Archives de January, 2009

Un fleuve en hiver…

15 January, 2009 par Matthieu Saillant
Publié dans ADN

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Notre majestueux fleuve St-Laurent
Crédit photo: Détour Nature

Ski et raquette? Raquette et ski? À vous de choisir votre programme à l’occasion de nos longues fins de semaine sur les bords du St-Laurent! Détour Nature sera dans Charlevoix du 23 au 25 janvier prochains et dans le Bas-Saint-Laurent du 6 au 8 février. Pendant tout l’hiver et à chaque fin de semaine, nous continuerons aussi à vous offrir des excursions d’un jour en raquette ou à ski. Un mercredi sur deux enfin, nous enverrons également promener ceux qui ne peuvent pas partir la fin de semaine… Ne dites pas qu’on ne s’occupe pas de vous!

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L’aventure est une tempête

15 January, 2009 par Pascal Guillaume
Publié dans Transhumances

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Crédit photo: Pascal Guillaume

L’essoufflant récit des 36 heures du Dhaulagiri. La tempête à dormir debout.
Le grand mystère du camp fantôme.

Nous étions deux à guider le premier groupe autour du Dhaulagiri, ce 8000 mètres démesuré et trapu à l’ouest des Annapurnas. Nous avions 86 porteurs pour environ 20 jours d’autonomie. Le groupe était rigolo et facile. Nous avions traversé des villages gurungs, des champs de cannabis, des alpages semés de fleurs sauvages, un long glacier aux fractures évidentes, le camp de base d’une équipe américaine où quelques amis tentaient de grimper la montagne par la voie classique. Il était plus complexe de poursuivre ensuite dans la neige et le vent, de s’attaquer à la longue crête du French Col , au large plateau d’Hidden Valley, de s’habituer aux bourrasques soudaines et à la fraîcheur nocturne. Notre campement d’altitude ressemblait à un point sombre dans un champ de neige, sur un col démesurément large depuis lequel le monde était vaste. On apercevait l’Annapurna après l’inquiétante trouée de la Kali Gandaki. Tout était blanc et calme et vide. Nous dormions à 5300 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Dans la nuit, nous avions réveillé le groupe. Chacun avait silencieusement mis ses crampons, pris les piolets figés devant les tentes, regardé si la Lune nous tiendrait compagnie. Le ciel était clair. Les pas crissaient sur la neige solidifiée et nous marchions en automate, lentement, formant de larges S s’étalant vers le haut. Peu à peu, l’aube déjouait la nuit en ajoutant du mauve, du violet, du rose, du blanc. Certains ont levé les yeux pour découvrir que le sommet approchait à la manière d’un chat qu’on apprivoise, qu’il semblait reculer avant de revenir, qu’il hésitait. Nous avions ralenti. Quelques passages nécessitaient des cordes fixes, la crête quelquefois s’affinait, la neige amollissait. À 6035 mètres, nous étions exaltés devant la beauté du monde, hébétés de fatigue, fiers d’avoir osé le grand travail inutile d’aller si haut pour simplement redescendre. On croyait avoir fait le plus dur. Nous n’avions pas vraiment commencé.

Tout en bas, la trace d’une caravane rappelle que nos porteurs s’étaient lentement ébroués en direction du camp suivant, quelque part en aval. C’est alors que tout change. Des nuages effrayants surgissent d’on ne sait où. Puis un vent en rafales nous les rabat sur la figure. Puis une tempête de neige fait tout disparaître. On resserre le groupe. On sert les dents. Certains titubent. Nous remarquons une sensation d’électricité sur nos piolets et crions rapidement de les jeter avant qu’ils deviennent des paratonnerres pour nous griller les bras. On ne voit plus rien. Le bruit est assourdissant. Des cristaux de glace nous lacèrent la figure. Nous savons qu’il sera difficile de retrouver la caravane. Ce qui compte, c’est de ne pas quitter le fond de la ravine, d’y rester à tout prix puisqu’il s’agit de la voie principale. Discrètement, nous avisons qu’il faudra probablement se résoudre à utiliser le dépôt de nourriture de l’expédition du camp de base. Selon les indications, ça devrait être ici, sur ce plateau qu’on suppose un peu large. Comment en être sûr ? C’est tout simple. En marchant sur la tente qui s’était écroulée. En butant sur les vivres. Il faut impérativement la remettre sur pieds, sortir les réchauds et préparer le thé. Débute alors la nuit la plus fébrile qui soit, d’abord entassés sur le sol entre les caisses, puis debout à tenir les montants lorsque la tempête s’affole, enfin quasiment à l’extérieur lorsque la toile explose et qu’il faut rapidement l’alourdir de neige pour ne pas risquer de voir la tente s’envoler tout à fait. Et toujours l’assourdissante rumeur du vent, la neige à l’horizontale, le froid qui saisit, la tête qui tourne. Si bien que l’aube nous tombe dessus par surprise. Une aube blafarde, affolée, un paysage en cendre. Et puis le vent hésite. C’est l’accalmie. On se consulte au fond de la tente. On décide de ne pas se faire prendre ici si la tempête reprend. Descendre au plus vite. En ligne droite. Car déjà, le vent recommence. Donc on repart. Donc on descend. Le plus difficile, dans la neige fraîche, est encore d’éviter les avalanches. De bien doser la pente. De courir sans trébucher.

Quatre heures plus bas, c’est enfin de la pluie qui tombe. D’un seul coup, c’est fini ! Reste à répondre à la question du danger. Était-il véritable ? Non dans la mesure où nous connaissions le dépôt de nourriture, que nous étions plusieurs et équipés. Oui s’il faut parler d’embarras, d’inconfort, de malaise, voire d’hypothermie ou d’engelures superficielles (ce qui n’a pourtant pas été le cas). Il s’agit surtout d’un prix à payer, d’un rite de passage en quelque sorte. L’aventure véritable est inconfortable avant d’être autre chose. Elle est difficile, elle fait mal, elle épuise. Mais elle permet aussi qu’un sommet de 6000 mètres soit le moins haut moment d’une équipée.

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Carte postale – décembre 2008

15 January, 2009 par Matthieu Saillant
Publié dans Carte postale

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Crédit photo – Matthieu Saillant

Réponse: Vallée de Gokyo dans la région de l’Everest (Népal)

Népal – L’Everest par deux cols et trois vallées, 26 jours, niveau 4
Départs en 2009 : 22 mars, 17 octobre et 26 décembre

Gagnant du concours : Hugues Maillard

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Diaporama – Everest (Népal)

15 January, 2009 par Matthieu Saillant
Publié dans Diaporamas et vidéos


Crédit photo – Matthieu Saillant

Népal, Everest par deux cols et trois vallées : 26 jours, niv. 4, Randonnée-trek
Prochains départs: les 22 mars, 17 octobre et 26 décembre 2009

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