Archives de October, 2007

À propos de nos équipes locales…

5 October, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Équipe locale au Pérou
Crédit photo: Alain Dumas

Lors d’un récent voyage au Pérou (Salcantay et Machu Picchu), une voyageuse me faisait part de sa très grande satisfaction mais m’expliquait aussi qu’elle ne voudrait pas nécessairement participer de nouveau à un voyage où elle se « ferait servir » par une équipe locale. Elle se sentait mal à l’aise devant l’incroyable somme de travail et la sollicitude extraordinaire dont tous les membres de notre équipe locale faisaient preuve (arrieros, porteurs, cuisiniers, guide local). Et c’est vrai que l’on ne peut pas s’empêcher d’être impressionné par l’énergie, l’humilité et la générosité dégagées par ces personnes! Jusqu’au malaise parfois…

Je comprends (sans nécessairement la partager) cette « mauvaise conscience » qu’éveille cette situation chez certains voyageurs. On peut en effet y percevoir un rapport de domination, teinté de part et d’autre de réflexes post-colonialistes et représentatif aussi des problématiques Nord-Sud que le tourisme international, loin de résoudre, ne fait, bien souvent, qu’exacerber…

Mais pour ma part, je vois les choses différemment. Les équipes locales auxquelles Karavaniers fait appel dans de nombreux pays (Népal, Ladakh, Tanzanie, Pérou, Équateur, Mexique… pour n’en citer que quelques-uns!) sont rémunérées à un juste salaire. Cette relation commerciale est une relation équitable, et elle est mille fois préférable à une relation rabaissante de charité. Elle est aussi essentielle pour garantir une source de revenus à des personnes qui ainsi, n’auront peut-être pas à se réfugier dans les bidonvilles des grands centres urbains pour essayer, vainement, d’y trouver un avenir meilleur…

Économiquement et humainement parlant, cette relation de travail est aussi mille fois préférable à celle que l’on constate trop souvent dans le secteur du tourisme, et notamment dans celui de l’hôtellerie, à savoir l’utilisation de gestionnaires et d’un encadrement d’Occidentaux dans les pays dits « en voie de développement » (l’utilisation des guillemets n’est pas anodine…). N’y a-t-il pas assez de personnes compétentes dans les pays que nous visitons pour qu’ils réalisent le travail et les services dont nous avons besoin pour réaliser nos voyages? Chez Karavaniers, nous pensons justement que si. Alors, autant faire appel à ces personnes et les aider, au besoin, à atteindre des « standards de qualité » occidentaux plutôt que de payer des Occidentaux pour le faire (et ainsi priver l’économie des pays visités de sommes d’argent considérables au profit de ceux qui en ont le moins besoin…).

Beaucoup de nos voyages ne seraient pas possibles sans le soutien inestimable de nos équipes locales. Nous en avons conscience et leur en sommes infiniment reconnaissants. C’est aussi pourquoi les relations que nous avons nouées avec ces équipes sont durables et datent, pour nombre d’entre elles, des tout débuts de Karavaniers. Aussi, plus que des relations commerciales, elles sont et restent avant tout des relations d’amitié.

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Conférences automnales

5 October, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Général

On n’y prendra ni votre nom, ni vos coordonnées, ni vos empreintes biométriques… Des images, des sons et des récits : tout ce que vous risquez, c’est d’attraper la piqûre du voyage!

Après un long repos estival, nos conférenciers repartent aux quatre coins de la province, armés de leur cyber clé USB et de leur projecteur laser pour vous présenter les images que nous avons glanées au cours de nos voyages. Alors si l’envie d’en apprendre plus sur une destination en particulier (Népal, Islande, Pérou, Mongolie…?) ou sur une façon de voyager (Dolce Vita, à vélo, en kayak…?) vous démange, c’est le moment d’en profiter!

Les places sont limitées, alors il est essentiel de réserver vos places par courriel à expeditions@karavaniers.com, ou en téléphonant au 514-814-3345 / 1-877-477-0799.

Pour accéder au calendrier des conférences, cliquez sur la région de votre choix :
MontréalQuébecGatineau/OttawaAutres régions

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Changements d’itinéraires!

5 October, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Général

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Crédit photo: Roland Lorente

S’il y a bien une chose qui est dynamique, c’est le voyage! Et nos circuits ne font évidemment pas exception à la règle. Petites modifications et grands chamboulements… Objectif? Amélioration!

Maroc – Aït Bougemez : c’était un niveau 1+, cela devient un niveau 2. Pourquoi? Plus de marche et plus de camping. Les amoureux du dépaysement et des régions isolées ne s’en plaindront pas! Bien sûr, l’effort est plus soutenu qu’avant, mais rien que ne seront apaiser les nuits étoilées du Haut-Atlas et les plaisirs d’un camp berbère… Et puis les montagnes sont si belles, si colorées; les gens sont si souriants, si accueillants! Alors autant prendre le temps d’en profiter un peu plus! Et ça, seul le rythme d’un trek le permet…

Patagonie – Un monde de titans : changements moins importants dans le cas de la Patagonie, mais tout de même, nous passons plus de temps dans le parc du Torres del Paine (Chili) avec un trek de 10 jours. Nous y arrivons aussi par une nouvelle route qui offre des points de vue spectaculaires sur les fameuses tours… Pourquoi se priver? Quant au 2e trek autour du Cerro Torre (Chili/Argentine), il reste inchangé. Et quand on dit « inchangé », on veut dire que cela reste du ressort de Dame Nature, puisque c’est elle qui décidera de notre progression, bien entendu! Ah! les affres de la météo patagonienne…

Guatemala – Couleurs Maya : des éléments restent inchangés (la ville coloniale d’Antigua, le lac d’Atitlan et les pyramides de Tikal). Mais un trek de 4 jours dans la cordillère Cuchumatanes (Nord-Est) vient remplacer notre long détour vers El Mirador qui se déroulait dans la jungle au Nord du pays. Nous aimions le second, cette impression d’être seuls au monde au beau milieu d’un océan de verdure… Nous préférerons désormais les hauteurs dégagées mais tout aussi sauvages du premier! À plus de 3000m, notre souffle ne sera pas coupé que par le manque d’oxygène mais aussi par la beauté des paysages!

Utah/Arizona – Lake Powell : C’est en novembre que nos voyageurs iront goûter pour la première fois les plaisirs du kayak sur cette onde placide. Mais nous pensons pourtant déjà à modifier la formule de ce périple en eaux douces! La partie kayak restera inchangée mais puisqu’il y a des parcs nationaux exceptionnels dans la région, pourquoi ne pas en profiter? Zion, Bryce Canyon, et bien sûr le Grand Canyon… Alors nous envisageons une extension optionnelle pour aller nous dégourdir les jambes. On y réfléchit et on vous en reparle! Mais attention : ces changements ne seront pas effectifs avant février…

Bolivie – Titicaca, montagne et jungle : Oh! pas grand-chose, vraiment… Juste une journée de repos ajoutée en cours de trek. Pour ne pas oublier que certains endroits méritent qu’on s’y arrête plus qu’un instant. En l’occurrence, il s’agira de Kasiri et de son lac, sur les contreforts du mont Illimani. Chez Karavaniers, on n’oublie jamais qu’aventure peut aussi rimer avec détente!

Prochains départ :
Maroc – Ait Bougemez
15 jours, niveau 2, départ le 19 avril 2008

Patagonie – Un monde de titans
14/24 jours, niveau 3/4, départ le 15 décembre 2007

Guatemala – Couleurs Maya
15 jours, niveau 2+, départ le 20 mars 2008

Utah/Arizona – Lake Powell
9 jours, niveau 2/2+, départs le 3 novembre 2007, le 22 décembre 2007, le 9 février 2008

Bolivie – Titicaca, montagne et jungle
19 jours, niveau 3+, départ le 5 juillet 2008

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La trisomie 21 vise le sommet – Pérou 2008

5 October, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Général

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Karavaniers et le projet La Trisomie 21 vise le sommet élaborent ensemble un voyage qui se déroulera l’an prochain au Pérou en présence d’adultes atteints de cette aberration chromosomique et d’étudiants en éducation spécialisée.

Imaginez six adultes ayant une trisomie 21 et six étudiants en éducation spécialisée vivant ensemble pendant 12 jours une expérience hors de l’ordinaire : l’ascension d’une montagne au Pérou et la réalisation d’un projet communautaire. Imaginez ces personnes dans un endroit où tout est différent, où chaque jour est un défi à relever. Imaginez les dépassements constants, les moments magiques qu’ils vivront en offrant leur soutien à la population locale. Bien au-delà des limitations de chacun et du défi personnel qu’ils se seront donné, ce groupe nous convie à un voyage de don, de tolérance et d’ouverture à la différence.

Si vous êtes capable d’imaginer tout ça, vous êtes prêt à partir en voyage avec notre bande. Le départ se fera de Montréal, destination Carahuasi au Pérou. Avant de partir, des mois de préparatifs au fil desquels vous vivrez les craintes et les réussites de ces personnes s’entraînant à relever un défi de taille pour eux: l’ascension du Machu Picchu, montagne et cité inca sacrée, à plus de 2 000 mètres d’altitude et participer à un projet communautaire auprès de villageois péruviens.

Un voyage qui promet d’être riche en rebondissements et en moments inoubliables, car notre courageuse bande de 12 n’a aucune expérience dans l’éventail des défis proposés. Pas de connaissance de la langue ni du pays, aucune expérience en soutien communautaire ou dans l’ascension de montagnes parfois vertigineuses. Par contre, l’équipe se promet de se donner tous les outils nécessaires pour accomplir sa mission : permettre une expérience hors du commun à tous ceux qui participeront de près ou de loin à cet échange humain!

Tous sortiront de ce voyage transformés : les Péruviens rencontrés en chemin, les guides, les étudiants en éducation spécialisée et les adultes ayant une trisomie 21. Chacun retournera chez lui empreint d’une nouvelle vision du monde, de ses limites et de ses richesses. En espérant que dans leur esprit, de nouvelles frontières auront été brisées et que le c½ur de chacun se sera élargi! Une aventure pleine de promesses et aux nombreuses dimensions : dépassement personnel, enrichissement culturel, soutien communautaire, transformation des consciences.

Comme si ces personnes voulaient laisser un peu d’elles-mêmes dans l’esprit de tous, question de bâtir ensemble un monde où la différence serait célébrée!

Si vous désirez en connaître davantage sur ce projet, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : jfmartin@sympatico.ca (Jean-François Martin).

Jean-François Martin et Stéphanie Larue
Septembre 2007

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Corvée de nettoyage au Pérou (II)

5 October, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Général

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Grand nettoyage dans la cordillère du Huayhuash, Pérou
Crédit photo: Robert Lavoie

En juillet dernier, Karavaniers était à la tête de sa première corvée de nettoyage. C’était au Pérou, dans la cordillère du Huayhuash. Récit!

Robert, qui vient de passer 6 mois au Pérou où il a guidé pas moins d’une dizaine de voyage, nous revient avec le récit de la corvée qu’il a également dirigée au Huayhuash. Celle-ci s’est déroulée en présence de notre équipe locale et avec l’aide d’Allibert, voyagiste français qui, pour l’occasion, nous a apporté un soutien logistique et financier.

Tout commence à Cusco, bien loin du Huayhuash. C’est dans cette ville coloniale que Robert est basé cet été. Malheureusement, une grève des professeurs immobilise l’aéroport de la ville. Aucun rapport, vous en conviendrez, entre la fonction des grévistes et le lieu de leur rassemblement… Ils ont juste décidé d’exprimer leur mécontentement sur le tarmac de l’aérodrome. Sûrement un moyen efficace de faire réagir les autorités concernées…

Le départ de la corvée est donc décalé de 2 jours. Entre temps, Robert doit s’assurer que le groupe dont il a la charge à ce moment-là trouve bien un pédalo ou une barque pour rentrer à Montréal… Une fois les voyageurs embarqués dans un coucou qui, Robert l’espère, les ramènera à bon port, il est temps pour lui de se rendre à Lima et d’organiser avec Rufino, notre contact local au Huayhuash, ladite corvée.

Le 24 juillet au soir, Robert arrive enfin à Quartelhuain, la ville-départ de notre trek et de la corvée. Nous sommes au nord de cette merveilleuse cordillère que souille, malheureusement, une quantité grandissante de déchets… Au départ, il y a Robert, naturellement, Rufino, notre contact et guide local, Wilman, le cuisinier, et 3 arrieros. 6 personnes donc, armées seulement de leurs bras et d’une armada de 16 ânes pour réaliser cette tâche titanesque : nettoyer la cordillère…

Dès le départ, l’ampleur de la tâche leur saute aux yeux : les déchets sont partout… Dans les premières heures de la corvée seulement, ils ramassent 3 grands sacs de jute de déchets, et ce, sans avoir eu à chercher plus que ça… Après la première journée, la récolte est bonne (façon de parler…) : pas moins de 6 sacs gisent là, remplis à ras bord… Tout le monde est épuisé, mais la journée n’est pas terminée : il faut faire le tri. Plastique, conserves et papiers sont mis de côté. Mais pas le choix : il faudra brûler une partie des déchets…

Tous le monde met la main la pâte. Toute l’équipe réalise un travail hors du commun! Il leur faut parfois mettre les deux pieds dans la merde (il n’y a pas d’autre mot!) pour ramasser les déchets…

Le trek du Huayhuash est considéré comme étant l’un des plus beaux d’Amérique. Rien de moins! Alors voir autant de beaux endroits être si peu protégés a de quoi donner des sueurs froides. En chemin, les compagnons font donc leur possible pour sensibiliser le plus de gens possible : les enfants dans les écoles, les voyageurs internationaux, les autres équipes locales… Mais le travail est et restera un exercice de longue haleine. Comme le dit le proverbe, Rome ne s’est pas faite en un jour!

Chaque jour est un nouveau défi. Quelques fois, l’équipe trouve un peu moins de détritus, mais le travail est présent partout où ils passent. Au final, la corvée est un succès. Mais c’est surtout une première dans la région. Une goutte dans un océan de réalisations à venir, du moins l’espère-t-on…

Comme on le répète souvent, on ne peut pas arriver en missionnaire en voulant résoudre tous les maux de la planète. Les peuples et les communautés que nous visitons ont bien souvent – pour ne pas dire toujours – des préoccupations pas mal plus urgentes que les nôtres. Dès lors, tout ce que nous pouvons faire, c’est prêcher par l’exemple…

Exemplaire, Robert l’a été, de par l’énergie, le temps et l’enthousiasme qu’il a mis dans cette corvée. Mais sans l’équipe qui l’a accompagné, rien de tout cela n’aurait pu être effectué. Alors un gros merci à toute cette équipe! Et tout spécialement à Rufino qui depuis bientôt 10 ans, guide nos pas dans son temple et sa maison : le Huayhuash…

Pour en savoir plus sur les origines du projet >>
Notre voyage au Huayhuash >>
Sans traces >>

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Le sommet de l’espoir

5 October, 2007 par Frédéric Germain
Publié dans Général

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Sur les pentes de l’Acontango, Bolivie
Crédit photo: Jean-Nicolas Grieco

Aller plus haut que le Kilimandjaro (5895 mètres) pour lever des fonds et soutenir une cause qui vous tient à c½ur, c’est évidemment possible. Où ça ? En Bolivie, sur les pentes de l’Acotango (6056m).

Et quel plaisir, à partir du bureau, de lire l’entête du courriel de notre guide Jean-Nicolas (Objet : well arrived): « On est revenu en ville hier en fin de journée. Tout s’est bien passé. On a fait le sommet mardi le 14 août à 15h15 avec huit des dix participants. Bien heureux. »

Vous aussi vous pouvez faire des heureux, en contribuant à une cause qui n’a pas la lourdeur administrative d’une grande ONG humanitaire, et affiche des résultats qui dépassent déjà leurs objectifs, même si aucune vedette n’a encore mis les pieds sur ce méconnu sommet andin?
Pour tous les détails ou pour devenir membre : www.fondationmathieulafond.com

Et si monter un tel projet (ou une telle montagne !) vous appelle, Karavaniers offre maintenant assistance et planification logistique pour tous voyages caritatifs correspondant à nos valeurs et en lien avec notre façon de voyager.

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Quand Pérou rime avec « hâtez-vous! »

5 October, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Général

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Une merveille du monde…
Crédit photo – Karavaniers

Chaque année, c’est la même rengaine. Mais que voulez-vous, la popularité du Pérou ne se dément pas. Alors si le Camino Inca vous attire, vous devriez commencer à vous penchez (sérieusement) sur la question!

Oui, c’est vrai, les permis pour le Camino Inca ne seront mis en vente qu’à la fin du mois de janvier par le gouvernement péruvien. Mais les listes d’attente s’allongent… Quant à nos voyages en 2008, certains commencent déjà à afficher complet…

Mais qu’on se rassure : Karavaniers propose 6 circuits différents au Pérou et pas moins de 21 départs sont annoncés à notre calendrier régulier en 2008! Cependant, même si la panique n’est pas encore de mise (loin s’en faut!), n’hésitez plus à nous contacter si le Pérou est à votre agenda!

Pour en savoir plus sur la question des permis pour le Camino Inca et sur tous nos voyages au Pérou, consultez notre eCourrier hors-série sur le Pérou.

Les 6 voyages Karavaniers au Pérou:
Pérou – Camino Inca et Machu Picchu, niveau 2+, 10 jours
Pérou – Urubamba et Machu Picchu, niveau 3, 10 jours.
Pérou – Salcantay et Machu Picchu, niveau 3, 14 jours.
Pérou – Chokequirao et Machu Picchu, niveau 3, 16 jours.
Pérou – Huayhuash et Urubamba, niveau 3+, 21 jours.
Pérou – Ausangate et Machu Picchu, niveau 3+, 21 jours.

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Appel aux dons

5 October, 2007 par Frédéric Germain
Publié dans Général

On l’a déjà fait et nous continuons de le faire. Des vêtements pour le Népal, le Pérou, l’Équateur, la Tanzanie… On envoie même des patins à glace au Zanskar, dans le nord de l’Inde!

Le Maroc aussi se prête bien au grand ménage de votre garde-robe! Mais attention, on ne peut pas envoyer aveuglément tout ce dont on voudrait se débarrasser. Il faut aussi s’assurer que la distribution peut se faire sur place. Et puis il y a l’art et la manière, c’est-à-dire trouver la façon adéquate de procéder…

On en a donc vérifié la faisabilité de la chose lors d’un récent passage dans le royaume, et c’est avec notre prochain voyage Sarho, montagne du désert, le 27 octobre prochain, que le tout partira. Vous pouvez donc déposer vos dons à nos bureaux (idéalement des vêtements chauds pour enfants et adultes). Nous sommes au 9, rue de la Commune Ouest, dans le Vieux Port de Montréal. Nous sommes ouverts en semaine entre 9h et 18h, et le samedi entre 10h et 16h.

Merci d’éviter tous sous-vêtements et même les vêtements courts : on parle ici des règles d’or de l’Islam. On n’acceptera pas plus de vieux vêtements tachés de peinture. Car le dénuement matériel n’a jamais ôté la fierté!

À l’avance, merci!

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Comment dit-on chocolatine en français?

5 October, 2007 par Pascal Guillaume
Publié dans BALI-vernes

Où il sera question du fâcheux épisode des chocolatines parisiennes et des dangers méconnus à se parler avec du pain dans la bouche

Je vous avais prévenu que j’étais d’origine française. Le hic c’est qu’il n’y a qu’en France que je ne le suis plus. Vous me direz que mon accent traîne quelque part du côté des Açores, ni vraiment franchouillard ni cousin d’Amérique. C’est vrai. Ce n’est pas une raison pour qu’on me prenne à chaque fois pour un portugais.

J’étais donc à la gare Montparnasse, c’est-à-dire dans ce Paris du coin des éditeurs, un peu snob, au début de septembre. Je devais partir vers Bordeaux (et le pays cathare) à moins d’une heure de là. Je repère alors une boulangerie alléchante et comme il faut une force de caractère que je n’ai jamais eu pour ne pas préférer le pain aux salades, je m’approche. L’homme du comptoir a ce genre dégourdi des parisiens et la complicité agréable du balai à chiotte. Il attend l’éventuel client de pied ferme, l’½il déjà noir de colère contenue pour l’imbécile venu lui demander, par exemple, de quel côté sont les trains de banlieue (je n’invente rien, l’hébété personnage était devant moi), à quoi il répond qu’il n’est pas là pour ça, qu’il y en a qui attendent monsieur (c’est-à-dire moi), qu’il aille se perdre ailleurs que devant ses pains chauds. Vient alors dangereusement mon tour. Je demande une chocolatine. Le bougre me regarde en ahuri, la lippe lourde, et apostrophe en passant une dame en retard. Qu’est-ce qui dit qu’il lui dit. La pauvre accéléra le rythme et ne rata pas son train. J’ai toujours adoré cette habitude de faire comme si je n’étais pas là, comme si je parlais métèque ou zoulou (voire portugais), comme si le nez ne me dépassait pas du comptoir (je mesure 6 pieds 2). Je répète donc chocolatine. Il me répond qu’il n’est pas sourd. Je pointe alors la chose et l’abruti s’exclame que c’est un pain au chocolat. On est bien d’accord. Mais à Bordeaux (d’où vient la famille de ma mère), on dit tout de même chocolatine. Et le butor d’ajouter qu’on n’est pas en province, p’tit gars (6 pieds 2, je vous rappelle). Peut-être bien, non. Mais que son comptoir perche à la gare Montparnasse (n’est-ce pas ?) où vingt trains bien remplis de péquenots de province aboutissent justement tous les jours devant ses petits pains chauds. Et que la farine c’est dans les pains qu’on la dépose et pas dans les oreilles. Et tout ce genre de galanteries. Quant à moi, j’ai mangé un croissant. Au supermarché.

C’est bien la peine de parler la même langue pour si peu se comprendre. De notre côté de l’Atlantique, certains n’en ont pas moins le cerveau enfariné. J’avais écumé les laboratoires avant les grands espaces. J’étudiais à McGill la fascinante hypothèse que l’alcool puisse faire baisser la tension artérielle (et accessoirement rendre acceptable les performances en montagne russe d’une certaine Sainte Flanelle). Dans l’autobus, j’en parlais à un ami. C’est alors qu’un crétin comme je les aime assez, pas même boulanger, grimaça que j’étais un maudit français. Je le remerciai chaleureusement en le traitant de québécois pour lui montrer qu’au niveau de l’insulte c’était un peu dire je t’aime en croyant dire ta gueule. Je l’incitais même à se forcer un peu en lui glissant sur la tronche quelques plaisanteries plus indigestes. S’il y a un plaisir à venir quelquefois du vieux pays des boulangers, c’est qu’on a l’insulte leste et la méchanceté rapide. Question d’habitude (c’est-à-dire de pains avalés de travers). Notre aspirant pugiliste aperçut alors le nom de l’université sur mon cartable et changeant vraisemblablement de registre me glorifia d’un très humoristique criss d’anglais. Dans l’insulte, il avait de l’avenir. Et moi je perdais aux points.

Depuis, la tête me tourne et je suis apatride. Je voyage. J’habite même à Bali. Mais pour éviter tout problème, on se parle en anglais.

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L’anthropologie n’est pas un sport dangereux (Nigel Barley)

5 October, 2007 par Pascal Guillaume
Publié dans Sur le bout de la langue

Les premiers jours, deux choses les troublèrent par-dessus tout : le silence sinistre dans lequel vivaient les anglais et le papier de toilette. Où étaient les bruits des lecteurs de cassette, les coups de klaxon, les appels des vendeurs de rue, les cris d’enfant ? Ils n’arrivaient pas à dormir la nuit. Pour les Torajas, la marque d’une bonne maison et d’une famille heureuse, c’est l’agitation, les enfants et un flot perpétuel de visiteurs qui rendrait fou un Occidental. Ils finirent par faire hurler de la pop music pour s’endormir.

Quant au papier de toilette, ils n’avaient purement et simplement jamais entendu parler d’une chose plus infecte. Le manque d’hygiène européen les choquait profondément.

- Les Anglaises sont très jolies, me dit Tanduk, mais quand je pense au papier de toilette et à quel point elles sont sales, ça me dégoûte.

Ou les aventures jubilatoires d’un anthropologue à Sulawesi et des Torajas qu’il invite ensuite à Londres. Un livre absolument pas sérieux. L’effet d’une longue blague, heureusement atténuée par l’affection sincère et partagée de Barley pour ses désopilants camarades. On y apprend même, entre les rires, certaines choses des valeurs insulaires. Mais le plus décapant de l’histoire est encore l’idée qu’on peut se faire de nous, vu de l’extérieur, et de nos sacro-saintes idiosyncrasies occidentales.

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