Archives de September, 2007

Ces pannes qui mènent au corps à corps…

6 September, 2007 par Pascal Guillaume
Publié dans BALI-vernes

Ce qu’il advint de celui qu’on présumait dégourdi lors d’un séjour aux Pamir (d’où la preuve accablante qu’une certaine compagnie préfère les guides incompétents)

Vous avez été plusieurs à affirmer qu’on ne s’improvisait pas guide. Qu’il fallait posséder quelque chose d’un sens inné de l’organisation, lire les étoiles, se diriger au soleil, pister le léopard des neiges ou l’ours polaire, se rire du tracas habituel d’avoir des bagages à Calcutta tandis qu’on randonne au Ladakh ou naître avec cette capacité quasi-pathologique de ne jamais pouvoir se perdre. D’où l’embarras d’y répondre sans trop vous péter la bulle. Car ça n’a rien à voir. Par exemple, certains m’affublent de vertus pérégrines et d’un talent de voyageur. C’est-à-dire moi dont l’exploit le plus fort a encore été de ne jamais trouver le boulevard Grande Allée, à Québec, et d’aller supposer ensuite avec l’honteuse mauvaise foi qui me caractérise que cette avenue introuvable était sans doute sur l’autre rive, à Lévis. Ou le même rigolo, quelques années plus tôt, lorsqu’il organisa avec un ami la plus calamiteuse expédition de l’histoire des Pamir. Il paraît qu’un chameau en rigole encore.

Jamais excursion ne fut plus brièvement réfléchie. Sans doute qu’il est heureux, dans une telle affaire, de ne rien savoir de la destination et de l’angoissante immensité du but choisi. Nous partions là-dedans sans réfléchir vraiment, avec quatre melons sous les bras, sans aucune carte, en nous disant que nous saurions choisir le bon moment pour arrêter l’autobus en chemin vers le Pakistan et sauter tout à fait dans cet inconnu qui nous tentait. Nous nous trompions déjà puisque c’est une panne qui décida pour nous. Un pont pittoresque traversait une grande gorge justement à cet endroit et un homme aux rides plus marquées que le ravin eut le bon goût d’y passer pour nous y inviter, tirant avec lui deux magnifiques chameaux de Bactriane, très hauts sur leurs pattes, avec de longues bourrures de poils sous le cou et visiblement dégouttés de nous apercevoir. Nous avons donc repris nos sacs et nos melons avant de traverser le pont. Nous avions visé la montagne la plus éloignée et nous étions partis. Le premier soir, Nicolas était perplexe.

- C’est beaucoup moins peuplé que je pensais, me dit-il, en réalisant subitement qu’on n’avait vu personne sur huit heures de marche.
- Que veux-tu dire ?
- Simplement que je n’ai pas de sac de couchage.

Sa remarque était tellement désabusée qu’après la première surprise, nous nous étions écroulés de rire. Nous avons donc dormi à deux dans mon vieux sac usé, plus collés qu’un couple après l’ultime étreinte, derrière le mur ravagé d’une ancienne chaumière abandonnée. Le lendemain, nous avons constaté que nous étions suivi. C’était un chameau sauvage. Pendant trois jours, au fur et à mesure qu’on avançait sans jamais apercevoir autre chose que des ruines de plus en plus figées, ce fameux chameau faisait à l’arrière de notre petite colonne l’effet apaisant d’une caravane en déplacement. Sans doute qu’il s’était échappé d’un groupe domestiqué et que sans vouloir revenir à sa servilité précédente, il regrettait quelque chose de la régularité du mouvement et de la sécurité d’être à côté des hommes. Il disparaissait avec le soleil pour revenir avec lui. Nous le retrouvions alors devant nous, toujours immobile, cherchant sans doute à indiquer à ces voyageurs décidément les plus désorganisés des Pamir un peu du chemin à suivre.

Nous avons compris, au bout de trois jours, qu’il faisait exactement le contraire. Ce soir-là, la même terrible gorge qu’au début bloquait tout espoir d’aller plus loin. Ce pont par lequel nous avions entamé la randonnée certainement la plus inutile jamais entreprise avait en effet pour rôle de traverser la rivière tumultueuse afin d’accéder à la région de Mustagh Ata, mais cependant dans l’autre sens ! Devant l’évidence, nous nous sommes assis face à tout cela, devant le désert, la gorge et la montagne, afin de dévorer avec appétit le dernier de nos melons. Revenir avec lui, au cas où l’autobus aurait encore traîné sur le bord du chemin, ne nous paraissait pas du plus brillant effet. Quant au chameau, il avait disparu. Nous n’étions visiblement pas un exemple à suivre. Il préféra sans doute devenir sauvage tout à fait. Grand bien lui fasse !

Plus tard, nous nous sommes remis à marcher. Nous avancions doucement. Puis nous avons retraversé le pont, cette fois dans le bon sens. Sans doute qu’un chameau désormais sans bride riait à s’en décoller les fourrures dans notre dos. Nous n’avons pas vérifié. Cependant, l’autobus aussi n’était plus là. Nous nous sommes écroulés deux jours sur nos sacs avant de convaincre les occupants d’un car japonais qu’il fallait bien porter secours à ces éclopés souriants et démonstratifs, sales aussi, sans dire tout à fait qu’il existait des ponts où on devrait poser des sens interdit. En rechignant, le guide exigea aussitôt qu’on raconte aux vieillards magnifiques qu’il promenait tout de même sur le plus haut chemin du monde, et dont l’énergie dépassait certainement la nôtre, les détails de notre expédition. J’étais embêté. On ne raconte pas si facilement l’histoire d’un chameau qui rigole en vous pointant des pattes. J’étais tout décidé à ne rien dire de vrai. À dire vrai, nous nous trompions encore puisque une panne – décidément ! – coupa court à mes tergiversations. Une épaisse fumée vint depuis l’arrière de la cabine salir tout le monde. Du coup, nous étions les plus propres. Nous nous sommes écroulés tous les quinze sur le bord de la route avant de convaincre deux jours plus tard cet autobus qui revenait du Pakistan, c’est-à-dire un chauffeur qui nous reconnût aussitôt en rigolant très fort, qu’il fallait évidemment porter secours à ces quinze éclopés tout sourires et courbettes. Nous étions là-dedans mieux que des sardines en sauce. Avec Nicolas, sans trop le dire à nos camarades qui s’enthousiasmaient de chaque mésaventure jusqu’à les croire organisées d’avance, nous imaginions plutôt notre piteux retour à Kashgar. Malheureusement, la troisième panne vint tout gâcher. Cette fois nous étions soixante à nous écrouler sur le bord du chemin. Ceux qui passaient se gardaient bien de ralentir en nous apercevant. La poussière qu’ils levaient toujours en accélérant achevait de nous certifier du même effort, c’est-à-dire de la même crasse. Cette fois, il fallait bien réparer l’autobus. Le chauffeur et son assistant se mirent sous le long véhicule et disparurent trois jours. Nous passions les nuits recroquevillés entre les sièges et les ballots. Après quelques heures, puisqu’il faisait très froid, nous n’hésitions plus à démontrer notre savoir-faire en choisissant sciemment de ne dormir que dans un seul sac de couchage. Le second matin, nous avons eu la surprise de constater qu’ils étaient plusieurs à avoir fait comme nous. Je crois qu’il aurait été désagréable de leur apprendre ensuite que de notre côté du moins, nous n’avions pas le choix. Alors on s’est tu.

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Déjà Noël ?

6 September, 2007 par Frédéric Germain
Publié dans Éditorial du eCourrier

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Pourquoi pas un Noël blanc … mais dans le désert en Égypte…
Crédit photo: Richard Rémy

Ou plutôt : déjà rabat-joie de vous casser les oreilles avec la maniaco-dépression automnale de dame nature dans l’édito du mois dernier, voilà maintenant qu’on va vous saouler avec le temps des fêtes ? On pourra au moins tous s’encourager à ne pas offrir à nos neveux et nièces de nombreux jouets fabriqués en Chine par des enfants sous-payés; la dite bébelle étant de plus si énergivore en piles qu’on aurait malheureusement tendance à se les procurer jetables. On pourra aussi ne pas se laisser prendre par la folie décorative du sapin et des balcons, sans parler de l’affreux bonhomme de neige gonflable alimenté électriquement en permanence par un soufflet à air chaud…

On aura peut-être plutôt tendance à tourner nos priorités vers un choix moins « matériel » et davantage « expérience à vivre… » Notre intention n’est pas de pousser ici à outrance une mission de vente, mais plutôt celle d’un partage de vécu, cette expérience étant celle des voyages avec un grand « V ». Expérience, non seulement au sens de connaissances acquises, mais aussi de l’appréhension par les sens. Nous disions donc avec un grand « V », comme dans « voir du pays », mais comme dans « valeurs » aussi… et comme voyager peut tendre à demander davantage de préparatifs que de placer une commande de cadeaux sur ebay, c’est dès septembre qu’on se permet de vous en parler (ça change de la rentrée non ?).

En décembre, il y a bien ce Kili, plus haut sommet d’Afrique se passant de présentation. Vous pourrez, si vous y tenez, vous y rendre et rentrer au bercail pour Noël. Quoiqu’un safari dans la savane africaine avant le magasinage…

Pour vous évader tel Ulysse tout en fuyant un Santa Claus fleurdelisé, il y a quasi-semblable (!) tout au sud, si frôler les glaciers vous allume : la Patagonie.

Dans le moins frisquet et à saveur d’orient, le Laos pourrait vite vous faire oublier démarreurs à distance et stationnements de centres d’achat.

Ni au sud ni au nord; l’Équateur, en randonnée ou crampons aux pieds selon la durée que vous y consacrerez, pourra lui (!) vous offrir de la neige pour Noël !

Plutôt de type sable ? Ne faites pas les choses à moitié et pensez désert ! Ne faites pas qu’y passer (ou y penser!), et marchez-y pendant dix jours! L’Égypte tombe donc à point ?

Tant qu’à sauter dans l’avion un 26 décembre, se rendre en Himalaya côté Népal pourrait semble-t-il, tourner la page de façon drastiquement intéressante…

Toujours au lendemain de la sainte naissance, vous pourriez mettre le cap sur le Massaï-Mara et les Rwenzoris, quand Kenya et Ouganda riment avec gorilles et chimpanzés.

Moins de temps ? Il y a un Canyon (ou plutôt un « réseau » de canyons !) pas comme les autres, et pas trop loin vers le sud, ou plutôt tout au nord du Mexique, qui ne vous éloignera pas des festivités pour plus de dix jours.

Finalement, voilà bien quelques raisons pour briser la routine et célébrer autrement ! Bonne réflexion…

NDLR : Bien sûr que l’avion pollue. On en est conscient. Mais quand on a dans les trippes ce désir de partir, mieux vaut compenser par de simples et nombreux petits gestes écolos au jour le jour, que de souffrir d’une carence en besoins d’évasion ! Et côté compensations de plus grande envergure, Karavaniers se prépare à adhérer à un programme de réduction des émissions de carbone. On vous revient là-dessus ! Ou encore mieux : À quand les avions hybrides ?!?

Tanzanie – Kilimandjaro et safari:
niveau 4, 17-21 jours, départ le 1er décembre

Patagonie – Un monde de Titans:
niveau 3-4, 14-24 jourrs, départ le 15 déembre

Laos – Lorsque le Mékong est roi:
niveau 2, 22 jours, départ le 15 décembre

Équateur – Sur l’avenue des volcans:
niveau 2+/3/3+, 10-15-19 jours, départ le 20 décembre

Égypte – Bédouins et rois:
niveau 2, 22 jours, départ le 22 décembre

Népal – Everest par deux cols et trois vallées:
niveau 4, 27 jours, départ le 26 décembre

Kenya-Ouganda – Montagnes, mammifères et primates:
niveau 3, 24 jours, départ le 26 décembre

Mexique – Copper canyon:
niveau 3, 10 jours, départ le 26 décembre

Retrouvez la 53e édition du eCourrier >>

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Retour des conférences

6 September, 2007 par Frédéric Germain
Publié dans Général

Elles ne se présentent surtout pas en séances d’information pré-départ pour un voyage en particulier. Ni en longs exposés dignes de thèses de doctorat sur la construction des pyramides. Par exemple…

Par contre, si c’est de nos circuits que vous avez envie d’entendre parler, de notre façon de voyager, de nos valeurs et priorités quand vient le temps de plier bagages, et bien on devrait bien s’entendre ! Et surtout, n’attendez pas nécessairement d’être inscrit à un voyage ou d’avoir déjà arrêté votre idée sur une destination en particulier. On n’est pas méchants ! Et ne serait-ce que pour le p’tit verre de rouge… venez nous dire bonjour !

Cliquez ci-dessous sur la région de votre choix pour voir le calendrier. D’autres régions s’ajouteront à l’hiver, ainsi que de nouvelles conférences!

Montréal / Québec / Gatineau

Les places sont limitées, alors merci de réserver vos places à expeditions@karavaniers.com, ou en téléphonant au (514) 814-3345 / 1-877-477-0799

Nous en profitons également pour annoncer une conférence l’Everest: son histoire et ses légendes présenté par Bob Cantin, un voyageur Karavaniers. Il en est en fait à sa troisième saison de conférences, qui reprendra de plus belle le 28 septembre 2007 de 19h00 à 22h.

Trois belles causes seront parrainées lors de cette soirée, et toutes les recettes seront versées à ces trois organismes qui œuvrent pour les jeunes, soit :

- La Fondation Rose-Alyne Rivard de Lachenaie
- Le Club Plein Air l’Impact de Mascouche
- La Fondation Babu Chirri Sherpa de Katmandou au Népal

Pour plus d’informations >>

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Du kayak sous le soleil

6 September, 2007 par Frédéric Germain
Publié dans Général

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Crédit photo: Frédéric Germain

L’Utah et Baja California : Il serait facile de faire preuve de mauvaise foi et de dire que les Etats-Unis et le nord du Mexique ne font pas très Karavaniers. Mais ce serait malhonnête tant ces endroits sont magiques.

Aller pagayer au soleil ou simplement tentés à l’idée de vous familiariser avec cette embarcation qui vous connecte avec l’onde marine, vous berce, vous apaise…? Il est des eaux qui se prêtent à merveille à cette belle aspiration : les eaux placides d’un lac déserté, posé dans une brèche immense, éclaté en d’innombrables canyons excentriques ; une côte inhabitée, patrouillée par des raies Manta grosses comme des soleils, des bancs de dauphins jouant à saute-moutons et des otaries emberlificotées dans la houle marine?

Quand l’envie de bien vivre et celle de vivre bien se rencontrent et deviennent un voyage…

Utah/Arizona – Lake Powell:
niveau 2+, 9 jours, départs les 1er novembre et 22 décembre

Mexique – Basse Californie:
niveau 2+, 12 jours, départ le 18 octobre

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École de montagne: calendrier 2008 en ligne!

6 September, 2007 par Léopold Laliberté Guy
Publié dans Général

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Crédit photo: Éric Turcotte

Gravir une haute montagne, faire du ski hors-piste sans être enseveli sous une avalanche ou escalader une cascade de glace sont des projets inscrits sur votre liste d’activités hivernales? À chaque sport sa technique! Nos formations offrent une progression rapide et sécuritaire:
http://www.karavaniers.com/hautemontagne/fiches/formations.html

Le calendrier 2008 est en ligne. Surveillez notre nouvelle formation d’escalade mixte et nos propositions de sorties guidées au mont Washington, à Kathadin ou sur quelques-unes des belles plus belles parois de glace du Québec.

Toutes nos formations peuvent être offertes sur mesure : Où vous voulez quand vous voulez?

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Théâtre de montagne!

6 September, 2007 par Frédéric Germain
Publié dans Général

Avec l’alpinisme en toile de fond, métaphore probable du dépassement de soi, la pièce « Conquérant de l’inutile » d’André Frappier met en scène une rencontre émouvante entre un grand-père et son petit-fils.

Judes, qui mène une brillante carrière de comédien en Europe, apprend que son grand-père Fabien est devenu célèbre pour son ascension en solo du Cerro Torre, une montagne de Patagonie. Judes revient au Québec pour revoir son grand-père, qui vit retiré dans Charlevoix. Avec en main le journal de bord où Fabien raconte son ascension, Judes l’amène à revivre cette aventure où s’entremêlent le destin personnel de son grand-père et le destin collectif des Alakalufs, une tribu autochtone de la Terre de Feu en voie de disparition. L’ultime question: survivre ou disparaître? Fabien et Judes, de générations différentes, sorti ront chacun transformé de ce tête-à-tête.

Du 25 septembre au 13 octobre, à la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier.
Infos et réservations : www.theatreduvertige.qc.ca/creations.html
(514) 253-8974 / (514) 790-1245

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Oxygène au Shisha ? À partir de 7000 mètres !

6 September, 2007 par Léopold Laliberté Guy
Publié dans Général

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Crédit photo: Jean-Nicolas Grieco

L’oxygène sera disponible pour l’ascension du Shishapagma mais seulement à partir de 7000mètres, du dernier camp quoi! Juste avant le putsh final, quand le corps ne veut plus subir les effets du manque d’oxygène et que l’esprit rêve d’être ailleurs, refaire le plein d’oxygène pourra faire toute la différence!!!

Notez que l’oxygène sera disponible en tout temps pour des raisons d’urgence et de sécurité. Fixer une limite à 7000 mètres est une décision d’éthique mais reste un grand défi pour ceux qui s’aventurent dans cette ascension. Se rendre à 7000 mètres sans oxygène c’est tout un exploit!

Atteindre 8000 mètres de cette façon, c’est un peu comme faire un jour 10 km de marche et le lendemain sur une lancée, 250km!!! Le défi est de taille! Pas nécessairement impossible mais pour un premier 8000 mètres après tant d’efforts et de sacrifices, il serait dommage de laisser le sommet nous échapper.

Le départ du Shishapagma aura lieu le 3 avril 2008.

Quelle est votre opinion sur la prise d’oxygène en altitude?

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Aconcagua: Deuxième départ

6 September, 2007 par Léopold Laliberté Guy
Publié dans Général

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Crédit photo: Éric Tremblay

Serait-ce l’attrait du plus haut sommet des Amériques ou peut-être cette ville, Mendoza, où les habitants savent si bien vivre La Dolce Vita qui explique le grand intérêt de l’Aconcagua cette année?

Le premier groupe est presque plein, il reste 1 (peut-être 2? ) place. Il y aura un deuxième départ le 22 janvier. L’avantage??? C’est certain qu’il y aura moins de gens sur la montagne et que le climat risque d’être plus stable mais surtout (surtout!!!) ce sera la fin des vendanges dans la belle région vinicole de Mendoza!!!

L’ascension de l’Aconcagua par la Falso de los Polacos n’est pas une ascension technique. L’an passé, les crampons sont mêmes restés dans les sacs! Vous avez déjà marché avec un sac à dos de 40-50lbs, vous savez monter une tente au grand vent et avec des mitaines et vous êtes déterminés, l’Aconcagua pourrait vous voir de près!

Consultez la page de l’Aconcagua pour plus d’informations.

Date de départ (2ìème): 22 janvier
Retour : 13 février

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Une planète – Un choix

6 September, 2007 par Frédéric Germain
Publié dans Général

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Crédit photo: Jean-Nicolas Grieco

Laissez une trace dans l’histoire plutôt que dans l’environnement ! Signez la première pétition publique en faveur du plein air non motorisé.

Karavaniers vous encourage à signer la pétition publique « Une planète – Un choix », parce que nos lacs et rivières, nos forêts et nos montagnes sont irremplaçables. Parce qu’il est urgent de minimiser l’impact de nos loisirs sur l’environnement en favorisant la pratique d’activités de plein air non motorisées. Parce que la Maison Mer et Montagne et ses partenaires ont besoin de votre aide pour continuer leur travail de promotion des activités de plein air non motorisées.

Informations et signature : www.meretmontagne.org

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L’archéologue (Philippe Beaussant)

6 September, 2007 par Pascal Guillaume
Publié dans Sur le bout de la langue

Je comprends, j’ai compris à ce moment pourquoi, à peine Angkok Vat achevé, le Cambodge s’est précipité dans le bouddhisme. Il n’y avait plus rien d’autre à faire après Angkok Vat, que de fermer les yeux, assis sur les anneaux d’un cobra lové, qui vous protégerait comme Çakiamuni de son cou déployé. Ou bien, comme ils l’ont fait, de construire encore le Bayon, de projeter vers le ciel, encore plus haut qu’Angkok Vat, cinquante-deux fois le regard absent du Boddhisatva, d’élever le monument le plus pacifié et le plus désespéré, qui se nie à mesure qu’il s’offre, l’exaspération absurde de l’architecture pour proclamer le néant de tout, l’affirmation délirante de la puissance de l’homme qui bâtit et qui crie aux quatre horizons que rien ne vaut la peine de lever le petit doigt, ni même d’ouvrir les yeux.

Un roman comme une statue khmère. Court, rond, d’une facilité en trompe l’oeil. Le monologue désespéré d’un archéologue qui se souvient. On y passe rapidement sur ses chantiers en Égypte, à Java, à Bali, à Angkor, au son d’un lamento faussement alangui. Peut-être bien que les pierres n’ont jamais été mortes, qu’elles se souviennent qu’on s’était penché sur elles au moment de les faire naître. Et que le monde est une ruine sur lequel on se penche aussi.

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