Archives de May, 2008

Quand glace devient roche!

1 May, 2008 par Léopold Laliberté Guy
Publié dans Ecole de montagne

Bon, d’accord. Encore bien des lacs ne sont même pas encore dégelés, mais la saison d’escalade elle, est bel et bien commencée! L’escalade est un sport à découvrir; que ce soit pour l’amour de la roche ou pour compléter votre formation en alpinisme, c’est avant tout une activité conviviale!

L’escalade est une discipline intégrale du grand monde de l’alpinisme. L’altitude, les glaciers, les pentes de neige et de glace sont évidemment des composantes avec lesquelles il faut composer lorsqu’on gravit une montagne, mais il ne faut pas oublier la roche!

La roche quand on y pense, c’est la base de la montagne… savoir bouger sur la roche est donc la base de l’alpinisme! Petit sophisme facile nous l’avouons, mais n’empêche qu’il est essentiel pour tout alpiniste d’être en mesure de négocier les passages rocheux. Une dalle glissante peut parfois être beaucoup plus dangereuse que les crevasses du glacier. Pourtant, il suffit seulement de connaître quelques techniques de base…

Notre nouveau calendrier de formations d’escalade est en ligne, où cinq niveaux de formations vous sont offerts :

- Premier contact
- Autonomie en moulinette
- Second de cordée
- Premier de cordée
- Sorties guidées

N.B. : Toutes ces formations sont disponibles sur mesure; où vous voulez et quand vous le voulez! Minimum 2 personnes seulement.

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Besoin d’idées de sorties?

1 May, 2008 par Frédéric Germain
Publié dans ADN

Long week-end en vue… et que ce soit à vélo ou en randonné pédestre, aucune excuse n’est valable pour ne pas en profiter!

La preuve : un choix à faire! Du samedi 17 au lundi 19 mai

RANDO – Trois belles journées de marche dans la région du Mont Washington, sans parler d’une possible ascension de ce dernier! : 275$ – DÉTAILS

VÉLO – Rouler entre autres Kennebunk, Cape Neddick, et longer les plages d’Ogunquit : 295$ – DÉTAILS

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Quelques mots pour un nom

1 May, 2008 par Pascal Guillaume
Publié dans L'historiette

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Sur le chemin de l’Everest
Crédit photo: Karavaniers

Babu Chhiri Sherpa (Everest, 20e siècle)

J’ai un peu hésité à placer ici ce vieil ami trop rapidement perdu. Était-ce bien de l’histoire que je refaisais ou de la nostalgie ? J’ai décidé que ça n’y changeait pas grand-chose.

On croit qu’il faut avoir les yeux perçants et vaguement sombres pour soutenir l’Everest. Mais lui avait un sourire désarmant. On croit aussi qu’il faut des athlètes surentraînés, la taille fine et les bras démesurés, pour s’engager sur ses pentes. Mais lui était bedonnant. C’est pourquoi les légendes sont fausses. On nous présente le Babu disparu comme cet improbable conquérant des cimes, le piolet trop levé, les lèvres closes alors qu’il aimait rire, sérieux à en mourir alors qu’il racontait que son rêve le plus drôle était de se placer, tête en bas, pieds en l’air, sur le sommet du monde. On oublie qu’il n’était aucunement cet occidental venu conquérir une montagne en se battant sur elle mais un porteur de charges pour nourrir sa famille et un tout petit homme devant une divinité supérieure. Bien sûr qu’il portait plus fort et plus haut que les autres. Bien sûr qu’il avait fait dix fois l’ascension, qu’il était alors le plus rapide, qu’il est encore le seul à avoir posé une tente tout en haut pour ne pas vraiment y dormir mais pour attendre (la seule copie jamais faite dort d’ailleurs dans nos bureaux). Bien sûr qu’il est celui qui ne prenait jamais d’oxygène et que l’exploit est titanesque. Bien sûr que grâce à cela quatre grimpeurs dont les bonbonnes s’étaient vidées au point qu’ils attendaient une mort anonchalie et glacée ont pu raconter qu’un sherpa était revenu pour eux, au-dessus de 8000 mètres, avec deux bonbonnes sous chaque bras. Bien sûr.

Pourtant, je crois sincèrement que sa vraie valeur était ailleurs. Il me reste le souvenir de deux images qui lui ressemblent mieux que tous les piolets levés. La première concerne une randonnée vers l’Everest. Quelques mois plus tôt, il avait été mon sirdar – ou plus exactement j’avais été son assistant. Cette fois, il était sur la montagne. Nous arrivions à Gorak Shep, c’est-à-dire au bout de la route. Nous étions fatigué. Or voilà que je remarque une silhouette sur la moraine en direction du camp de base. Et que celle-ci s’approche. C’était Babu. Il était descendu du camp 2, le matin même, dans le seul but de nous offrir du chocolat parce qu’il lui était venu en tête qu’on serait peut-être épuisés d’avoir marché. Quant à lui, il me serra rapidement la main, et repartit aussitôt car il devait regrimper la montagne. L’autre image, je l’ai prise à Kathmandou. Il venait de battre le record de vitesse sur l’Everest. La cité l’attendait, en liesse. Les foules se pressaient sur le bord des routes. Lui était à l’avant d’une camionnette décapotable. Il disparaissait peu à peu sous les écharpes blanches qu’on donne là-bas en guise de fleurs. Je me rappelle surtout qu’il m’avait paru si petit au moment de son triomphe. Si humble. Bien sûr qu’il ne détestait pas qu’on le reconnaisse. Bien sûr qu’il était fier. Mais là, il était plus petit que lui. Minuscule presque. C’était déjà un autre qu’on fêtait. Une statue.

Je n’aurais jamais cru devoir, plus tard, justement fêter l’homme au travers de celle-ci.

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