Archives de June, 2010

Les guides n’ont pas peur d’exagérer. Le cas de Fred et Vicente.

30 June, 2010 par Richard Rémy
Publié dans Éditorial du eCourrier

Dans mon dernier édito, je vous parlais de romantisme. Celui des grands explorateurs qui partaient sur des territoires vierges, grimpaient de nouvelles montagnes. Saviez-vous que le premier 8000m à être gravi, l’Annapurna, le fut par erreur? On voulait le Daulaghiri mais les cartes étaient mauvaises! Ou bien Herzog et Rebuffat ont mal lu.

Je vous disais aussi que cette nouvelle du garçon de 13 ans qui a gravi l’Everest ne m’avait pas ému… Par contre, cette fille de 16 ans qui a fait un tour du monde à la voile en solo, ça m’impressionne plus. Il faudrait quand même savoir par ailleurs que le premier, par défiance envers l’idée d’une course, à avoir réussi l’exploit est Bernard Moitessier. Le vagabond des mers du sud, encore par défiance, gagnant non-inscrit (donc pas de bourse), ne s’est même pas arrêté et a continué un autre demi-tour… Un tour et demi du monde sans escale!

Évidemment qu’en 2010, il devient de plus en plus difficile de faire des premières… Alors que devient l’aventure? Y a-t-il encore des aventuriers? Je me risquerais à dire que ce sont ceux qui voyagent et n’en parlent pas trop. Ceux qui n’essaient pas de le dire et n’inscrivent surtout pas, sur une carte d’affaires, le mot aventurier. Bref, l’humilité devrait nécessairement faire partie de l’aventure. De ceux-là, il y en a beaucoup qui travaillent chez Karavaniers. Pascal est à Bali dans sa petite maison. Antoine vient de finir un doctorat sur les chevaux sauvages du plateau tibétain.

Il y a Fred, qui vient de partir en sabbatique pour 6 mois en vélo en Asie du sud-est. Bien sûr, il vous en parlera si vous le lui demandez, mais la seule différence visible à son retour sera… d’être un meilleur guide.

Puis il y a le cas Vicente qui nous demandait gentiment il y a quelques temps, de prendre congé 3 mois afin d’essayer son petit voilier (un Contessa 25 pieds). Il voulait naviguer en solo, de Montréal à l’Écosse en faisant escale au Groenland et aux îles Féroé. Simplement.

Vous savez quoi? Je me considère infiniment chanceux de connaître ces gens. Et comme président de compagnie, je me sens très à l’aise de vous dire que vous ne trouverez pas de meilleurs guides que ceux qui n’ont pas peur, en toute humilité, d’exagérer.

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Aux suivants…

30 June, 2010 par Julie Betelu
Publié dans De l’autre côté de l’Atlantique…

Ce mois-ci cette rubrique ne passe pas de l’autre côté de l’Atlantique : c’est le Vieux Continent qui vient à nous! Et si les grands voyageurs qui conçoivent les voyages de Terres Oubliées sont régulièrement loin de leurs ordinateurs, qui en Norvège, qui en Roumanie, en Islande, en Mongolie, ou en Éthiopie, cette fois-ci, c’est au tour des « petites mains » d’apaiser un peu leur passion du voyage. Et c’est comme ça que nos bureaux ont eu le plaisir d’accueillir Camille, qui coordonne tous les voyages de Terres Oubliées, et Charlotte, responsable de la logistique des expéditions organisées par nos amis.

Au programme, promenades en ville, repas avec toute la gang, concerts aux Francofolies sans oublier une journée de batifolage avec Détour Nature au mont Mansfield! Peu de temps leur était accordé de ce côté-ci du grand océan. Le problème n’était pas de le remplir mais au contraire de le « rentabiliser », de tout faire tenir en quelques jours. Car il avait bien fallu justifier leur venue par un prétexte sérieux : le travail! Outre les balades dans le Vieux Port, il y avait également un peu de travail prévu: découverte des matériels de plein air de Détour Nature/Karavaniers, rencontre en chair et en os entre les deux équipes, formations, observations, participations aux réunions… pas le temps de souffler. Dans la continuité de ces échanges, de nouveaux voyages arrivent peu à peu sur le site (surveillez-le bien!) et bientôt des français se joindront aux voyageurs québécois sur nos voyages tel qu’au Lake Powell.

Enfin, quand le décalage horaire s’est adouci, que les cernes se sont légèrement estompés et que l’émerveillement de la découverte s’est fait moins surprenant (« C’est quoi un Dépanneur ? Oh les feux rouges (lumières) sont du mauvais côté de la route! ; Tiens, ils n’ont pas de plaque d’immatriculation à l’avant des voitures ; Qu’est-ce qu’il me dit ? Je ne comprends rien… »), c’est qu’il était l’heure de rentrer en France, pour raconter à tous ceux qui ne connaissent pas ce recoin du monde qu’est notre bureau comment c’est ici… et raconter encore et encore jusqu’à ce que les prochains viennent à leur tour. On les attend!

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David Livingstone

30 June, 2010 par Julie Betelu
Publié dans Explorateurs avec un grand «E»

Avant Jonathan Livingston le Goéland et sa volonté de vivre libre, pour ses rêves et sa passion, il y a eu David Livingston, avec moins de plumes mais tout autant d’ambition. Aventurier du XIXème siècle, c’est à lui que l’on doit l’exploration et la cartographie de l’intérieur de l’Afrique. Et pourtant, rien ne destinait cet homme né dans une famille pauvre à une telle popularité en Grande-Bretagne.

En 1813, David Livingstone nait à Blantyre, au sud de Glasgow. Sa famille est pauvre et à 10 ans, en suivant les traces de son père, il travaille comme ouvrier dans une usine de coton, douze heures par jour, six jours par semaine, ce qui ne l’empêche pas de prendre des cours du soir.

Curieux et très religieux, il étudie le latin, l’histoire naturelle et la théologie. À 21 ans, il veut devenir médecin et missionnaire : ses économies et une bourse lui permettent de fréquenter la faculté de médecine et de suivre en parallèle une formation de pasteur. En 1840, reçu dans ses deux cursus, il part pour l’Afrique du Sud en tant que missionnaire.
Il épouse peu après la fille de Robert Moffat, qui le suit dans ses voyages malgré sa grossesse et les injonctions de sa famille avant de rentrer en Angleterre avec leur enfant. Elle mourra de la malaria en 1862. Livingstone tente de convertir les peuples autochtones au christianisme tout en les libérant de l’esclavagisme. À partir de 1849, il explore le centre-sud du continent africain, traversant le désert du Kalahari et découvrant le lac Ngami.

Ayant entendu parler d’un immense cours d’eau, il atteint le Zambèze en 1851… pour constater que les négriers portugais avaient avancé bien plus profondément dans les terres que ne le croyaient les Anglais. Horrifié par le sort réservé aux esclaves, David Livingstone développe une idée pour mettre fin à ce commerce. En remontant le fleuve, missionnaires et commerçants pourraient pénétrer au c½ur du continent, échangeant les produits anglais emportés avec eux pour des denrées locales comme la cire, l’ivoire et l’huile de palme. Les chefs indigènes ne seraient plus tentés de vendre des êtres humains pour obtenir ces produits européens. Pour réaliser son objectif, il se met à la recherche d’une route qui permettrait le commerce et le travail des missionnaires. C’est ainsi qu’il accomplit la première traversée de l’Afrique d’ouest en est et découvre des chutes d’eau immenses à la frontière des actuels Zimbabwe et Zambie, appelées Mosi-oa-tunya par le peuple local. Il les baptise en hommage à la reine d’Angleterre, les chutes Victoria.

Lorsque David Livingstone rentre au Royaume-Uni, il est reçu en héros. Il y publie des livres, rencontre la reine et est financé pour remonter le Zambèze dans son intégralité et y établir une mission. Mais il échoue au bout de 6 ans de recherche. Malgré tout, sa popularité n’est pas entamée et il est de nouveau envoyé sur une autre expédition en 1866, toujours par la Royal Geographical Society, pour lever le mystère des sources du Nil. Mais malade et abandonné de ses porteurs, il perd contact avec le monde extérieur et se retire sur les bords du lac Tanganyika. Un an après son départ, alors qu’il se trouve au c½ur de l’Afrique, David Livingstone cesse de donner signe de vie.

Henry Morton Stanley, est engagé par un journal en 1869 pour le retrouver, ce qu’il accomplit le 10 novembre 1871. En le rencontrant, Stanley pose alors la célèbre question reprise dans les livres d’exploration et même dans une bande dessinée de Lucky Luke : « Doctor Livingstone, I presume? » Ils discutent ensuite de ce que Livingstone a raté : le conflit franco-prussien, le canal de Suez, le télégraphe transatlantique… Livingstone l’accompagne quelque temps, à explorer le Nord du lac Tanganyika, mais refuse de le suivre lorsque Stanley retourne en Angleterre malgré sa santé vacillante. Leurs routes se séparent. Il continue à chercher les sources du Nil, très loin de leur emplacement réel. Il meurt près du lac Bangweulu le 1er mai 1873, après être devenu à son insu le porte-parole du mouvement missionnaire, de celui antiesclavagisme et de celui des expansionnistes rêvant d’un empire en Afrique.

Ses deux assistants africains, Chuma et Susi, enterrent le c½ur et les viscères dans la terre d’Afrique qu’il aimait et, persuadés que sa dépouille doit rentrer en Grande-Bretagne, embaument son corps et entreprennent un voyage de cinq mois. Ils le transportent jusqu’à la côte, alors que ça peut leur coûter une accusation de sorcellerie et une condamnation à mort. Sa dépouille regagne ainsi son pays natal où il sera inhumé en grande pompe à l’abbaye de Westminster en 1874.

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Vos crédits de carbone en avril et mai

11 June, 2010 par Stéphanie Coulombe
Publié dans Général

En avril, les voyageurs de Karavaniers et de Détour Nature ont compensé leurs émissions de carbone à hauteur de 31,86 tonnes pour une valeur de 1198$.

Et pour le mois de mai, 59,18 tonnes pour une valeur de 2302$.

Merci à tous nos voyageurs pour leur collaboration!

L’équipe de Détour Nature et Karavaniers

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Je suis un romantique et je n’aurais jamais grimpé l’Everest à 13 ans!

3 June, 2010 par Richard Rémy
Publié dans Éditorial du eCourrier

Dans la Presse de samedi, Yves Boisvert exprime son malaise face à cet enfant de 13 ans qui a réussi l’ascension de l’Everest…Il pointe notamment, et j’en suis aussi convaincu, que c’est fort probablement le rêve du parent qui est le moteur de cet exploit.

Qu’est-ce qui me dérange tant dans cet exploit? Qu’est-ce qui fait que je ne comprenne pas Gabriel Filippi (qui est par ailleurs quelqu’un que je respecte beaucoup) de s’acharner sur cette montagne (2e ascension réussie en 5 ou 6 tentatives). Qu’est-ce qui fait que je n’ai aucunement le goût de mettre cette montagne au programme des ascensions offertes par Karavaniers. Et pourtant nous sommes certainement la seule compagnie au Québec à pouvoir l’offrir?

La réponse est assez facile…je suis un romantique. Depuis toujours je lis l’Himalaya de Tilman, Bonington, Messner. Je lis l’Afrique de Livingstone, Stanley, Thesiger. Les pôles de Shackleton, Victor, Rasmussen.

Mais voilà, à l’Everest, je ne vois plus l’aventure si un kid peut réussir à la grimper (il faudrait voir l’aide que les sherpas lui ont apporté). Je ne vois pas l’aventure des 7 sommets si quelqu’un qui mets des crampons pour la première fois de sa vie à 40 ans…réussisse le tout avant l’âge de 45 ans! On veut trop être un aventurier sans prendre le temps d’en devenir un.

Au début mai, je me rendais à skis avec mes amis de Terres Oubliées dans le petit village de Tinitequilak (côte est du Groenland) où j’avais un rendez-vous avec le romantisme! Ben non, pas de belle inuite aux yeux bleus mais un village perdu qui deviendrait la base de nos voyages en kayak de mer, nos treks et nos raids à skis. Et une petite maison (à retaper) avec vue hallucinante sur la calotte glacière et le fjord Sermilik qui deviendra peut-être notre hôtel 5 aurores boréales. Il y a un bel avenir pour les voyageurs-rêveurs sur cette côte est du Groenland, le plus bel endroit du monde probablement.

Pour moi, ça c’était plus une aventure que l’Everest…Il faut dire que si je suis romantique, je suis probablement un peu paresseux aussi.

Et Félicitations Gabriel tout de même pour ta 2e ascension!

Richard Rémy

Président

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Kaïlash : À l’origine des mondes

3 June, 2010 par Julie Betelu
Publié dans Général

Montagne légendaire pour les tibétains, les occidentaux la pensaient mythique. Et pourtant, après un trek de 7 jours vers le plateau tibétain, après un détour vers le royaume de Guge et ses ruines et canyons, nous marchons autour de la montagne sacrée de Kailash. Et enfin, après ce pèlerinage, ce sera le camp de base du Shishapangma qui sera notre terrain de jeu. C’est le moment de s’inscrire pour le départ d’octobre et il faut en profiter : c’est un voyage qui n’a pas lieu chaque année!

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Urubamba Pérou : Culture, nature et histoire

3 June, 2010 par Julie Betelu
Publié dans Général


Crédit photo: Nadia Beaulieu

Une envie passionnée de partir au Pérou? Si le temps vous est compté, vouloir tout voir serait un gage de revenir déçu. Par contre, il convient de choisir judicieusement son voyage et celui-ci est surement celui qu’il vous faut! Encore un chemin majestueux sur les traces des Incas… et loin des foules! Plus proche des habitants, dans une cordillère qui cache des joyaux de lacs, villages et montagnes, voilà le trek de l’Urubamba, qui allie nature, marche, rencontre et découverte des sites historiques. Départ de juin à septembre.

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Sentiers Cathares : Sur les traces des «Parfaits»

3 June, 2010 par Julie Betelu
Publié dans Général

À la conquête des châteaux forts comme les chevaliers des temps perdus! Le voyage sur les chemins cathares dans le sud de la France est d’ores-et-déjà confirmé. Marche agréable, paysages superbes et forteresses anciennes dans les contreforts pyrénéens, nous retrouvons l’histoire au coin des murs de pierres des villages anciens. Les auberges sont un des bijoux de ce voyage, le vin et le fromage y attendent le randonneur, nous sommes dans la campagne française où il fait bon vivre. Départ en septembre.

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«L’essence» du voyageur

3 June, 2010 par Julie Betelu
Publié dans Général

L’esprit d’aventure, ça se travaille et s’alimente… mais surtout, une fois initié, ça ne lâche plus jamais et appelle encore et encore au voyage. Partir, découvrir, marcher, pédaler ou pagayer, peu importe tant que l’on peut répondre à l’appel de l’ailleurs, pour revenir provisoirement apaisé et les batteries rechargées. Aucun voyageur n’y échappe, surtout pas ceux de l’équipe Karavaniers!

Pilier du bureau et guide précieux, il fait en sorte que Karavaniers tourne rond mais pas en rond. Et pourtant, comme tout voyageur passionné, il faut bien que lui aussi assouvisse ses besoins de liberté. Pour retrouver le feu sacré du voyageur sur les chemins lointains, Frédéric s’en va pédaler 6 mois en Asie avec sa douce dès juin! Il nous manquera forcément, car des Frédéric, ça ne se croise pas tous les jours, mais reviendra heureux et avec mille et une richesses en mémoire à nous faire découvrir! Bon voyage Fred!

Profil de Fred sur notre site >>

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Les causes du mois?

3 June, 2010 par Julie Betelu
Publié dans Général

Cette rubrique présente chaque mois une cause que nous rallions et soutenons. Parce que partir sur d’autres chemins est formidable mais pouvoir le faire n’est pas le cas de tout le monde, parce que nous en avons conscience et enfin parce que voyager, c’est aussi découvrir, rencontrer des gens et apprendre l’humilité… Alors Karavaniers veut regarder plus loin que son nombril et participer à cette prise de conscience en présentant des fondations ou initiatives personnelles qui mettent l’humain au centre des préoccupations.

Si vous avez des suggestions de causes qui pourraient être mises en avant, n’hésitez pas à nous les envoyer (l’envoi d’une cause ne garantit pas sa parution).

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