéland et sa volonté de vivre libre, pour ses rêves et sa passion, il y a eu David Livingston, avec moins de plumes mais tout autant d’ambition. Aventurier du XIXème siècle, c’est à lui que l’on doit l’exploration et la cartographie de l’intérieur de l’Afrique. Et pourtant, rien ne destinait cet homme né dans une famille pauvre à une telle popularité en Grande-Bretagne.

En 1813, David Livingstone nait à Blantyre, au sud de Glasgow. Sa famille est pauvre et à 10 ans, en suivant les traces de son père, il travaille comme ouvrier dans une usine de coton, douze heures par jour, six jours par semaine, ce qui ne l’empêche pas de prendre des cours du soir.

Curieux et très religieux, il étudie le latin, l’histoire naturelle et la théologie. À 21 ans, il veut devenir médecin et missionnaire : ses économies et une bourse lui permettent de fréquenter la faculté de médecine et de suivre en parallèle une formation de pasteur. En 1840, reçu dans ses deux cursus, il part pour l’Afrique du Sud en tant que missionnaire.
Il épouse peu après la fille de Robert Moffat, qui le suit dans ses voyages malgré sa grossesse et les injonctions de sa famille avant de rentrer en Angleterre avec leur enfant. Elle mourra de la malaria en 1862. Livingstone tente de convertir les peuples autochtones au christianisme tout en les libérant de l’esclavagisme. À partir de 1849, il explore le centre-sud du continent africain, traversant le désert du Kalahari et découvrant le lac Ngami.

Ayant entendu parler d’un immense cours d’eau, il atteint le Zambèze en 1851… pour constater que les négriers portugais avaient avancé bien plus profondément dans les terres que ne le croyaient les Anglais. Horrifié par le sort réservé aux esclaves, David Livingstone développe une idée pour mettre fin à ce commerce. En remontant le fleuve, missionnaires et commerçants pourraient pénétrer au c½ur du continent, échangeant les produits anglais emportés avec eux pour des denrées locales comme la cire, l’ivoire et l’huile de palme. Les chefs indigènes ne seraient plus tentés de vendre des êtres humains pour obtenir ces produits européens. Pour réaliser son objectif, il se met à la recherche d’une route qui permettrait le commerce et le travail des missionnaires. C’est ainsi qu’il accomplit la première traversée de l’Afrique d’ouest en est et découvre des chutes d’eau immenses à la frontière des actuels Zimbabwe et Zambie, appelées Mosi-oa-tunya par le peuple local. Il les baptise en hommage à la reine d’Angleterre, les chutes Victoria.

Lorsque David Livingstone rentre au Royaume-Uni, il est reçu en héros. Il y publie des livres, rencontre la reine et est financé pour remonter le Zambèze dans son intégralité et y établir une mission. Mais il échoue au bout de 6 ans de recherche. Malgré tout, sa popularité n’est pas entamée et il est de nouveau envoyé sur une autre expédition en 1866, toujours par la Royal Geographical Society, pour lever le mystère des sources du Nil. Mais malade et abandonné de ses porteurs, il perd contact avec le monde extérieur et se retire sur les bords du lac Tanganyika. Un an après son départ, alors qu’il se trouve au c½ur de l’Afrique, David Livingstone cesse de donner signe de vie.

Henry Morton Stanley, est engagé par un journal en 1869 pour le retrouver, ce qu’il accomplit le 10 novembre 1871. En le rencontrant, Stanley pose alors la célèbre question reprise dans les livres d’exploration et même dans une bande dessinée de Lucky Luke : « Doctor Livingstone, I presume? » Ils discutent ensuite de ce que Livingstone a raté : le conflit franco-prussien, le canal de Suez, le télégraphe transatlantique… Livingstone l’accompagne quelque temps, à explorer le Nord du lac Tanganyika, mais refuse de le suivre lorsque Stanley retourne en Angleterre malgré sa santé vacillante. Leurs routes se séparent. Il continue à chercher les sources du Nil, très loin de leur emplacement réel. Il meurt près du lac Bangweulu le 1er mai 1873, après être devenu à son insu le porte-parole du mouvement missionnaire, de celui antiesclavagisme et de celui des expansionnistes rêvant d’un empire en Afrique.

Ses deux assistants africains, Chuma et Susi, enterrent le c½ur et les viscères dans la terre d’Afrique qu’il aimait et, persuadés que sa dépouille doit rentrer en Grande-Bretagne, embaument son corps et entreprennent un voyage de cinq mois. Ils le transportent jusqu’à la côte, alors que ça peut leur coûter une accusation de sorcellerie et une condamnation à mort. Sa dépouille regagne ainsi son pays natal où il sera inhumé en grande pompe à l’abbaye de Westminster en 1874.

Julie

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Leif Erikson

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