Archives de September, 2009

Vos crédits de carbone en août 2009

22 September, 2009 par Kathryn Ménard-Audet
Publié dans Général

En août, les voyageurs de Karavaniers et de Détour Nature ont compensé leurs émissions de carbone à hauteur de 97.49 tonnes pour une valeur de 3617$.

Depuis janvier 2009, un montant total de 13 088$ a ainsi été reversé à Planetair.ca. Cet organisme montréalais, de renommée internationale, investit dans des projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique, au Québec et partout dans le monde.

Merci à tous nos voyageurs pour leur collaboration!

L’équipe de Détour Nature et Karavaniers

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Retour en classes!

10 September, 2009 par
Publié dans Général

Tout d’abord, c’est notre cause du mois qui a guidé nos premiers coups de pagaie, avec une levée de fonds pour la Fondation Sur la pointe des pieds. Huit hommes d’affaire et dirigeants d’entreprises ont généreusement contribué à la cause par le biais d’un voyage caritatif d’une semaine sur les eaux des fjords d’Ammassalik de l’isolée côte est du Groenland, où nous nous rendons chaque année pour notre voyage régulier.

C’était la suite d’une belle collaboration déjà entamée avec  Détour Nature lors d’un voyage avec ces jeunes en rémission de cancer sur le Fjord du Saguenay cet été, dont nous vous invitons à visionner le touchant diaporama.

La suite? Notre première étoile filante en kayak de mer! 1000 km plus au nord, sur les plus grands fjords du monde: la région du Scoresbysund. Pour cette inoubliable épopée de trois semaines, nous nous permettrons de vous laisser en haleine, le temps d’un laborieux montage vidéo… en attendant, suivez en texte et en images le projet sur MÜVMEDIA!

Müvmédia est issu du magazine müv, un magazine écrit par et pour les jeunes Québécois âgés de 17 à 35 ans qui a été distribué gratuitement dans la plupart des établissements postsecondaires de la province de 2003 à 2007. Le site Internet collaboratif müvmédia.com conçu pour les passionnés du voyage a alors été lancé dans l’optique d’élargir les horizons de ses lecteurs en leur faisant découvrir de nouvelles façons de voir le monde, de le parcourir, de le comprendre.

Compte tenu de l’engouement des jeunes pour le magazine de voyage, vint plus tard la naissance du rallye Müvmédia en 2006 qui s’est poursuivi jusqu’en 2008. Des vidéastes reporters provenant du Québec lors de la première édition, puis de Belgique, de France et du Canada, se sont lancés dans cette aventure qu’est la production d’un court-métrage à chaque semaine et ce, pour une durée de 3 mois. Les reportages récoltés au cours des trois éditions du rallye Müvmédia contribuent d’autant plus à alimenter le contenu de la plate-forme en proposant divers reportages tournés sur deux continents, l’Amérique du Nord et l’Europe.

Le site Web müvmédia.com a subi une refonte et a été pensé en fonction des intérêts des utilisateurs d’aujourd’hui ainsi que des dernières technologies multimédias utilisés dans la diffusion de contenu. La toute nouvelle mouture de Müvmédia a pour mission de créer un espace interactif d’échange pour les passionnés du voyage, qu’ils soient nomades ou sédentaires. Müvmédia.com offre une vitrine pour être lu et regardé à des voyageurs-citoyens qui :

  • Voient le monde à leur façon et en témoignent
  • Ne sont pas qu’observateurs, mais aussi acteurs à l’étranger
  • Posent un regard alternatif sur ce qui les entoure
  • Communiquent par leurs mots et images leur façon de voyager

Profitant déjà d’une communauté bien établie, le site Internet müvmédia.com compte aujourd’hui plus de 250 documentaires multimédias de voyage. Ni récit de vacances, ni reportage journalistique, le site Internet müvmédia.com compte mettre de l’avant le documentaire de voyage, soit le témoignage d’un voyageur sur son parcours. Müvmédia.com se démarque certainement par la qualité et l’originalité de son contenu.

Müvmédia.com: Parce que le voyage, c’est plus que des vacances !

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L’Historiette – Alfred Wallace (Sulawesi, 19e siècle)

10 September, 2009 par
Publié dans Général

Depuis des années, Darwin avait donc remis les pieds sur ses chères îles britanniques. On ne peut douter qu’il s’était longuement fait la tête à cette révolution qui n’allait pas sans heurt, qui mettait dieu au placard biologique en quelque sorte. Il posait sur sa table, encore et encore, les mêmes cadavres désormais fossilisés de volatiles insulaires afin de s’entêter à reconnaître qu’ils s’étaient bien modifiés indépendamment l’un de l’autre à partir du moment où ils s’étaient trouvés sur des îles différentes et que les conditions de chacune favorisaient certaines évolutions spécifiques aux détriments des autres. Mais voilà, depuis le temps qu’il y pensait, il n’avait toujours rien osé dire. Arrive alors la missive humide d’un parfait inconnu. Il s’agit d’un jeune homme, un peu désargenté, qui s’ébroue depuis quelques années déjà sur les mers australes. Il accumule les îles tropicales de la même manière qu’un tout jeune Darwin accumulait jadis les îlots rocailleux. L’aventure lui permet de répertorier un nombre croissant d’espèces nouvelles, oiseaux lumineux, papillons aux larges ailes ocellées, insectes fabuleux, fleurs incertaines, qu’il se permet de mettre en caisses afin d’arrondir ses fins de mois du bout du monde. Il était à Bornéo, à Sumatra, à Java, à Bali rapidement, à Lombok. Le voilà à Sulawesi (anciennement Célèbes). D’où il s’interroge. Car voilà qu’il a remarqué rapidement ce que le vieux Darwin a mis des décennies à ne pas formuler tout à fait. L’évolution des espèces. La sélection naturelle. Naïvement, le jeune biologiste demande conseil à la seule personne qui pouvait prendre ombrage de cette précocité. À la décharge du vieil anglais, disons rapidement qu’il était peut-être plus simple de faire le lien lorsque deux plaques immenses, l’asiatique et l’australienne, avec des faunes et des flores complètements opposées, venaient progressivement se rejoindre par le biais de milliers d’îles que d’y penser aussi clairement à partir des terres perdues des Galapagos (même si l’on peut aussi s’interroger sur la complexité de s’y retrouver lorsque les espèces pullulent par rapport à un endroit où elles sont rares). Toujours est-il que le vieil homme eut la décence de ne pas prétendre avoir perdu la lettre. Il raconta, sans trop mentir, qu’il était justement sur le point de publier des résultats identiques (comme quoi il n’est pas toujours inutile de se faire pincer les fesses). Il proposa honnêtement d’y placer leurs deux noms.

Le reste n’est qu’une question de distance. Ils ont donc été deux à avoir indépendamment révolutionné la biologie. Mais le premier était à Londres. L’autre était jeune, peu soucieux de revenir trop vite du côté sage du monde. Aujourd’hui, une ligne dite de Wallace sépare encore les faunes asiatiques et australiennes (avec Sulawesi en plein milieu). Quant au reste, il n’y a plus que Darwin à avoir eu raison.

Pascal Guillaume

Voyage Karavaniers INDONÉSIE/SULAWESI «Au pays des Torajas»
Départ le 1ER MAI 2010 pour 23 jours

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