Archives de avril, 2008

Escalade de roche: le calendrier en ligne!

3 avril, 2008 par Léopold Laliberté Guy
Publié dans Général

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Crédit photo - Léopold Laliberté-Guy

Notre nouveau calendrier de formations d’escalade de roche est déjà en ligne! Et parlant de cette école de montagne : l’hiver 2008 fût une saison record… MERCI à tous nos « étudiants »!

Que ce soit pour une première expérience sur la roche, passer une belle journée entre ami(e)s, apprendre à installer vous-mêmes votre corde en moulinette, connaître les techniques de l’escalade multi-longueurs en terrain d’aventure ou encore vous faire guider sur votre voie de rêve, Karavaniers a la sortie d’escalade qui vous convient!

Cinq niveaux de formations vous attentent :
- Premier contact
- Autonomie en moulinette
- Second de cordée
- Premier de cordée
- Sorties guidées

N’oubliez pas que toutes formations sont disponibles sur mesure; où vous voulez et quand vous voulez! Minimum 2 personnes.

École de montagne - hiver 2008, saison record… MERCI!
Merci à tous les participants de nos formations. Grâce à vous, ce fût une année record! Prions pour que Dame Nature nous donne un hiver aussi beau l’an prochain! N’hésitez pas à nous contacter pour nous proposer des formations plus approfondies ou des sorties hivernales (glace et montagne) de votre choix pour l’an prochain.

Quand (toujours!) Cathares rime avec histoire…

3 avril, 2008 par Pascal Guillaume
Publié dans Transhumances

Le véritable chemin des Cathares et les spectres de la Rébenty. Le souvenir d’une forteresse à Castelpoor. Le groupe délicieux des cinq femmes.

Cathares : On ne connaît d’abord de l’épopée cathare que le plus spectaculaire. Quelques châteaux sur des pics, à Quéribus, à Puilaurens, à Montségur, des vestiges dont on ignore encore qu’ils n’ont pourtant qu’un faible lien avec le temps des albigeois , sinon celui d’avoir réutilisé les fondations des forteresses hérétiques au moment d’une autre guerre, cette fois contre l’Espagne, alors que la France érigeait quelque chose d’une ligne pour protéger sa frontière. C’est aussi pourquoi notre randonnée est une longue traversée est-ouest sur les contreforts pyrénéens.

En 2006, le groupe était composé de 5 femmes délicieuses. On s’attend toujours à ce que nos voyageurs sachent crapahuter sur les pierres des chemins. C’est le plus facile. À mon humble avis cependant, le plus beau est encore qu’ils puissent parfois s’enthousiasmer autant des ombres, je veux dire de ce qu’on devine sans trop l’apercevoir, de ce qui reste d’une histoire mille ans après l’histoire, c’est-à-dire une lourdeur, une ambiance, un souvenir. Cette ouverture-là est plus compliquée. Sans elle, on voit des châteaux (pas même vraiment cathares), ce qui est certainement suffisant. Mais pour ma part, j’aime autant ce qu’on ne trouve pas (ou à peine) dans l’obscure vallée de la Rébenty et l’enthousiasme débridé et rare de ces 5 bouts de femmes qui n’étaient pas sans l’avoir remarqué aussi. La France est rarement aussi profonde que dans cette gorge qui protège le pays de Sault, rarement aussi vide. Les villages sont des hameaux sans boulangerie (c’est vous dire un peu l’éloignement !). Et c’est exactement pourquoi il reste ici vraiment quelque chose de l’ancien chemin cathare, non plus un rêve touristique, mais les véritables pierres de l’époque. En fait, entre Castelpoor et Joucou - et déjà, quelle ancienneté occitane dans ces noms ! - on chemine sur des pierres plates et contre un mur moussu qu’avait déjà décrit un ancien voyageur en 987 (viam quæ exit de Joco et vadit apud Castrumpor) ! D’ailleurs, le second village existe toujours, fleuri, coquet, minuscule, et une petite église romane y rappelle encore que ce nom de Joucou n’était pas autre chose que le patronyme local d’un certain Saint-Jacques (même si la toute première abbatiale bénédictine n’est plus aujourd’hui qu’une ruine). Quant au premier, je l’adore. Castelpoor n’existe plus du tout. C’était pourtant un castellum dans la plus pure tradition cathare, discret, carré, sur une excroissance rocheuse depuis laquelle Joucou était visible (et aussi le château d’Able, plus éloigné). Deux hameaux microscopiques sommeillent toujours au pied de la colline. Je connais la dame du second (sa seule habitante d’ailleurs, ce qui en fait assurément le plus petit hameau de France) puisque son grand chien blanc nous tient toujours compagnie sur ce tronçon de route et qu’elle m’avait offert de racheter l’agréable propriété quelques années plus tôt. C’est par son jardin qu’on accède au piton de Castelpoor. Le sommet est étroit. Avec beaucoup d’imagination, on peut deviner quelque chose d’un carré d’où pouvaient naître des murs. Mais c’est tout. Sinon que je ne connais aucun endroit plus voisin, tant au niveau de l’histoire que de l’atmosphère, de la grande déroute cathare. C’est justement ici, invisible presque, qu’elle est la plus visible. Montségur est encore loin. Les promeneurs sont rares. Les villages sont inexistants, sinon ces lieux-dits d’un autre âge, sinon ces hasards d’église. Ce qu’on y voit s’apparente aux fantômes. Et c’est tant mieux parce la plus célèbre légende de la Rébenty raconte justement le passage de spectres blancs glissant lentement dans la nuit avec un bruit de crécelle. Souvenirs figés d’anciens lépreux ? Certainement. Mais moi j’y vois aussi, distinctement, les derniers cathares en fuite sur le chemin de Joucou.

France, Les sentiers Cathares - 15 jours, niv. 1+, départ le 13 septembre