Archives de juin, 2007

Carte postale - juin 2007

6 juin, 2007 par Pascal Guillaume
Publié dans Carte postale

img_0653_compressee.JPGLe lac Tso Morari au Ladakh (Inde)

Il était donc une fois un lac auquel il manquait un nom. C’est alors que passèrent une très vieille femme et son unique bête de somme. L’animal était mélancolique et touffu. Il appartenait à cette famille étrange qu’on appelle dzo-mo (et, déjà, l’indice est de taille). Il faut surtout savoir qu’il en avait plein les cornes d’entendre les plaintes exaspérantes de sa maîtresse. Toujours est-il que cette fois-là, il n’écouta plus. Il partit droit devant lui. Et la mégère eut beau crier « dzo-mo arrête ! », c’est-à-dire « dzo-mo riri ! » pour les linguistes, il n’arrêta pas. Têtu comme la bourrique qu’il était presque, il se jeta à l’eau et disparut. Sans doute que les autres rirent très fort en écoutant le récit de la pauvre femme puisque la blague s’est répandue. Le lac s’appelait désormais Dzo-mo Riri. Le reste est une question de temps qui passe. Et ce lac aujourd’hui s’appelle Tso Morari.

Quant à la photo et la légende actuelle de l’ondine qui ressort du même lac, c’est une toute autre histoire…

Voyages Karavaniers:
Ladakh - Les derniers nomades - niv. 4 - départs le 30 juin et le 8 septembre
Ladakh - Sur le grand plateau… tibétain! - niv. 4 - départ le 18 septembre

Le bout du monde, vous connaissez ?

6 juin, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Général

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Crédit photo - Anne Bruneau

N’allez pas dire qu’il n’est plus possible de vivre de véritables aventures ! Saviez-vous qu’il existe encore une terra incognita ? Des endroits sur cette terre où si peu de personnes ont voyagé que les récits en faisant la description se comptent sur les doigts d’une demi-main…

Une autre virée en territoire tibétain, pas la première, ni la dernière… Mais la plus aventurière, c’est certain! Exagération ? Vraiment pas !

Nous partons à la fin du mois d’août prochain dans le c½ur insondable du Tibet, là où se languit le lac Dangra, où domine le Mont Targo et où des sentiers inconnus restent à cartographier. Ils sont 20, peut-être 30 occidentaux à avoir posé leur regard sur les espaces pourtant sans limite de cette région des Transhimalayennes. Des montagnes et des vallées si reculées que personne ne s’est donné la peine de les nommer… On en viendrait presque à soupçonner que les surfaces de la Lune et de Mars nous sont plus familières!

Chez Karavaniers, nous appelons ça une Étoile filante : une occasion qui ne se représentera peut-être pas? Le principe de ces Étoiles filantes est aussi que les voyageurs participent à la découverte des contrées sillonnées. En compagnie de Pascal quand même, celui qui, dans la famille karavanière, fut probablement tibétain le plus grand nombre de fois dans ses vies antérieures !

Le mot d’aventure ici n’est pas usurpé. Là où nous allons, les cartes sont blanches…

Tibet - Le bout du monde - niv.3+ - départ le 26 août 2007

Une conférence sur ce voyage aura lieu le 19 juin à Montréal, cliquez ici pour plus d’informations >>

Et un 7000m avec ça?

6 juin, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Général

Il faut le reconnaître, un 8000m, ce n’est pas à la portée de n’importe qui… Alors le Shishapangma, ce ne sera peut-être pas pour le printemps prochain! Car avant d’en arriver là, il vaut mieux en avoir fait, des 6000m et, encore mieux, des 7000m… Ça tombe bien! Nous avons une nouvelle montagne à vous proposer! De quoi vous aguerrir et étoffer votre log-book d’alpiniste en herbe…

Le Nun-Kun est situé au Ladakh, au fin fond du Cachemire indien. Avec le Nun qui culmine à 7135m et son petit frère, le Kun, qui lui gratte le menton à 7077m, ce massif bicéphale offre la possibilité de dépasser des altitudes qui n’existent plus ailleurs. Car ici, on domine l’Aconcagua (6962m), le sommet des Amériques et plus haut pinacle du monde en dehors de ce bourrelé gargantuesque de la Terre : l’Himalaya…

L’un des avantages de cette montagne, c’est qu’elle présente peu de difficultés techniques, comparativement à d’autres 7000m. De plus, elle permet d’acquérir cette expérience himalayenne qui manque à ceux qui, visant toujours un peu plus haut, comprennent qu’il est essentiel de ne pas brûler les étapes avant de s’attaquer à de plus gros morceaux. Quelqu’un a dit Shishapangma?

Ladakh, Nun-Kun - niv.5 - départ en juillet 2008

Une conférence sur nos voyages en haute montagne aura lieu le 27 juin à Montréal.

Shishapangma (8012m)

6 juin, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Général

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Crédit photo - Jean-Nicolas Grieco

Il y a des défis qui sont plus grands que les autres… Faire l’ascension du Shishapangma au Tibet fait partie de ceux-là. Avec ses 8012m, il est le quatorzième sommet le plus élevé de la planète. Il fut aussi le dernier des 8000m à être conquis par l’homme : c’était en 1964. Près de 40 ans plus tard, en septembre 2003, ils n’étaient que 200 à avoir atteint ses cimes enneigées. Et bien que cette montagne soit considérée comme étant l’un des 8000m les plus faciles à grimper, aucun Canadien n’y est encore parvenu à ce jour…

Karavaniers retourne sur les pentes du géant tibétain au printemps prochain. Nous avions déjà tâté la bête à l’occasion d’une première tentative d’ascension en 2004. Et bien qu’ils aient dû rebrousser chemin à 200m du but, les membres de l’expédition et leurs guides, Martin Boiteau et Jean-Nicolas Grieco, avaient vécu cette expérience comme un franc succès.

Mais l’appel du sommet continue à se faire ressentir! Et 4 ans plus tard, nous avons toujours l’espoir d’être à la tête de ce qui deviendra la première expédition canadienne à caresser le crâne du colosse! Voulez-vous être de cette aventure et entrer dans les annales de l’alpinisme canadien et québécois?

Cette ascension sans oxygène s’adresse à des alpinistes confirmés. Une grande expérience d’alpinisme n’est pas seulement recommandable, elle est obligatoire. Car bien que le Shishapangma soit considéré, avec raison, comme étant un 8000m « facile », il reste avant tout… un 8000m! Les exigences que cela représente en termes de connaissances techniques et de préparation physique et mentale sont énormes.

À un an de l’échéance - le départ étant prévu pour le 5 avril 2008 - et en prévision de ce voyage long de 50 jours, il est donc primordial d’entamer cette préparation. Toutes les informations relatives à cette aventure sont maintenant disponibles sur notre site Internet. Il est essentiel de nous contacter au plus tôt pour vous informer sur les conditions de participation.

Tibet - Shishapangma - niv.5 - départ le 5 avril 2008

Une conférence sur ce voyage aura lieu le 27 juin à Montréal, cliquez ici pour plus d’informations >>

À quoi cela sert-il de voyager?

6 juin, 2007 par Matthieu Saillant
Publié dans Éditorial du eCourrier

Si je vous répondais de but en blanc que c’est essentiel, extraordinaire et merveilleux, serais-je vraiment crédible? Après tout, chez Karavaniers, nous ne sommes pas connus pour vendre des savates ni des boulons…

Comme beaucoup de choses en ce monde, le voyage n’a rien d’indispensable. Il y a juste ceux qui voyagent et ceux qui, pour des raisons économiques le plus souvent, mais aussi pour des raisons personnelles, ne le font pas…

Le voyage, qu’il soit migration, exploration ou plaisir, est une réalité humaine. Certains le vivent comme une nécessité existentielle; d?autres, comme une contrainte. Claude Lévi-Strauss ne commençait-il d’ailleurs pas son récit Tristes Tropiques par ces mots?

Je hais les voyages et les explorateurs.

Venant de quelqu’un qui, en son temps, avait voyagé dans les endroits les plus reculés, les plus sauvages et les plus méconnus de la planète, ce genre d’affirmation à de quoi surprendre… Mais c’est un fait, l’ethnologue estimait que les contraintes du voyage entravaient la bonne progression de ses travaux. Quant à l’explorateur, il n’était à ses yeux qu’un « archéologue de l’espace, cherchant vainement à reconstituer l’exotisme à l’aide de parcelles et de débris. »

Il serait vain de justifier, d’argumenter, de disserter et de pérorer sur la nécessité ou la futilité du voyage. Tel le Candide de Voltaire, on pourra sillonner la planète entière en se disant que :

Si nous ne trouvons pas des choses agréables, nous trouverons du moins des choses nouvelles.

Et de conclure notre vie en se rappelant que tout cela est bel et bon, mais qu’il faut cultiver notre jardin…

Mais si ces questions sont dérisoires, celles du « comment voyager » ne peuvent pas l’être. Quand le fond importe peu, la forme prend toute son importance. À ce titre, le voyage n’est pas étranger à l’art : un espace imaginaire où le réel peut trouver un sens, ou au contraire, se définir comme chaos…

Tout cela est-il un peu trop philosophique à votre goût? Désolé mais nous ne vendons pas de savates ni boulons. Et d’ailleurs, nous ne faisons pas que vendre des voyages non plus…

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