Archives de décembre, 2007

Un trek immense au Kangchenjunga

6 décembre, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Général

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Crédit photo - Karavaniers

Une étoile filante au Népal, cela faisait longtemps qu’on était dû! Surtout celle-là… Un long trek de 3 semaines qui nous mènera au pied du Kangchenjunga, 8598m, le troisième plus haut sommet au monde.

Cette montagne sacrée est située à la frontière entre le Népal oriental et la région du Sikkim en Inde. Ici, la végétation se fait plus dense, plus excentrique qu’à l’Everest, au Manaslu ou au Dhaulagiri. Dans les vallées bien sûr, car quand on monte et se rapproche du géant himalayien, les paysages retrouvent leur hallucinante verticalité, leur blancheur éblouissante et leur rudesse minérale.

C’est en octobre que nous rejoindrons les pentes de cette montagne gargantuesque et de ses voisins lilliputiens : Kabru (7353 m), Talung (7349m) et le vertigineux mont Jannu (7710m). Dans ce cirque de glace et de roche, l’immensité de l’Himalaya se rappelle à nous, démesurée comme elle ne l’est nulle part ailleurs, si ce n’est peut-être dans les Karakoram…

De toutes les étoiles filantes auxquelles nous avons pu penser, y en a-t-il qui illustre mieux l’histoire et l’esprit de Karavaniers ces 10 dernières années? À vous d’en juger!

Népal – Au pied du Kangchenjunga, 32 jours, niveau 4
Départ prévu le 12 octobre 2008.
Qu’est-ce qu’une étoile filante? >>

Relâche en Guadeloupe

6 décembre, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Général

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Crédit photo - Karavaniers

Semaine de relâche, destination soleil, tout inclus… Oui, notre voyage en Guadeloupe correspond bien à ces éléments de définition, mais ce n’est pas du tout ce que vous imaginez!

3 jours de kayak et camping sur des îlots de sable hérissés de palmiers… Une descente de canyoning et de la randonnée sur les contreforts du volcan de la Soufrière… De la plongée sous-marine dans la réserve Cousteau nommée en l’honneur du fameux Commandant… Et mieux encore, des bungalows dans la merveilleuse localité nommée Trois-Rivières! (Et non, nous n’avons pas l’exclusivité de cette appellation…)

Si vous pensiez vous dorer tranquillement sur une plage en attendant le déluge, pensez-y à deux fois. Par contre, pour ceux que la Floride et Cancún ne tente pas – mais alors vraiment pas – du tout, venez nous voir!

Guadeloupe – D’îles en plages, 8 jours, niveau 1.
Prochain départ : le 23 février 2008.

Secrets mayas au Guatemala

6 décembre, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Général

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Le lac Atitlán
Crédit photo - Karavaniers

Chaque pays a ses incontournables : la ville coloniale d’Antigua, le lac Atitlán et la cité maya de Tikal sont ceux du Guatemala. Nous y allons, oui. Mais notre coup de c½ur est caché dans les montagnes du Cuchumatanes, à l’ouest du pays.

À l’occasion d’un trek de 4 jours dans ces montagnes, nous découvrons un visage du Guatemala que peu de voyageurs côtoient. Ces hauts plateaux s’ouvrent sur un horizon sans limite parsemé de sommets. Ici, on retrouve des paysages et des caractéristiques géologiques inattendues dans un pays où le volcanisme et la végétation tropicale dominent : affleurements rocheux et cultures éparses à flancs de montagnes qui ne sont pas sans nous rappeler les Andes péruviennes. C’est que ces terres ne sont pas volcaniques. Elles sont d’anciens fonds marin aujourd’hui suspendus à plus de 3 000 mètres d’altitude, jouet des caprices de forces tectoniques herculéennes…

Et puis nous arrivons au Guatemala pendant les festivités du Vendredi Saint. À cette occasion, la cité d’Antigua devient effervescente, animée par les défilés religieux et colorée par les compositions florales éphémères qui tapissent ses rues. Nous sommes ici dans un pays où la ferveur catholique n’a d’égale que la richesse des vestiges de la civilisation maya qui régnait ici, avant l’arrivée des Espagnols au XVIe siècle…

Le Guatemala est un grand petit pays : petit par la taille, grand par sa diversité culturelle et géographique…

Guatemala – Couleurs Maya, 14 jours, niveau 2
Prochain départ, le 20 mars 2008.

ADN - Activités Détour Nature!

6 décembre, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Général

Nos amis de Détour Nature viennent de faire paraître le calendrier de leurs activités pour l’hiver et le printemps 2008. Des Adirondacks au parc de la Mauricie, en passant par Charlevoix et les monts Chic-Chocs, tous les goûts sont dans leur nature!

En raquette et à ski de fond, les voilà donc repartis à l’assaut de nos sentiers et de nos montagnes! Avec pas moins de 25 sorties en ski de fond et 45 en raquette de montagne, il faudrait vraiment manquer d’imagination cet hiver pour trouver le moyen de s’ennuyer… Et en plus, vous n’avez pas à penser à vos pneus d’hiver, ni aux conditions de route : Détour Nature s’occupe du transport et vous conduit à bon port dans des autobus confortables à partir de Montréal.

N’oublions pas non plus le calendrier estival des voyages de randonnée, de kayak de mer et de cyclotourisme, lui aussi annoncé dans la nouvelle brochure. 35 destinations au Québec et en Amérique du Nord!

Si un peu d’exercice en plein air et en bonne compagnie sont ce que vous recherchez… sans oublier des tonnes de fun, vous savez maintenant où chercher!

Le calendrier hiver-printemps 2008 de Détour Nature >>

De 7 à 77 ans… environ !

6 décembre, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Ecole de montagne

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Crédit photo - Karavaniers

Première neige, premiers frimas… Pas de doute : l’hiver est là ! Et c’est tant mieux, car on a toute une école – pas trop sévère, rassurez-vous! – pour vous apprendre à le connaître et à l’apprécier sous toutes ses facettes. Voici donc une nouvelle rubrique dans laquelle nous vous rappellerons dans les prochains mois qu’il est important de ne pas se morfondre en hiver !

Nos guides et nos formateurs sont des experts de la montagne, passionnés, etc. Oui, vous seriez surpris qu’on vous dise qu’ils sont des incompétents, blasés, et désagréables à part de ça! Alors plutôt que d’en faire des tonnes, on préfère vous laisser juger sur pièce. Mais pour cela, il va falloir venir… jouer dehors!

Cela commencera la fin de semaine du 5 et du 6 janvier, avec une formation de man½uvres de montagne – niveau 1. Le niveau 2 suivra la fin de semaine suivante. Sur les pentes de neige des chutes Montmorency à Québec, nous trouvons des conditions idéales pour vous enseigner en toute sécurité les rudiments de l’alpinisme – et plus encore!

Et puis tous les mardis soirs, à partir du 8 janvier, ce seront les sorties glacées qui viendront mettre du piment dans votre torpeur hivernale! Venez vous initier à l’escalade de glace – ou tout simplement vous amuser – sur les parois du réservoir McTavish à Montréal, à quelques encablures seulement du Mont-Royal. N’allez plus dire après que sans voiture, on ne peut rien faire en hiver!

Dans un autre registre, il y aussi le camping d’hiver. Vous pensiez peut-être que ce n’était que pour une secte d’initiés, masochistes et piqués à l’adrénaline? Ce serait pourtant un tel dommage de réserver ce plaisir à une poignée de privilégiés… Alors venez y goûter!

Tout cela et plus encore tout au long de l’hiver. On va vous faire jouer dehors, qu’on vous dit…

Calendrier des formations >>
Toutes nos formations et nos sorties guidées >>

Accommodement des raisonnables

6 décembre, 2007 par Pascal Guillaume
Publié dans Général

Comme quoi il ne sera pas dit qu’un certain chroniqueur est toujours bête pour pas grand-chose (ou ce qu’il advint d’icelui selon qu’il eût affaire à Mustapha ou à Tenzing)

Avec les journaux, c’est très facile. Certains individus sont blancs dans tous les sens du terme (nous, de préférence) et d’autres le sont moins. Un couillon est toujours vénérable du moment qu’il s’appelle Jean-Guy ou Mario, qu’il est pure laine au pays des Iroquois, qu’il paye régulièrement ses impôts. Quant à l’autre, l’indien, le juif, l’arabe surtout, on ne dit pas trop fort qu’on s’en méfie beaucoup mais on l’écrit toujours entre les lignes. C’est en voyage que toute cette bêtise éclate. La terre n’a pas moins d’imbéciles à Bagdad qu’à Montréal. Ni moins d’êtres humains d’ailleurs. C’est peut-être la plus idiote des vérités, mais c’est aussi pourquoi il faut la redire. En guise d’exemple, voici deux hommes opposés.

Disons d’abord qu’on se fait des moines bouddhistes l’image éthérée de sages au-dessus des autres, le pied déjà posé sur un nirvana qui nous dépasse. Peut-être. Mais si j’avais quelques droits à ce chapitre, j’enlèverais de la liste l’abbé du monastère de Kaza. À l’époque, les banques étaient fermées pour un long festival dont j’ai oublié le nom. L’argent manquait cruellement. Plusieurs chauffeurs d’autobus n’avaient plus assez de liquidités pour remplir les réservoirs et certains commerces faisaient crédit pour la seule raison qu’il était ridicule d’espérer vendre quelque chose à des badauds aux poches vides. C’est alors que notre crapule ecclésiastique ouvrit boutique. Il se plaça au fond du monastère, benoîtement assis devant d’astucieuses piles de roupies indiennes. Et nous faisions la queue. Le fielleux personnage avait pris l’habitude d’hoqueter en se tenant le c½ur à chaque soupçon d’indignation venu de la file, rappelant avec une faiblesse affectée qu’il était bien cette réincarnation de dernière minute d’un saint véritable dont il nous abreuvait de l’obscure généalogie. Conséquemment, il lui était insupportable (pour ne pas dire douloureux) que certains supposent qu’il n’était pas d’une honnêteté sans tache, ce qu’il s’empressait de prouver en montrant du doigt la pauvreté évidente de son établissement. Mon voisin (qui était d’ailleurs moine dans une ville des environs) s’empressa de m’en faire douter en me soufflant à l’oreille que cette pauvreté-là était pourtant la plus fastueuse à cent miles à la ronde. Et que les pauvres ascètes de son genre n’avaient pas toujours un embonpoint à faire pâlir les lutteurs de sumo. Quant vint mon tour, l’abbé me fit néanmoins le plus doux sourire du monde et murmura à mon égard quelques patenôtres appuyées. Ce qui l’exonéra sûrement de ne prélever ensuite que la plus infime quantité d’argent en retour de dollars qui n’étaient pas si infimes que ça (c’est-à-dire que pour un taux usuel de 1 pour 45, il y allait d’un monstrueux 1 pour 15). Même les mercantis les plus culottés de Delhi n’avaient jamais osé autant ! Comme quoi la foi fait quelquefois les plus éblouissants voleurs.

Inversement, on m’avait beaucoup dit de me méfier des turcs (ma directrice de thèse était grecque). Pourtant, il s’est trouvé un jour que j’avais oublié mon portefeuille dans un village d’Anatolie. J’étais alors du genre à le laisser traîner partout et à ne pas m’en rendre compte. L’autobus était reparti depuis une quinzaine de minutes lorsqu’un taxi enthousiaste nous doubla brutalement avant d’effectuer la plus acrobatique des queues de poissons. En sort aussitôt un jeune homme visiblement pauvre et honnête et qui, très poliment, paraît s’excuser du grand charivari avant de venir vers moi. Il m’annonce que j’avais laissé sur la table d’un café mon passeport et mes papiers. Qu’il avait d’abord couru après l’autobus avant de sauter dans un taxi en le convainquant de l’urgence de nous rattraper. Il demande ensuite aux voyageurs de patienter encore puisqu’il aimerait bien me laisser quelque chose d’un souvenir avant de repartir. Nous attendons donc quinze minutes de plus qu’il trouve du chocolat. Personne ne s’impatiente vraiment du long délai. Au contraire, ils seront plusieurs à chercher avec le jeune homme quelques biscuits à ajouter à mon appétissant garde-manger. Quant au reste, après un départ où l’autobus entier lui avait envoyé la main, tous les passagers se feront un devoir de venir solennellement me dire au revoir au moment de débarquer. J’écris encore parfois au jeune homme pauvre. Il a vieilli et moi aussi. Il s’appelle Mustapha. Il est professeur. Il croit que l’islam est un cadeau à partager. Comme quoi la foi fait quelquefois les plus lumineux amis.

Journal de voyage (Michel de Montaigne)

6 décembre, 2007 par Pascal Guillaume
Publié dans Général

Quand on se plaignait à lui de ce qu’il conduisait souvent la troupe par chemins divers et contrées, revenant souvent bien près d’où il était parti […], il répondait qu’il n’allait, quant à lui, en nul lieu que là où il se trouvait, et qu’il ne pouvait faillir ni tordre sa voie, n’ayant nul projet que de se promener par les lieux inconnus. […] Lui, de même, prenait si grand plaisir à voyager qu’il haïssait le voisinage du lieu où il se dût reposer, et proposait plusieurs desseins de voyager à son aise, s’il pouvait se rendre seul.

Pour être honnête, la seconde moitié du journal du grand homme est désespérante. Il se complait alors à jaboter sur les vertus et caractéristiques des eaux médicinales qu’il utilise abondamment pour soigner sa gravelle. C’est donc l’amorce du voyage qu’il faudra lire. Car il est nullement nécessaire d’aller loin pour savoir voyager. Montaigne est une âme rare, vagabonde, curieuse jusqu’aux plus fins détails. Il lui paraît normal, par exemple, de poursuivre la description de son journal en italien à partir du moment où il passe la frontière, de fuir régulièrement ses concitoyens dans la mesure où il est ailleurs justement pour les voir moins, de s’inquiéter à Rome autant des ruines du Palatinat que des murmures enroués des filles de joie. Une belle leçon de curiosité et d’enthousiasme.

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Carte postale - décembre 2007

6 décembre, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Carte postale

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Crédit photo - Karavaniers

Le village de Saint-Cirq-Lapopie (France)

Seule la France peut inventer des noms pareils… Ce village médiéval surplombe le Lot, une rivière dont le Célé est un affluent. Le Célé, nous le longeons à pied à l’occasion de notre voyage La Dordogne et le Célé par eau et par vaux. Nous sommes ici sur l’un des plus anciens tronçons du Chemin de Compostelle!

Ce voyage nous offre aussi l’occasion de descendre la Dordogne pendant 5 jours en kayak entre les villages de Beaulieu-sur-Dordogne et de Beynac-et-Cazenac. Une autre approche de la France, de ses clochets d’églises, de ses châteaux et de son histoire médiévale… Sans rien perdre évidemment du confort de ses auberges, de la qualité de sa gastronomie et de la finesse de ses vins. Un voyage actif tout en confort et en plaisirs!

France - La Dordogne et le Célé par eau et par vaux, 14 jours, niveau 1.
Prochain départ : le 17 mai 2008.